Rencontre écologique et sociale

Organisée par le collectif

« Un toit et une terre vivable pour tous »

 

sauvons la nature

 

Dimanche 11 novembre 2012

A partir de 10 heures

A « La Lauzière » 34270 Sauteyrargues

 

 Journée "Portes ouvertes" sur l'installation en yourte d'une famille.

 

yourte 

Nathalie et Thomas, gérants de deux restaurants, et leurs deux enfants, 

habitent en yourte (63 m² et 37 m² )

au chaud sous la yourte

depuis septembre 2010, sur un terrain non constructible de 5 700 m² dans une petite commune à une trentaine de kilomètres au Nord de Montpellier. Acquise en 2010, la parcelle est située sur une zone partiellement urbanisée suite à un projet de lotissement, déclassé dans les années 70. La famille bénéficie d'un compteur d’eau, d'une ligne téléphonique, tandis que la ligne électrique s’arrête à mi-chemin de la route, jalonnée de bornes à incendie. On trouve par ailleurs sur la commune des habitations construites illégalement, des habitations cadastrées et non légalisées, des habitations légalisées en 1985 après décision judiciaire et des mobile-homes.

Parfaitement intégrés à la vie locale, Thomas et Nathalie invitent et partagent régulièrement des repas entre voisins et amis, participent au covoiturage de quatre familles pour l’accompagnement à l’école maternelle de Sauteyrargues et à l’école primaire de Vacquières, ainsi que pour les activités extra-scolaires comme le foot, puisque Thomas est entraîneur auprès des enfants.

Au printemps 2012, l’Office Nationale des Forêts (ONF)et Madame le Maire valident la mise en conformité de leur habitat pour la protection contre l’incendie.

Malheureusement, les 7 juin et 17 septembre, arrivent deux lettres recommandées avec accusé de réception de la part de la Mairie, exigeant l’enlèvement des yourtes.

En guise d'explication, Madame le Maire justifie l'ouverture des poursuites par la nécessité de se « couvrir vis-à-vis de la DDTM » (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), à qui elle transmet le dossier.

Aussitôt, la DDTM engage une procédure en exigeant sous la menace une visite des yourtes le 13 novembre 2012 pour établir un procès-verbal.

La famille décide alors de sensibiliser le public à leur façon de vivre, impliquant une nouvelle vision de l’espace et de la protection de la nature, par une première rencontre écologique et sociale à la Lauzière.

Ils présenteront, lors de cette journée, les réalisations d'un projet de vie cohérent :

une habitation légère avec un minimum d’empreinte écologique (yourte),

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une phyto épuration à rejet zéro pour les eaux usées, l’énergie solaire et le petit éolien,

le balivage du bois autour de l’habitat en prévention des incendies,

le jardin potager avec bois et rameaux fragmentés.

une démarche verte

Animations pour les enfants et musique!

 Venez nombreux, dès 10H, avec votre pique-nique !

 

CONTACT : Nathalie ou Thomas du 06 95 94 98 36

 ACCES :

De Montpellier : A partir de Saint Mathieu de Tréviers (Nord de Montpellier), Fontanès, à 3,5 km de Fontanès à gauche « La Lauzière ».

De Nîmes : A partir de Sommières, Saint Bauzille de Putois, Fontanès et La Lauzière.

 

 

Voici maintenant l' APPEL à SOUTIEN

d'un autre couple de yourteurs qui sera présent à cette journée.

"Nous sommes une famille avec un bébé de 3 mois vivant

dans une yourte à Gignac (Hérault),

sur notre propre terre depuis 1 an.

Moi, Arnaud, maraîcher Bio, ancien installateur et technicien de bureau d'étude solaire, je suis inscrit en tant que cotisant solidaire à la MSA. Ma compagne Véronica est monitrice éducatrice.
Aujourd'hui nous sommes menacés de poursuites et de possible expulsion par le tribunal correctionnel pour non respect du POS.
Anciens nomades, en camion, puis caravane, nous avons réussi à acheter notre propre terrain de 4000m², sur lequel nous avons construit notre yourte afin d'y élire domicile, croyant qu'une tente ne poserait aucun problème au niveau légal.
Comme pour beaucoup d'autres personnes dans notre cas, ce mode de vie est un choix déterminé et assumé : nous refusons de vivre dans un appartement ou une maison résidentielle.

Nous revendiquons le droit de vivre dans un habitat léger écologique et démontable, sur notre terre.

 Fervents écologistes et travailleurs acharnés,

nous avons pendant 2 ans réhabilité une friche abandonnée, construit une yourte,

yourte de nuit

installé des équipements solaires, un puits canadien, des toilettes sèches, un composteur.

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 Nous avons un projet de bassin de phyto-épuration et de bélier hydraulique. Nous avons également travaillé la terre pour l'enrichir en vue de développer notre activité maraîchère.

Dans le fond que nous reproche-t-on?

De ne pas respecter le POS, d'avoir construit nous même notre maison, de vivre en autonomie quasi-totale, de ne pas payer un loyer ou un crédit, de ne pas rentrer dans les cases de l'administration, ou d'avoir mis en place dans un seul et même lieu une solution à 3 problèmes majeurs différents:
La désertification des campagnes au profit des villes, et la difficile émergence d'une vraie agriculture locale et biologique.
Le manque de vraies solutions efficaces en termes d'économie d'énergie, d'énergies renouvelables, et de préservation des ressources naturelles.
L'incapacité pour la France d'offrir un logement salubre à tous.

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Il semblerait que la destruction de notre projet et de notre installation soit plus légitime.
Mais quelle solution équivalente nous propose-t-on en échange ?
Pourquoi ne pas envisager qu'entre toutes les terres agricoles non exploitées et les personnes souhaitant régulariser une habitation légère, on puisse proposer la possibilité de s'installer sur un terrain en échange du développement encadré et légiféré d'une activité agricole ?
Notre projet est de développer notre activité maraîchère pour proposer des produits biologiques et locaux, mais aussi de solidariser les petits agriculteurs bio de la vallée de l'Hérault, en créant une plate-forme d'entraide et de commercialisation groupée.
Nous voulons montrer par notre installation, prototype concret d'autonomie respectueux de l'environnement, qu'un autre monde est possible et réalisable. Que la mise en commun de quelques savoirs technologiques et manuels nous libère de quasi toute dépendance énergétique.
Et enfin, nous voulons donner un cadre légal à ce mode de vie qui propose de nouvelles alternatives au problème de l'habitat, et qui, nous en sommes intimement persuadés, se développera à l'avenir.
Nous demandons la liberté de vivre dans notre yourte.

Arnaud Masson et Veronica Doyen"

 

 nouvelle vie