16 avril 2008
activisme pro-golf en cevennes
Communiqué de presse:
Rébellion activiste dans un petit village cevenol.
Le réseau de vigilance citoyenne des Cevennes a été alerté Samedi dernier d'une action directe non violente communaliste se déroulant dans un village d'irréductibles cevenols.
Ce village, habité uniquement par des Français réguliers de souche, a refusé le passage à des personnes d'origine étrangère, par ailleurs ouvriers agricoles.
La brigade de vigilance a donc du intervenir pour libérer le passage.
Les protagonistes
Les habitants du village,
conduits par leur maire, avec l'assentiment tacite du préfet,
ont décidés de s'auto-organiser pour pallier au laxisme
de la police locale sur les problèmes de défense de l'identité régionale.
Ils se sont donc constitués en service d'ordre civique spontané,
afin de défendre les frontières de leur commune.
Un couple d'origine étrangère
avait été hébergé au pair dans plusieurs familles
d'exploitants agricoles du village.
Au bout de quelques mois de travail bénévole à différents postes,
en particulier pour nettoyer de grandes surfaces en vue
d'un projet d'aéroport pour desservir le golf prévu sur ces champs,
profitant ainsi d'une formation professionnelle gratuite
en tant qu'ouvriers polyvalents,
le couple émit la revendication ingrate de rapatrier
leurs enfants en bas âge au village.
Or la commune ne doit l'équilibre de son budget que grâce
aux heures supplèmentaires de ceux qui travaillent toujours plus
dans les champs: l'arrivée de quelques improductifs
mettraient en péril l'intégrité de tous.
Le regroupement familial d'une communauté étrangère
est un facteur bien connu générateur de risques
supplémentaires pour l'identité communale.
Suite au refus légitime à leur revendication,
le couple d'étrangers a trahi la générosité de ses bienfaiteurs
en dénoncant auprés des écologistes le projet du maire,
par ailleurs grand propriétaire terrien,
de faire construire un golf dans la vallée.
Le conseil municipal a alors décidé en session extraordinaire
le congé définitif de ces personnes.
Expulsé à l'amiable, le couple n'a cependant pas eu le temps
de faire ses valises et s'est retrouvée à la rue les mains vides.
Recueilli dans un foyer d'hébergement temporaire,
assisté par un réseau d'aide humanitaire,
quelques semaines plus tard,
le couple d'immigrés avertit le maire,
par lettre recommandée avec accusé de réception,
de son intention de venir récupérer les affaires personnelles
restées dans la maison de leur employeur.
Les faits:
Le maire informe ses administrés de l'invasion imminente
d' étrangers sur le territoire communal.
Unanimement, les habitants décident alors
de faire barrage à leur passage
en s'enchaînant à leurs maison et leurs clôtures.
Les immigrés arrivent en voiture le matin
et doivent stopper devant le blocage,
en plein milieu de la route,
obstacle humain constitué de villageois
encastrés les uns aux autres,
menottés et sanglés dans des tubes de gouttière....
Des slogans comme « La commune aux communards! »
et « pas d'étrangers dans le golf » fusent!
L'ouvrier agricole immigré tente d'engager en vain
une négociation
en réclamant le passage libre sur la voie communale.
Mais ils doivent constater le fort embrigadement
et l'organisation musclée des habitants,
qui ont du être entraînés par des activistes extrémistes,
probablement fondamentalistes,
les techniques d'enchaînement se révélant
hautement sophistiquées.
Le couple d'immigrés se décide alors à appeler
la brigade de vigilance citoyenne de la région,
brigade au service des droits de l'homme,
pour une intervention urgente.
Quelques minutes aprés arrivent en même temps les médias,
la brigade civique privée, d'un pas déterminé,
dont certains éléments n'aiment pas les journalistes,
ceux-ci devant rassembler beaucoup de courage
pour couvrir l'affaire malgré les menaces.....
et le maire du village.
Pendant que celui ci explique à la presse la légitimité
de l'union des villageois pour contrer l'insécurité rampante
dans nos campagnes et suppléer au laxisme
d'un Etat affaibli par une immigration incontrolée,
l'immigrée en colère
explique qu'elle doit absoluement récupérer ses affaires!
Aussitôt, la brigade, formée aux actions non violentes
par le réseau KuKuKlan, se jette sur la chaîne de villageois.
Heureusement, cette milice trés hierarchisée
a reçu des consignes strictes pour ne pas casser de villageois:
l'évacuation se déroule donc dans la bonne humeur
et les insurgés sont progressivement neutralisés.
Mais un deuxième obstacle se présente sur le seuil
de l'ancien logement du couple étranger,
ou quelques jeunes demandeurs d'emplois,
à qui on a promis des postes sur le terrain de golf,
se sont arrimés entre eux et à la rembarbe
avec des fils électriques,
menaçant de se suicider par électrocution
en cas de remise en cause du chantier.
Une négociatrice de la brigade,
formée aux techniques non-violentes de persuasion,
trouve des arguments rassurants,
pendant que l'évacuation continue.
Nous apprendrons en aparté que le paysan moustachu évacué
vient de vendre ses hectares de pommiers de races anciennes
à une multinationale trés connue: "Profitplus" and CO.
D'autres, pendant ce temps, immobilisent
les pouces libres des enchaînés,
et engagent ces jeunes gens
à créer leur propre entreprise de milice,
les emplois de gardiens, de surveillants, de contrôleurs,
de ponctionneurs d'ADN étant en pleine croissance.
Une embauche a même été signée derechef
avec la candidate au suicide,
et les vaillants opposants
ont relâché leurs tensions:
la brigade a enfin pu crier victoire devant la maison libérée!
Aussitôt, l'ouvrière immigrée a pu récupérer ses affaires,
en particulier son tee-shirt, cadeau personnel de José Bové,
qui lui a promis de combattre sans relache
pour la souveraineté alimentaire de tous les pays d'origine!
Remarque: la police traditionnelle n'a pas été prevenue
et pourtant, le conflit a trouvé une heureuse issue!
L'auteure de ce scoop, blogeuse alternative,
s'est cependant vu retenue dans les locaux,
aprés le départ des immigrés, pour un interrogatoire musclé.
Elle n'a pu être relachée que contre la promesse
d'une confidentialité absolue sur l'incident.
C'est la raison pour laquelle j'ai du embaucher des figurants
pour la reconstitution de cette histoire,
afin que personne ne puisse être reconnu.
L'amateurisme des acteurs bénévoles se remarque par
une certaine liesse pas toujours conforme au sérieux de l'affaire,
mais aprés tout, la forme est moins importante que la vérité,
car c'est bien la vérité qui importe par dessus tout:
une information libre, claire et authentique,
non vendue aux parties....



































