11 juin 2009
Echos de la voie de la yourte
Quand je vous parle,
vous que je ne connais pas,
je m'adresse à ce quelque chose de loin
qui est en arrière de chacun,
d'où résonne sur les artères de l'esprit,
ce plus profond que soi qui,
comme racines de fougères ou bambous,
mène une vie obscure, nourricière et vitale.
Somme de palpitations collectives en sourdine,
vos échos ont trouvé en moi une ancre sous marine,
cet espoir commun de vivre enfin les rêves de demain.
Ces mots qui ricochent sur les ondes me reviennent
habités de vos regards en miroirs
et de vos suppléments d'âme,
par vous de l'autre coté de la rive,
qui ramassez la bouteille jetée sur le flux,
je mesure la puissance du fleuve
et le bois qu'il me faut.
Le bois qu'il nous faut
pour construire la passerelle ou la barque
entre la voie de la yourte et les chemins de résistance
où marchent tant d'existences légitimes
chercheuses d'issues.
Le bois qu'il nous faut pour le pont ou le radeau
qui nous portera sur l'île de simplicité et de vérité
que les paquebots ne cartographient jamais,
en la nommant pourtant « utopie » si ce n'est « folie ».
Utopie ou folie qui motive cette lutte que je mène
depuis si longtemps pour être humaine,
d'abord le devenir, puis le rester,
résister pour tenir dans la tempête,
être plus que cette femme luttant contre le vertige,
qui se tient au somment de la vague,
à ne jamais savoir laquelle l'emportera,
laquelle la déposera sur le rivage.
Des paroles de combat souvent,
à cause de cette lutte héréditaire
pour sortir des choses
installées, cassées,
qui empêchent les mutantes de vivre
calmement en avant de leur temps.
Commentaires
Simplicité Vérité
Entre champs, chevaux et clochers, je reviens d'une ballade avec mon petit de 18 mois et ma dernière de 2 mois blottie contre moi.
Pain aux dadas, ramassage de cailloux, d'herbes fleuries (mauvaises les surnomment t'on!)
Le jour où j'ai appris que j'attendais mon petit, nous avons décidé que nous l'arracherions à Paris, à cet immeuble de 350 âmes, de cette boîte à chaussure perchée à 11 étages au dessus du sol, même pas les pieds sur terre, même pas de silence, de vert.
Aujourd'hui nous sommes là...Mon petit a son pantalon portant traces de terre...(Salit par la terre, où caca de terre aurait on dit!)
Merci.
merci,
le travail souterrain pourrait bien l'emporter, ce qui est "loin derrière" affleurer, triompher et les chaînes tomber en poussière devant le besoin d'être seulement enfin heureuse.
je t'aime belle Sylvie
songeuse
Bonjour, j'ai 25 ans et je vous écrit pour plusieurs choses, mais surtout pour vous remercier de ce que vous faîtes...
Il y a quelques jours j'ai regardé un film, HOME. Il montre notre fin proche car l'espèce humaine a fait ce qu'elle sait faire de mieux:abuser des choses. Depuis ce jour, je me couche et je me lève l'esprit songeur et inquiet. "Que pourrais je faire moi pour sauver la planète?".
J'ai fait une liste de gestes écolo que ma petite famille et moi avons déjà mis en place, et une de ce que nous pourrions encore faire. Je l'ai envoyé par mail à amis et famille, ainsi que le lien de ce fameux film qui m'a bouleversé à jamais, et rien. Si! 2 malheureuses petites réponses sur la cinquantaine de personnes visées.
Dès lors je me couche encore plus songeuse et inquiète du monde que je vais laisser à mon fils. Puis par curiosité j'ai continuer à surfer sur le net, et j'ai découvert d'autres choses horribles: la cruauté des hommes.
Naïve? Oui j'aurais aimé le rester. J'ai vu un GI balancer un chiot, comme on jette une pierre d'une falaise pour amuser la galerie, j'ai lu l'histoire d'un chaton qui a fini grillé dans un four par une gamine de 17 ans folle de jalousie.
Cet outil de connaissance est en fait devenu une porte ouverte à plus d'horreurs qu'on en voit déjà.
Alors hier soir j'ai pleuré dans mon lit, et j'ai demandé ses bras à mon conjoint qui m'a dit que je pouvais trouver de belles choses en cherchant et de laisser de côté les mauvaises que l'on soupçonne d'avance.
...et c'est là que vous entrez en jeu. Vos articles, vos mots, vos photos m'émeuvent, me donnent le sourire, me libèrent l'esprit.
Je n'en suis qu'au mois d'avril 2007, mais j'ai un peu triché et regarder le mois de juin, et je sais maintenant que c'est vous que j'ai vu à la TV lors d'un reportage.
Votre histoire est triste à cause de ce procès, mais tellement belle.
Je ne sais pas comment, ni de quoi vous vivez mais j'admire votre courage et votre volonté.
Permettez moi de pouvoir rêver à travers votre blog, car même si j'en ai fortement envie, je pense ne pouvoir jamais faire ce que vous avez accompli, vivre en harmonie complète avec la nature et vous même.
Merci Madame.
Melissa.
Respiration
Venir sur ton blog , c'est venir chercher une respiration, saine et sereine.
Tu te bats pour vivre selon tes convictions, tu ne te borne pas à dire, tu es dans l'action, c'est ça qui me touche profondèment.
Il est vrai que nous nombreux(euses) à prendre conscience du mal qui ronge notre terre. Nombreux à espérer changer de vie pour plus de simplicité, à vouloir vivre en harmonie avec nos pensées.
Pour quelques raisons indépendantes de ma volonté, je n'y suis pas encore parvenue... Alors bien sûr venir lire tes exemples, tes actions, c'est déjà trouver une bouffée d'air frais. Trouver une certaine force et la volonté pour continuer à faire les pas nécessaires pour sortir de l'ornière où la vie parfois enfonce..
Ton blog est fédérateur Sylvie.....
C'est moi qui trouve ici un écho, qui me parle très fort.
J'ai montré ton blog à mon fils, il a pris le temps de lire certains de tes articles, nous en avons parlé....Il était touché par ta volonté ...
C'est ton article sur l'entraide avec ta bande de copains rmistes travaillant sur le chemin qui l'a interpelé....C'est déjà une victoire pour moi....
bonjour ,
quelques vidéos d'une utopie qui existe depuis plus de quarante ans ! j'y suis allé , et si évidemment il reste beaucoup à faire , l'air vibre différement en ce lieu ...
A voir : "Karma yoga at the bakery" et "Vannakam ( bienvenue en Tamoul ) Auroville"
Intéressant parce que l'on se sent moins seul avec cette autre vision de l'évolution de la Terre.
http://www.aurovilletv.org/
Autant en emporte le vent
Petite sœur
il n'est pas grave que nous traduisions
dans les circuits dominants
une nullité de l'espoir
qu'ils étouffent tout rêve confondu
j'ai eu plaisir à te voir
à Saint Ambrois debout
à ta façon
comme de Bessèges
et nous faire récit
cela sont des forces,
au delà de nous
sans raison, sans frontière
offertes
soyons francs, nous n'en savons rien
que ce que l'on nous impose
à rejeter
à quand de nous autres
et qui me fait trember
de nous comme apôtres
et de nos destinées
je compte sur toi petite sœur
j'espère le chemin
je le redoute
je t'embrasse Domino
- A méditer.
http://www.urbanfarming.org/
- Rien à voir avec ce qui nous occupe?
- Faut voir...
- L'Amérique, qui nous fait pas rêver...
- Pas encore...
- Quand manger devient la première des priorités...
- Ce mouvement est né à Détroit, capitale mondiale de l'automobile...
- Ravagée par le chômage, il a bien fallu faire face à la première des nécessités: Manger!
- Les friches industrielles et les jardins privés sont devenus des potagers, avec la bénédiction des autorités qui ne pouvaient subvenir aux besoins élémentaires...
- Que voulez-vous mon bon Monsieur, le choix était simple, renflouer des banques criminelles ou assurer un minimum à la population fragilisée par ces mêmes banques...
- Ils ont choisi!
- A gerber!
- Bises à tous.
Eric
A ta parole, il n'y a rien ajouter, simplement te remercier de ton courage qui défie le mien, de ce monde que tu fais exister qui me donne de l'espoir.
Quand le cafard me prend, cette souffrance qui se met à résonner avec l'immense souffrance que les hommes infligent à la planète, à ses habitants, je viens me ressourcer sur ton blog et devant tant de beauté créée de haute lutte, je retrouve la foi qui me dit oui c'est possible de construire un monde de simplicité. Et si un jour ce monde existe, ce sera grâce à des personnes comme toi qui ont fait vivre ce monde avant son heure envers et contre tout et tous et nous aurons montré le chemin pour faire vivre d'autres petit noyaux de résistance en acte.
Une civilisation meurt et tu fais partie de ceux qui posent les germes d'une nouvelle civilisation, plus belle, plus douce, plus sauvage.
C'est magnifique ce que tu fais, jamais création ne m'avais impressionnée à ce point, je retrouve mes rêves concrétiser dans la réalité.
pourquoi faut-il tant se battre pour vivre...simplement?
Anne
:)
Je suis venue te lire...merci,au milieu de mes chèvres et de mes lapins je file ;)
Rien, on s'émeut, on se meut, on s'aime, tout.
ça apaise
c'est vrai que ça fait du bien de lire ça, moi je suis en pleine révision pour le bac.
ça me fait un moment de détente, qui me touche beaucoup. dès que j'ai lu, je me suis sentie envahi par une chaleur et par un froid et une petite envie de pleurer. c'est con.. enfin non c'est beau. Sylvie n'est pas qu'une militante, c'est une poête, et ça m'émeut. Encore courage et bravo.
ton texte me touche, comme toujours
et tes photos sont très belles !
je t'embrasse Sylvie !
c'est la premiere fois que je te rendre visite ici, et je suis très touché par tes mots, ces images qui sont les empreintes d'un âme. merci
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