P'tit slam dédié aux filles des yourtes.

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J' sais pas pourquoi on se tamponne

Comme des requins dans un bassin,

Comme des crétins dans un ramequin,

Il faut qu'on sorte de la zone !

 

C'est le printemps dans le jardin !

Y a plein de ramures qui bourgeonnent

Et plein de fraisiers qui drageonnent !

Les germes percent leurs écrins,

 

Et toutes les fleurs se téléphonent !

Les champs et les près se ballonnent,

 Les humains fâchés se pardonnent,

Et les vagins s'décongestionnent.   

 

Mes grands draps blancs, je les savonne

Mes vieux refrains, je les dégomme.

J' me débarrasse de mes venins,

Je fais sauter ce qui m' retient.

 

J'ai fini d' chercher le surhomme,

Je n'attends plus qu'on me couronne,

Magicienne, sirène ou baronne,

J' demande plus rien à ma médium.

 

Descendue en bas de mon trône,

A peu, enfin, je me cantonne,

A moins de fric, je me rationne,

Le dépouillement, maint' nant, je prône.

 

Si les fantassins me pilonnent,

Et qu'ils piétinent mes géraniums,

Que plus personne ne me cautionne,

Ca suffit pas pour que j' démissionne.

 

Si l'étalon me désarçonne,

Même si je sais qu'il déraisonne,

C'est pas pour ça que j' le soupçonne

De bousiller mon harmonium.

 

J'ai pas d' rancune et ça m'étonne

D'être aussi neuve et si synchrone.

J'ai des ennuis au magasin,

Quand l'épicier fait son radin,

 

Que trop longtemps, je me questionne

Sur tout c' que j'ai fait qui déconne.

Alors qu' un p'tit rien me bidonne,

Et qu'à fond, la vie me passionne !

 

Alors j' veux pas qu'on se frictionne

Comme des putains mises au tapin.

Y a pas d' raisons pour qu'on s'espionne

Comme des clampins dans leurs turbins!

 

Pas de raisons pour qu'on s' tamponne

Comme des sauriens dans un bassin,

Pas de raisons qu'on s'époumone

Comme des chauvins en aquarium !

 

Fini d' ramer comme des poltronnes !

Que les mutins sortent de la zone !

J' suis plus bobonne, j' suis amazone,

J' suis pas laronne, j' suis autonome !

 

Liberté pour les sauvageonnes !

Hors zone, on s' purge de Babylone!

J'entends plus le grand métronome,

Que l'hélice sur l'aérodrome.

 

Si mes quatrains, tu les fredonnes,

Si t'as un copain musicien,

Si ma p' tite chanson, tu entonnes,

Prends-la, chantes-la, je te la donne.

 

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