15 mars 2008
Attaques judiciaires et policières contre les yourtes en cevennes!
Depuis quelques temps, les attaques contre les yourtes en Cevennes se multiplient, de manière totalement illégales, sous formes d'intimidations, de pressions, de menaces et d'accusations prenant le droit et la justice à contribution. Le DDE ne supporte pas que des personnes et des familles puissent échapper à leur permission de vivre sous toit conforme et, parfois avec l'aide de maires ou de voisins malintentionnés, cette administration assigne en justice des habitants de yourtes sous prétexte de « construction illégale ».
Or je l'ai déjà dit et redit dans ce blog, les yourtes ne sont pas soumises au permis de construire, étant des tentes.
Voir à ce sujet l'article: "réglementation d'implantation des yourtes" en cliquant là:
http://yurtao.canalblog.com/archives/2007/07/17/5639728.html
La DDE le sait parfaitement puisque que, quand elle a fait pression sur mon maire pour me mettre sous leur joug, je leur ai répondu avec le texte officiel du ministre répondant à mon sénateur voisin. Celui ci, gêné par la floraison, qualifié d'envahissement, de ces zébres sans foi ni loi qui osent abriter leurs vies dans des toiles « insalubres », n'a pas hésité, bien que socialiste, à prendre le parti des plus nantis et des plus forts, le parti de la répression et de l'expulsion.......
Aprés tout, qu'est ce que c'est que ces émigrés de l'intérieur qui débarquent dans nos campagnes avec leur petit spinnaker pour toute fondation?? Des allumés? Des extra-terrestres? Des étrangers, c'est sûr, dangereux, faut les renvoyer chez eux.... Le problème c'est que chez eux, c'est la France...Et ils ont le toupet de revendiquer, en plus d'habiter sans permis, le droit de s'installer et de cultiver les terres incultes par dessus le marché.... Faut les arréter, car les bourgeois humanistes risquent de copiner tôt ou tard avec eux, et donc c'est toute la croissance économique du pays qui risque d'être menaçée.
La DDE est parfaitement au courant de la loi et du vide juridique concernant les yourtes, vide que certains préfets, armés des aides délatoires d'institutions de première nécessité telle que la CAF ou EDF, ont comblé, en prenant des décrets leur permettant d'employer la force publique contre ce peuple de yourteurs, des gens trop fiers osant assumer leur précarité. Qu'ils aillent s'accumuler à Paris avec les SDF, des associations caritatives les prendront en charge et on fera jouer la charité publique pour ces pauvres malheureux, mais de grâce épargnez à tous ceux qui triment dans des hiérarchies harcelantes de se sentir trop lourds tout à coup, et effroyablement menacés et stressés par de simples tentes posées au bout du monde!
La DDE entend exploiter en Cevennes ce vide juridique à son bénéfice, en accusant les yourtes d'illégalité, celles-ci échappant naturellement à une corporation habituée à toutes les courbettes pour l'obtention d'un permis de construire. Or les yourteurs ne fréquentent pas la cour du château DDE car ils ne supportent pas les murs de béton et les remparts. Et ils n'ont aucune propension à se laisser séduire par les sirénes des cours royales, car non seulement ils pratiquent la décentralisation à outrance, mais en plus ils se suffisent à eux-mêmes!
Convocation au tribunal et proçés, c'est ce qui est arrivé à Alain, ce qui me serait arrivé si je n'avais pas répondu par l'article du 7 Décembre 2007 intitulé "législation yourtes encore!" (un clik là:http://http://yurtao.canalblog.com/archives/2007/12/07/7156130.html)
et c'est ce qui arrive à Eric, pourtant installé sans fondations sur son propre terrain depuis dejà pas mal de temps. La DDE, d'une mauvaise foi exemplaire, a fait un rapport contre la yourte d'Eric truffé d'erreurs et de fautes, rapport heureusement contré par celui des gendarmes, qui n'ont pas trouvé de délinquants patentés sous les yourtes.
Ne laissons pas la DDE détourner la loi à sa convenance!
Stoppons ces procés malveillants et illégaux
en nous unissant et nous structurant!
Communiqué d'un Collectif en Cévennes, à faire circuler
collectifencevennes@no-log.org Rassemblement à Mende le 20 mars
Aujourd’hui, c’est un fait, tout le monde n’habite
pas dans un pavillon ou un hôtel particulier.
Si beaucoup vivent dans des tours
HLM ou autres, d’aucuns choisissent d’élire domicile
dans des habitats aussi divers que variés,
hésitant même parfois, devant le choix
que leur offre une imagination débridée...
Alors, yourte, maison en paille, cabane en bois, grotte, roulotte, tipi, maison berlin/mouygues, etc., peu importe, tant qu’on y est bien. Sachant que le choix de l’habitat reflète aussi un choix écologique et social. Cependant, certains habitats se voient menacés de démolition au nom de la loi.
C’est le cas d’Eric, convoqué au tribunal correctionnel de Mende le 20 mars 2007, à 14h, pour construction illégale d’un « habitat familial de type yourte » (dixit le tribunal pénal de Mende).
Au-delà de ce procès, se pose de façon évidente - à travers la question de l’habitat - le rapport au droit et à la loi. Comment réagir pour pouvoir vivre dans le style qui nous sied, là où la place est libre ? Quels moyens utiliser - politique, juridique... ? Comment créer un rapport de force social, humain, politique, pour y arriver ?
Sont invités à le soutenir, par leur présence ce jour-là, à partir de midi, tous ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec l’attaque judiciaire et policière contre les auto-constructions. Il serait bon d’entamer une réflexion, chacun, chacune, sur les moyens de résistances à mettre en place afin que les lois cessent d’être des obstacles à la réalisation de nos rêves.
Depuis de nombreuses années déjà, en ville comme à la campagne, face à la nécessité de se loger et de gagner un peu d’autonomie, une partie de la population, souvent jeune, précarisée et en rupture avec le modèle dominant de la « vie moderne » (pauvreté, concurrence effrénée, marchandisation de tous les aspects de la vie, individualisme, solitude...), met en place selon ses choix et ses moyens de nouvelles formes d’habitat.
Squats, camions, cabanes, yourtes, tipis..., que cela procède d’une volonté militante ou de la simple nécéssité de survivre, ces formes d’habitat se trouvent confrontées aux normes, aux lois et aux intérêts qui régissent une société où seuls les profits comptent.
Les sociétés immobilières en ville, la promotion du tourisme dans les zones de moyenne montagne jugées insuffisament rentables pour l’agriculture industrialisée, exigent des centre-villes propres et des campagnes aseptisées de toute population pauvre, dangereuse, qui fait tache et gêne le buisness.
Le plan consiste à parquer cette population aux lieux de la mise au ban. Ces zones sub-urbaines dénommées banlieues, quartiers quadrillés par la BAC et les CRS où il ne lui reste plus qu’à ronger son RMI, son chômedu, son salaire de misère et à remplir les prisons.
Les Cévennes n’échappent pas à cette réalité ; le foncier flambe, les forêts aussi, faute de paysans, et les seuls axes de développement prévus tournent autour du tourisme et du télétravail. Les normes, les contraintes administratives, le prix de la terre, tuent la petite paysannerie basée sur une économie d’autosuffisance. L’Etat, fer de lance des intérêts privés, se charge de faire le ménage (au Karcher ou au bulldozer) de toute population « indésirable ».
Cet été c’était le squat de la Picharlerie qui était évacué manu militari puis rasé sur ordre du préfet. Aujourd’hui, changement de stratégie : Eric est propriétaire de son terrain, l’Etat passe donc par les tribunaux pour faire pression sur ce « terroriste » constructeur de yourte.
Ailleurs, toujours dans les Cévennes, c’est encore la préfecture qui fait directement pression sur un propriétaire privé (trop laxiste ?) pour lui faire engager des procédures judiciaires contre des squatters...
Nous sommes aujourd’hui de plus en plus nombreuses et nombreux, ici, comme ailleurs, à refuser ces pratiques et la société qui les justifie.
Squatters ou propriétaires de notre terrain, paysans (qui vit du pays et au pays) avec ou sans statut, simple habitant, ou nomade de passage ; c’est collectivement, sur la base de pratiques concrètes, solidaires, et autogérées que nous nous opposons et que nous continuerons à nous opposer au meilleur des mondes qu’on nous fabrique et qu’on nous vend ...
Soyons présents
au tribunal correctionnel de Mende,
le 20 mars 2007 à 14h,
en solidarité avec Eric,
convoqué pour construction illégale
d’un « habitat familial de type yourte ».
INFOS sur le DROIT des yourtes en France.
Commentaires
Je ne pourrai pas être là, mais je suis de tout coeur avec vous,
bon courage
émilie
Hors la loi...
J'aimerais bien venir...Je vais voir ce que je peux faire !
J'ai découvert votre blog il y a quelques semaines, très juste, bon, beau aussi.Toutes les photos sont superbes... Et les Yourtes magnifiques... Que faire pour vous aider dans vos justes revendications?
Peut-on écrire quelque part, et où pour soutenir Eric?
Bon courage à tous et merci de partager votre vie et votre combat si simplement
J'arrive trop tard, et j'habite trop loin mais si tu as besoin de moi, je suis là.... même si j'habite un pavillon (lol)!
nous voulons utiliser une yourte pour une association
avons nous le droit ,et la dde a t'elle le droit de nous interdire
doit on demander l'autorisation a la dde
merci votre reponse
jean luc
hello
Hello.
J'ai besoin de forêt, de silence, de nature. Je me tiens éloigné de ce monde matérialiste pour vibrer des ondes d'amour de la terre. C'est vital pour moi. Je découvre la Yourte et cela semble une solution de vie pour moi. J'aimerais savoir comment faire. J'habite dans les Ardennes....
Si quelqu'un me répond à mon adresse, j'en serais heureux.
initiation au yourte
je viens d'acquerir un terrain dans le département 66 et j'aimerais savoir si je peux installer ma yourte sur mon terrain pour une durée de moins de 3 mois? Dans l'attente d'une réponse je vous en remercie par avance. salutations.
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