19 juillet 2007
l'ignoble massacre de la Picharlerie
Ce que les Nazis n'avaient pas réussi à faire,
les chars d'assauts de Sarko l'ont fait.
Voici un texte des habitants de la Picharlerie:
Mercredi 11 juillet, la Picharlerie a été expulsée et totalement rasée. Cette maison, perchée dans les montagnes cévenoles du Sud-Lozère, était squattée depuis le printemps 2002. Située sur la commune de Moissac-Vallée-Française, elle avait été abandonnée dans les années 1930 par ses derniers habitants, dans un contexte général d'exode rural. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Picharlerie connut un second souffle. L'endroit, comme d'autres fermes perdues dans cette végétation de maquis, se prêtait à merveille à la résistance à l'occupant nazi et ses supplétifs français. Un maquis-école y fut fondé. Entre 1943 et le printemps 1944, de nombreux « bandits », comme on les appelait alors, s'y retrouvèrent : des réfractaires au STO, de très jeunes combattants, des antifascistes allemands, et bien d'autres. Des membres du maquis Bir-Hakeim, en grande partie liquidé sur le causse Méjean avec l'étroite collaboration du préfet de Lozère Roger Dutruch, s'abritèrent également à la Picharlerie. En avril 1944, depuis la crête de Saint-Etienne-Vallée-Française, les nazis et les forces collaborationnistes attaquèrent ce flanc de montagne. Le Ginestas, maison toute proche de la Picharlerie, porte encore les marques de tirs d'artillerie lourde. A nouveau, le lieu sombra dans l'abandon. Un incendie ravageur au cours de l'été 1976 paracheva l'œuvre du temps. Ce sont des ruines à peine visibles sous la végétation, - sans un toit, avec des arbres poussant dans les murs et de nombreux bancels effondrés -, que nous avons trouvées au printemps 2002. Nourris, comme d'autres avant nous, d'un esprit de résistance à l'air du temps, nous avons décidé à quelques-un/es d'occuper le lieu et de le réhabiliter avec les moyens du bord, d'y faire des jardins, d'en dégager les fruitiers asphyxiés, d'y poser des ruches,...Chacun put voir se redessiner la maison et ses terrasses à travers la dense canopée. Nous avons entrepris de multiples travaux, aidés par le réseau d'amis et de camarades tissé dans d'autres lieux, au cours d'autres expériences, mais aussi, très vite, par des voisins et habitants de la vallée. Beaucoup sont devenus des habitués de la Picharlerie renaissante et de ses rendez-vous : chantiers collectifs, projections cinéma en plein air, soirées pizza, bibliothèque et fanzinothèque, etc. Des personnes d'horizons et d'origines variés se sont croisées. Le lieu est devenu un endroit de partage, de mélange, certes en marge des réseaux existant en Vallée-Française, mais très riche pour ses occupant/es et tous ceux qui y montaient, bravant plusieurs kilomètres de piste accidentée. La Picharlerie occupée était connue de dizaines de personnes, bien au-delà des frontières de l'Hexagone, animées la plupart par un esprit de contestation du meilleur des mondes qu'on veut nous faire avaler. Un monde morne, toxique, pétri d'inégalités, de guerres « chirurgicales » et d'opérations policières à tout bout de champ ; un monde glissant sûrement vers une société de contrôle total où ceux qui ne rentrent pas dans le rang sont des terroristes potentiels, et où ceux qui possèdent tout ont toujours raison. C'est sans doute mus par cette dynamique globale de répression que le préfet de Lozère, la mairie de Moissac et le propriétaire n'ont pas lésiné sur les moyens pour se débarrasser des affreux trublions que nous sommes. Après un premier procès à l'issue duquel, en mars 2007, le pasteur Freddy Dhombres est débouté de sa plainte – n'ayant pu fonder ses accusations contre les deux personnes assignées -, une seconde procédure est engagée, expéditive celle-là. En trois semaines à peine, sans que nous soyons au courant, l'expulsion des occupants est prononcée et organisée depuis Mende. Et c'est fort de son droit de propriétaire que le pasteur, dans une action menée tambour battant par les représentants de l'Etat, a demandé que soit rasé la maison, réduisant à un tas de décombres fumants plusieurs siècles d'histoire, un haut lieu de résistance, et un lieu notoire d'habitat et d'activités. Le Préfet proposait, outre le tracto-pelle, la dynamite, ou bien de faire murer la maison. Ensemble ils ont choisi le bulldozer, symbole d'une politique de guerre bien connue, plutôt que de courir le risque que l'endroit serve à nouveau de refuge, à nous ou à d'autres. Un engin est réquisitionné pour l'occasion, et son propriétaire prévenu quelques jours à l'avance. Lui aussi aurait pu refuser cette sale besogne... Le mercredi 11 juillet, au petit matin, les forces de l'ordre se déploient en grand nombre dans la Vallée-Française, quadrillant les routes et contrôlant les différents points d'accès à la Picharlerie (Moissac, Sainte-Croix, Saint-Etienne, Saint-Martin de Lansuscle). Tout au long de la journée, de nombreuses personnes et des véhicules se font contrôler dans la vallée. En outre, les ondes sont brouillées dans le secteur, empêchant les communications de téléphones portables - le but manifeste de ces différentes opérations étant d'empêcher tout mouvement de solidarité. Pendant ce temps, 7 fourgonnettes de gendarmes, des motards et un engin de destruction massif montent là-haut et entreprennent de tout raser (clède, four à pain, magnanerie, etc.). Il ne reste plus des bâtiments qu'un tas de pierres de 50 mètres de long sur quelques mètres de large. La maison de la Picharlerie est aujourd'hui rayée des cartes. Dès le lendemain, la solidarité s'organise. Un chantier a lieu afin de sortir des gravats quelques affaires. Des personnes affluent, nous témoignant sous des formes multiples leur sympathie. Dans la vallée, c'est l'émoi et l'incompréhension. En plus d'avoir délogé des squatters, ils ont rasé un lieu de mémoire. Des élus s'en mêlent ; des anciens crient leur indignation : on a détruit une partie de leur passé. Et elle est bien dans l'air du temps, cette politique de table rase du passé. En finir avec Mai 68, bien sûr, mais aussi avec tout ce qui rappelle que des hommes et des femmes se sont battus et se battront pour une certaine idée de la liberté, contre l'oppression, quelle qu'en soit la couleur ou la patrie. L'armée de l'ombre, après tout, n'était pour beaucoup à l'époque qu'un ramassis de terroristes... Pour une partie de la population locale, cet acte ignoble est bien compris comme le signe avant-coureur d'une accélération de la répression. Cette opération est le signal fort d'une détermination à écraser toute forme de contestation radicale, et plus largement tout ce qui déborde du cadre bien réglé des institutions. Le squat est pour nous une critique en acte des inepties de ce monde : ici comme en zone urbaine, des logements, des terres sont laissés en friche et dépérissent. Hormis la période du maquis, cela faisait plus de 70 ans que la Picharlerie était désertée et inculte. Il en est de même pour la Carrière, maison occupée de 2001 à 2003, puis expulsée. Son propriétaire n'en a jamais rien fait et n'en fera jamais rien. La Carrière s'effondre lentement ; elle disparaîtra un jour. Freddy Dhombres, obscurantiste pour le coup, a choisi quant à lui de voir la Picharlerie rasée et morte, plutôt qu'occupée et vivante. Et c'est conforme à l'ordre des choses, car il a la légitimité sacrée que lui confèrent ses titres de propriété, aussi vides et stériles soient-ils. Nous avons, contre cette raison absurde et contre la loi qui la garde, choisi de remonter ces ruines et d'en travailler les bancels, comme ce fut fait pendant des siècles sur ce flanc de montagne. Ainsi nous nous sommes appropriés des savoir-faire, des connaissances et un rapport aux choses qui font grincer les rouages implacables de cette société marchande. Une telle opération de police et de destruction est aussi symbolique d'un rapport de forces qu'on veut nous faire éprouver jusqu'ici, dans des zones jusqu'alors quelque peu épargnées par le vent brutal de réaction qui balaie le pays et les esprits. Dans cette logique, les squatters sont bien sûr les premières cibles, les plus aptes à cristalliser un consensus contre eux. Mais de nombreux habitants se sentent désormais concernés. Car l'offensive vise progressivement mais sûrement toutes les formes d'habitat hors-norme ou précaires, et toutes les formes de vie dites "alternatives", aussi protégées se sentent-elles par des bribes de légalité. A quand les pelleteuses qui rasent les cabanes, les services sociaux qui enlèvent leurs enfants aux parents, les expulsions pour manquement à la raison sanitaire et à l'harmonie paysagère de dépliant touristique, les petits fascistes locaux qui mettent le feu aux habitations, ... ? Ces pratiques existent déjà, ici ou ailleurs. Elles pourraient bien se généraliser et devenir la règle. La lutte contre la cabanisation n'est plus cantonnée aux Pyrénées-Orientales ; des documents concernent le littoral du Languedoc-Roussillon, peut-être d'autres régions ou départements. Hormis la question de l'habitat et de l'usage des terres, c'est toute la politique de mise au pas d'une partie de la population qui s'affiche avec fracas à travers ce piteux exploit. Certains trépignent sans doute de joie à l'idée que soient passées au karcher les montagnes. Les laisserons-nous faire ? Rentrerons-nous dans le rang, à force de pressions et de résignation, de sentiment d'impuissance face aux multiples offensives contre le désir de liberté qui nous anime, non pas cette liberté vendue par les agents de voyage ou accolée aux forfaits de téléphonie, mais celle qui fait courir les êtres à travers les siècles ?
accusations d'insalubrité
Avant de partir soutenir les camarades dont le lieu de vie en Cevennes vient d'être rasé par un bull dozer et des escadrons de gendarmes, je vous communique ma réponse aux attaques dont le camp de yourtes fait l'objet.
Le 18 Juillet 2007,
Monsieur le Sénateur,
Aprés avoir été convoquée par Mr le Maire,
à qui vous avez envoyé des courriers concernant le camp de yourtes, je m'étonne que vous ne m'ayez pas contacté directement pour me faire part de vos objections, puisque vous êtes mon voisin.
Je crains donc de ne pas être à vos yeux une interlocutrice respectable puisque vous préferez agir à mon insu.
Malgré cette disqualification, discriminatoire d'emblée, je me permets de vous présenter mes arguments concernant votre accusation d'insalubrité et de dégradation du paysage par le camp de yourtes.
Comme vous avez pu le constater, de plus de deux ans, ce terrain vis-à-vis de votre bureau est entretenu régulièrement. Aucune circulation ni stationnement de véhicules ne vient enlaidir le chemin, puisque le choix de l'association Demeures Nomades est de s'engager dans un pacte écologique cohérent excluant le maximum de pollution à sa source.
Cette association, qui soutient ce lieu, a pour but de privilégier la qualité environnementale et le respect de la planète, en prenant soin de minimiser l'impact écologique de nos modes de production et de consommation, et donc de l'habitat et de nos moyens de transports. En conséquence, aucun véhicule polluant n'encombre ni le paysage ni le chemin.
Je pense que ce langage ne peut vous être totalement étranger puisque vous avez créé vous-même une association s'occupant d'énergies renouvelables.
C'est pourquoi je m'étonne de votre démarche agressive alors qu'il me semble que les buts de notre association pourraient tout à fait être complémentaires des buts de la vôtre.
Vous n'êtes pas sans avoir remarqué que le lieu que nous avons investi en 2004 en face de chez vous était à l'abandon depuis plusieurs décennies, jamais nettoyé, ni débroussaillé, et donc beaucoup plus dangereux question incendie que le terrain actuel dégagé et entretenu.
Je remarque par ailleurs que vous êtes propriétaire de la parcelle avoisinante, qui déborde de ronces, et sur laquelle un voisin accumule gravats et caillasses pointues depuis de nombreuses années, parcelle dont l'abscence d'entretien et le débordemenent anarchique sur la voie communale sont étonnants de la part d'une personne bien au fait des lois qui se préocuppe des dangers que la négligence de certains particuliers font encourir à la collectivité.
Je pense donc que votre accusation de mise en danger n'est pas recevable.
Pour ce qui concerne l'insalubrité, ce sujet mérite un argumentaire très sérieux tant il est effectivement grave et important.
Le camp de yourtes n'est pas alimenté en eau.
Nous avons estimé jusqu'à présent que la meilleure prévention à la pollution de l'eau se trouve en amont, à savoir une réduction drastique de consommation, afin de pouvoir partager ce bien précieux avec les deux milliards d'êtres humains qui n'ont pas accès actuellement à l'eau potable.
Le peu d'eau utilisée sur le camp provient du siège de l'Association Demeures Nomades, disposant d'un compteur d'eau normal, situé à 200 mètres, et elle est transportée à pied en bidons.
C'est notre façon à nous d'être solidaires des millions de femmes et d'enfants qui, de par le monde, transportent quotidiennement de l'eau sur leur tête ou leurs épaules, et c'est aussi un moyen pédagogique formidable pour faire prendre conscience à nos membres et sympathisants quels sont les enjeux liés à l'eau, en commençant par nous faire réfléchir à nos excès de consommations.
Donc point de vaisselle sur le camp, ni de lessives, point de douche, pas de piscine, pas de lavage de voitures, et même pas d'arrosage de cultures.
Donc, où se trouve le besoin d'assainissement???
Dans les toilettes me répondrez vous, à juste titre.
Nous avons donc opté pour des toilettes sèches, dites toilettes écologiques ou toilettes sans eau.
Ces toilettes utilisées couramment par plus d'un milliard de Chinois sont encore peu connues et pratiquées en France, sauf dans les milieux écologiques, en raison apparemment du tabou qui touche les matières fécales dans notre pays, tabou qui n'a pas cet ampleur sur d'autres continents.
Pourtant la toilette sèche est de loin, et de très loin, la démarche quotidienne la plus efficace pour la protection de l'environnement.
" La toilette sèche, aussi appelée toilette à compost ou toilette à litière (sèche), est une latrine qui n'utilise pas d'eau et permet de récupérer les excréments pour en faire du compost.
Ce système de toilette évite toute pollution de l'eau en eaux usées. Il consiste à mélanger aux matières organiques (selles et urine) et au papier, un broyat de végétaux secs tels que des copeaux, de la sciure de bois et/ou de la cendre, de façon à obtenir un équilibre carbone/azote dans le mélange. Il fonctionne sans dégagement d'odeur si on prend soin de recouvrir les matières fécales d'un broyat qui bloque la fermentation anaérobie et permet le démarrage du compostage.
De temps à autre, selon la fréquentation, le seau recueillant les féces et la sciure est vidé sur un tas de compost. Une toilette sèche exige de disposer d'un emplacement d'environ un mètre carré par personne où déverser le contenu de la toilette pour assurer son compostage. Le compost peut ensuite être utilisé pour fertiliser un jardin. S'il est réalisé dans de bonnes conditions (longue période de maturation, disparition des germes microbiens pathogènes), il peut aussi servir pour engraisser un potager.
L'intérêt de la toilette sèche, outre le fait de recycler en compost des matières qui habituellement sont rejetées à l'égout et nécessitent des opérations d'épuration des eaux usées, est aussi de ne pas utiliser d'eau du tout. Dans les pays occidentaux, environ 35% à 40% de l'eau potable passe à l'égout, principalement dans les zones urbanisées, la fosse septique étant plus courante dans les zones rurales. L'usage en est extrêmement simple et devient naturel en très peu de temps. Des toilettes sèches adaptées pour des festivals regroupant plusieurs dizaines de milliers de visiteurs ont été testées positivement ; il faut prévoir des panneaux explicatifs et un peu de surveillance.
Respect du cycle de l'eau : la toilette sèche comme alternative à la chasse-d'eau, évite le gaspillage de dix à douze litres d'eau potable à chaque utilisation, volume qui doit ensuite être traité pour être réintégré dans la nature ou être réutilisé. La charge des stations d'épuration s'en trouve d'autant diminuée, ainsi que la pollution des rivières en raison des limites de l'épuration ou de ses défaillances. La consommation d'eau par les toilettes est environ le tiers de la consommation d'un ménage.
La constitution d'un amendement à partir des déjections permettant de restituer à la terre les éléments qu'on en a retiré. Ceux qui cultivent un jardin, trouve directement un emploi à leur compost, sinon un voisin jardinier ou cultivateur pourra en tirer parti.
Tous les problèmes relatifs à l'eau dans le monde trouvent leur origine dans la mauvaise gestion de la biomasse: la soustraction de la biomasse fécale d'origine humaine, matière organique détruite et non réintroduite dans le cycle de formation de la matière humique des sols est une perte grave pour la biosphère.
Construction : aucun investissement en plomberie et sanitaires ; une toilette sèche peut être réalisée simplement avec un peu de bricolage et adaptée aux goûts de chacun, aménagée en n'importe quelle pièce, vue l'absence d'odeur.
Peu d'entretien en comparaison de celui d'une toilette à chasse d'eau, sans parler de celui de la fosse septique éventuelle.
La répugnance à l'égard des déjections et la généralisation des toilettes à chasse d'eau freine l'adoption de ce procédé simple et respectueux de l'environnement.
En Suède par exemple, plusieurs programmes pilotes existent dans de petites villes. Les excréments sont compostés pour un usage agricole ou ménager, et produisent du gaz par méthanisation. En effet, la fermentation d'une certaine quantité d'excréments est apte à produire suffisamment de méthane pour un usage domestique (chauffage, cuisson…) ainsi que de l'électricité avec un mini-générateur.
En France, des toilettes à compost ont été mises à la disposition d'environ 30 000 visiteurs les 20, 21 et 22 février 2004 lors du salon écologique Primevère à Lyon "
Nous utilisons de la sciure en provenance des entreprises de bois de notre ville, qui sont ravies de se débarrasser de ces déchets encombrants dont elles ne savent plus que faire.
Je souhaite vivement que la lecture de ces informations vous rassure quand à une éventuelle insalubrité de nos pratiques, et que vous compreniez que non seulement ces toilettes sont saines et économiques pour la terre et les humains, mais que surtout elles sont un des élements de simplicité et de fonctionnalité dont l'avenir a tant besoin pour la gestion harmonieuse et respectueuse de la planète.
Troisième point, accusation sur l'atteinte au paysage.
Ayant pris connaissance de ces allégations, beaucoup de personnes connaissant les yourtes en ont été très choquées.
En effet, de nombreuses personnes de France et de l'étranger se déplacent de loin pour venir admirer ces yourtes qu'elles considèrent comme oeuvres d'art, et ne tarissent pas d'éloges sur leur beauté et leur délicate insertion dans le paysage.
Je vous convie donc à venir les voir de plus près et à y pénétrer afin de vérifier par vous-même le charme de ces tentes originaires d'Asie et plus particulièrement de Mongolie, tentes à la tradition millénaire qui abritent toujours des populations entières à travers le monde et sont classées patrimoine mondial de l'Unesco.
Ce mode d'habitat est si profondement respectueux de la nature et de la culture des peuples que seule la malveillance liée à de veules intérêts aveugles peut amener à les dénigrer et vouloir les faire disparaître du paysage Français.
Vous ne devriez pas être sans savoir non plus que de nombreux campings, gîtes ruraux, villages de vacances, festivals, ont inclus dans leurs offres touristiques des propositions d'hébergements culturels sous yourtes, qui attirent de plus en plus de vacanciers désireux d'authencité et d'harmonie.
Je considère donc cette accusation de mauvaise foi tout à fait déplacée.
Avant de conclure, je voudrais porter votre attention sur ce qui me tient le plus à coeur, le caractère social et populaire de nos initiatives au Cantoyourte.
En effet, des réunions conviviales et culturelles s'y tiennent régulièrement réunissant membres d'associations locales (telles que les Ateliers Collectifs), voisins du quartier, jeunes et vieux, dans une ambiance fraternelle.
Cette dynamique impulse un souffle nouveau à un quartier qui en a bien besoin, créant de nouvelles solidarités, favorisant le lien social et donc la cohésion de notre tissu social.
Il me semble important que des lieux d'initiative populaire tels que celui-ci, qui répondent à un besoin de la population locale, soient soutenus et même encouragés par les pouvoirs publics et les élus.
.C'est pourquoi j'espère que vous répondrez à notre invitation prochaine de venir visiter les yourtes et partager avec nous le verre de l'amitié.
Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, mes salutations distinguées.














