Vivre à l'année sous sa yourte en France

constitue un acte politique subversif.

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Le mode d'habitat du peuple,

réglementé par les impératifs capitalistes et libéraux,

se doit de profiter aux nantis qui décident à notre place

où et comment se loger.

Ne pas rentrer dans sa case et n'en plus bouger

pour consommer assis et ligoté à son caisson télévisé

tout ce qu'on peut nous empiffrer,

revient à remettre en cause son HLM si on est prolo,

son lotissement, si on est petit-bourgeois,

ses villas si on est bobo,

son château si on est député,

son immeuble si on est marchand,

ses hôtels si on est banquier,

sa tente de fortune si on est un SDF médiatisé,

et son pont si on est un fou échappé de prison.

Habiter discrètement dans une yourte,

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qu'on a soi-même conçu et construite

avec peu d'empreinte écologique et peu de recours aux spécialistes,

est une démarche holistique autonomisante,

une voie d'intégration de la personne dans son environnement,

où le respect dispute à la sobriété la prime de qualité

du rapport économique à la terre nourricière.

Nous ne sommes plus des assistés infantilisés.

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Cette démarcation du matérialisme ambiant

induit une méfiance des installés,

ceux qui ne veulent surtout pas savoir ce que devient leur merde

et combien d'autres seront empoisonnés par leurs déchets.

Vivre sous yourte implique de réfléchir à son énergie personnelle,

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ses rythmes, à trier ses besoins essentiels,

et forcement à évaluer l'énergie extérieure qu'on va utiliser.

Réfléchir à ses dépenses est subversif,

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puisque dés lors qu'on réfléchit pour soi

en cohérence avec l'état du monde

et qu'on ne se laisse plus conditonner par les pensées préemballées,

l'esprit critique ouvre le champ du possible sous des angles insoupçonnés,

cible

non prévus par les agences de pubs.

Or chez les publicitaires, on trouve plus de gens

qui prostituent leur imaginaire au service du profit

que de véritables inventeurs d'images.

Quand l'imagerie commerciale envahit nos trottoirs et nos campagnes,

où est-il encore possible de réaliser nos rêves de simplicité et d'harmonie?

C'est pourquoi les yurtaoistes se retrouvent sur bien des fronts sociaux,

et pas seulement sur ceux de la précarité.

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Nous denoncons par notre seul style de vie,

par notre doute ontologique sur la croissance infinie de la production

sur une planéte de finitude,

l'impasse du toujours plus, et, dans nos temps libres,

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préférons nous impliquer dans des résistances citoyennes

que de consommer une culture préformatée.

Résistances contre le hold up du vivant par les multinationales agroalimentaires,

résistances contre l'expropriation de toutes les terres par les propriétaires,

résistances contre la privatisation des espaces et des services publics,

résistances contre le génocide des plus faibles,

résistances contre la pollution industrielle,

résistance contre l'envahissement publicitaire....

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Pour tous ceux qui ralent dans les chaumières

et se sentent impuissants devant l'ampleur de la tache,

tous ceux qui se tassent et dépriment dans leurs coins

à coups de clops et de cannettes,

tous ceux qui désespèrent de pouvoir participer à la refondation du monde,

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       la désobeissance civile

offre une voie de légitime réponse!

 

On peut troquer librement, s' enchainer sur le passage des pollueurs,

bloguer, faire des sittings, squatter, faucher, barbouiller!

Réapproprions-nous l'imaginaire collectif en refusant

l'envahissement et le harcellement publicitaire!

Mais s'il ne suffit plus de rouler à vélo

et d'interdire sa boite aux lettres à la loghorrée consumériste,

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on peut, d'un pas décidé, prendre nos responsabilités de citoyens

et entrer en action par des moyens non -violents.

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Aller BARB.....

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BOUILLER....

trop

BARBOUILLER!!!!

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