YURTAO, la voie de la yourte.

fabriquer et habiter sa yourte, résister et s'engager contre la marchandisation du monde, inventer un nouvel art de vivre.

29 janvier 2007

du rêve à la réalité

Je faisais connaissance avec la texture intime du bois,

ces saisons marquées dans la substance fibreuse,

non pour le brûler cette fois, mais pour l’édifier.

Je rassure donc toutes celles et tous ceux qui, comme moi,

n'ont aucune notion de menuiserie:

la partie bois relève de l'ingéniosité archaique collective

qui a commencé dans les huttes primitives.

hutte_orange

et les abris les plus succints.

hutte_d__corce

Il faut juste retrouver ce bon sens basique

qui consiste à se faire confiance

pour tisser autour de soi le nid dont on a besoin.

Regardez les oiseaux comme ils échaffaudent sans leur bac, sans CAP!

Faire sa maison est instinctif,

mais trop de gens ont intérét à vous faire croire que c'est compliqué et hors de votre portée.

C'est pourquoi la chaise longue est si importante:

repos_en_rose

c'est elle qui mène du réve à la réalité,

via ce qui nous caractérise en tant qu'humain, l'intelligence.

C'est elle qui fait éclore notre créativité

et donne à nos envies suffisament de densité pour les réaliser.

Posté par barbesse à 18:14 - matières à yourtes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

scier avec vue sur la vallée

Après avoir écumé les bibliothèques du département,

photocopiant les images de yourtes dénichées aux  rayons

géographie ou architecture,

j’ai répertorié avec une loupe tous les détails techniques visibles,

puis suis sortie m' allonger sur le tapis d'humus de la forêt

lianes

et, fermant les yeux,

entre deux ravissements de chants d'oiseaux,

j’ai conçu chaque étape de la construction dans ma tête.

chaise_verte

Un copain éleveur de cochons sauvages

venait de nettoyer ses terres l’année précédente :

de longues perches de châtaigniers, séchées au sol,

traînaient dans les fossés défoncés.

Il me permit de les utiliser.

Je les choisissais, les jaugeais, les triais, les sciais,

les élaguais, les épluchais au couteau et les ponçais à la râpe,

au milieu des grognements des sangliers domestiques,

seule avec mes amis chanteurs à qui je répondais des volutes nouvelles,

la haut sur la colline, me délectant du silence,

de la solitude de la forêt, de la vue sur la vallée.

vue_sur_la_vall_e

Posté par barbesse à 17:54 - matières à yourtes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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