Les hommes posent leurs maisons n'importe où.

Là ou les marchands les rakettent le plus.

Là ou il faut payer à vie pour s'enfermer

dans une cellule accolée aux autres cellules,

pour ne jamais rembourser le prix de son aliénation.

Seul le peuple des yourtes pénètre dans la forêt

en demandant la permission aux arbres, les vrais rois de la vie.

La permission de s'insérer.

De s'accoler à un muret, une souche, un chêne.

Mais quand l'homme a fait de la nature une industrie, comme c'est le cas des plantations de pins destinés à soutenir les galeries des mines de charbon de ma région, une prolifération acide déséquilibre le milieu naturel, empêchant d'autres espèces de s'installer.

Pourtant, auprès de ces pins de trente mètres,  bâtiments de bois élancés vers le ciel, je suis prise d'un profond respect tandis que s'installe en mon cœur une paix  reconnaissante.

Et ce n'est qu'après mûre réflexion que je prends la décision d'en abattre un,

aux alentours d'une future yourte,

un qui ne me tombera pas sur la tête, si la tempête se lève.

 

« Nous n'aimons pas faire mal aux arbres.

A chaque fois que cela est possible,

nous faisons toujours une offrande de tabac aux arbres avant de les couper.

Nous ne gaspillons jamais le bois et nous utilisons tout ce nous avons coupé.

Si nous ne pensons pas à ce que les arbres ressentent,

les autres arbres de la forêt pleureront

et cela mettra de la tristesse dans nos cœurs. »

Indien anonyme.

 

 

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Amis Indiens Cevenols sachant bien couper arbres:

06.63.04.07.79.