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Après la campagne Europe-Décroissance, où j'ai mené, en tête de la liste de candidatures Sud-Ouest, une première expérience de campagne politique nationale autour des idées et des pratiques de la Décroissance, je choisis de continuer cette aventure en acceptant de présenter ma candidature pour les législatives prochaines sur la 5° circonscription du Gard.

Les cantons de cette circonscription : Alès-Ouest, Anduze, Lasalle, Quissac, Saint-André-de-Valborgne, Saint-Hippolyte du Fort, Saint-Jean-du Gard, Saint-Mamert-du-Gard, Sauve, Sumène, Trèves, Valleraugue, Le Vigan, Bessèges, Genholac, La Grand-Combe, totalisent environ 110 000 habitants.

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 Le Mouvement des Objecteurs de Croissance (MOC) s'est associé avec le NPA dans une volonté de complémentarité unitaire pour porter notre radicalité dans ces élections. En effet, depuis sa création, le MOC croit possible et nécessaire un rassemblement de l'écologie radicale, anticapitaliste, et antiproductiviste.

La loi de parité oblige au recrutement des femmes qui, si elles sont aussi nombreuses que les hommes dans les expérimentations et les manifestations décroissantes, sont bien moins nombreuses à entrer en lice dans l'arène politique. Je m'en réjouis car, bien qu'on puisse toujours se défiler en prétextant le manque de préparation, de temps, de compétences etc..., il me parait juste que la mouvance des femmes dans la décroissance et l'écologie radicale, dont une vague importante se reconnaît dans les valeurs de l'écoféminisme *, puisse enfin émerger comme réalité politique.

 La spécificité de l'Objection de Croissance est de rejeter la croyance qu'un progrès infini et le mythe du « toujours plus » suffiraient à donner du sens à nos vies. Ceci entraine la volonté de sortir immédiatement du capitalisme et du productivisme par des alternatives concrètes de vie et des expérimentations sociales et écologiques relocalisées. Cette cohérence est notre radicalité.

Nous ne voulons pas d’un autre développement, d’une autre croissance, d’une autre consommation, d’un autre productivisme, rebaptisé soutenable, durable ou vert. Nous voulons sortir de la religion de la croissance qui accroît les inégalités, épuise les ressources, massacre le vivant, et accélère le moteur du bolide de l'humanité vers un crash mortel. Une croissance infinie dans un monde fini est non seulement absurde mais criminelle: c'est au moment où les terriens, de par leur nombre et l'avidité de leurs exploiteurs, sont de plus en plus dépendants des ressources de la planète, qu'ils les saccagent le plus systématiquement, incapables de penser aux lendemains.

Face à la stratégie classique de la prise de pouvoir préalable à tous changements, nous opposons la radicalité et la cohérence d’une Stratégie de l’Escargot.

La Décroissance s'applique non seulement au but mais aussi au chemin et à la méthode. Notre stratégie de rupture avec le système implique l'abandon de l’illusion qu’il suffirait d’une prise préalable de pouvoir – réformiste ou révolutionnaire – pour changer le monde. Nous ne voulons pas « prendre le pouvoir », mais affaiblir les dominations en ne les soutenant plus, en nous désinvestissant de ce qui nous tyrannise, voire en désobéissant, afin de créer sans attendre les conditions de maîtrise du sens de nos vies.

Notre rejet des chemins mortifères de la mondialisation marchande ne nous entraine pas pour autant dans les impasses de replis individualistes ou isolationnistes. C’est pourquoi le MOC s’engage dans toutes les dimensions de l’émancipation individuelle et sociale par l’action politique : présence non-électoraliste par les manifestations, les pétitions, les campagnes électorales; soutiens critiques et ponctuels à des majorités, à des élus, pour la pérennisation d’expérimentations sociales, écologiques et politiques ; émancipation du capitalisme par alternatives concrètes, constructions de contre-pouvoirs et réalisations d'utopies.

Il ne suffit pas de résister : il faut aussi créer une Décroissance sereine et conviviale ici et maintenant.

  • Au cœur de notre projet, les relocalisations : habiter, se déplacer, fabriquer, distribuer, échanger, décider, pour retrouver la maîtrise de nos usages, ménager le territoire, nous réapproprier nos modes de vie et partager les Biens communs.

  • La relocalisation progressive de l’économie (par incitations fiscales, taxes douanières et exigences de qualité), la promotion de l'agriculture biologique et la sortie de l’industrialisme doivent se fonder sur de petites entités économiques, afin de favoriser l’emploi local permettant à chacun de vivre dignement: artisanat, coopératives, associations, fermes paysannes délivrées de la chimie industrielle, reliés entre eux et aux usagers par des circuits courts supplantant la grande distribution.

  • Une démocratie doit maîtriser sa monnaie, la relocalisation est impossible dans le cadre de l'Euro : encouragement et légalisation des monnaies locales et autres systèmes d’échanges locaux non spéculatifs.

  • Pour permettre l’activité et la créativité choisie et la fin de la souffrance au travail : un revenu de base inconditionnel, ou revenu minimum universel, assorti à un revenu maximum autorisé (RMA) dont l’écart est démocratiquement discuté.

  • La gratuité des services publics et des usages reconnus socialement utiles et écologiquement responsables. La gratuité du bon usage écologique et modeste des ressources de première nécessité et de la terre.

  • L'affranchissement de la société de surconsommation, de lobbyes et de gâchis énergétique : de la grave menace nucléaire jusqu’à l’emprise automobile. La récession de l'hypermobilité au profit de l'intensification de la vie locale, des transports doux et collectifs. La révision de l’habitat pavillonnaire, modèle d’urbanisme insoutenable, au profit de moyens et petits habitats groupés, pour lutter contre les mégalopoles et la concentration des productions et des pouvoirs. Le partage du foncier agricole au profit des petites exploitations biologiques et de l'auto-subsistance.

  • Le renoncement au culte de la technique qui impose une société des écrans et des biens matériels au détriment d’une société des liens, de la solidarité et de la coopération.

  • La sortie progressive des énergies fossiles (charbon, pétrole, uranium…) au profit de la sobriété énergétique d'abord, et ensuite du développement maîtrisé des énergies renouvelables. L'interdiction de la fracturation hydraulique pour extraction du gaz de shiste, la mise sous tutelle démocratique de la recherche pour réorienter vers des objectifs écologiques et humanistes, excluant les OGM, les nanotechnologies, les agrocarburants et le nucléaire civil et militaire, afin d'entamer une transition énergétique créant des centaines de milliers d’emplois alternatifs.

  • Émanciper l’éducation et les cultures de la compétition et de la concurrence. Désamorcer l'hystérie médiatique de propagande de la consommation par démantèlement des agences de publicité.

  • Promulguer la vraie démocratie en remplaçant le système électoral représentatif par le tirage au sort, pour des élus issus du peuple au service du peuple, exerçant des mandats électoraux courts, non cumulables et révocables.

Conférence de presse Mercredi 23 mai à 10h

au « Gambrinus », à Alès,

avec les candidats aux élections législatives du Gard:

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4ème circonscription : Sophie PASQUALINI (NPA), suppléant Christian SUNT (MOC)

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5ème circonscription: Sylvie BARBE (MOC), suppléant Michel SALA (NPA)

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1ère circonscription: Guy DEJEAN (NPA), suppléante Nathalie GLEIZAL (NPA)

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6ème circonscription: Renaud CASTEL (NPA), suppléante Christiane BERTON (NPA)

Affiche: R1_af_legislativ_gard_circ6

 

Pour soutenir notre action, connaître la profession de foi et nos initiatives (réunions, interventions), consultez le site régional des Objecteurs de Croissance.

http://objecteursdecroissance-lr.fr/

 

* Ecoféminisme, lire le livre de Vandana Shiva et Maria Mies

ainsi que la lecture des oeuvres de Francoise d'Eaubonne,

(en particulier " Le féminisme ou la mort")

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