Ils ont fracassé mon Noël.

Eux, ils se gueuletonnent comme des porcs et moi, je médite seule.

En tant que pro du renoncement, je ne suis pas malheureuse, je suis lucide et en colère. Écœurée comme si j’avais une indigestion alors que j’ai dû me désister du réveillon familial. Ils ont massacré ce à quoi vous croyez tous avoir droit. Aimer vos proches, partager quelques rites de paix unificateurs, et un peu de tendresse. Ils font de moi et de milliers d’autres personnes sensibles, quelques lanceurs d’alerte encore assez humains pour ressentir combien les ondes qu’ils nous infligent dépassent les bornes de ce qu’un être vivant peut encaisser, des parias.

Des condamnés pires que des criminels à qui est accordé le droit de voir leur famille, alors que nous, on nous enlève notre plus précieux intime, le droit à entretenir nos liens personnels. On nous rejette dans les limbes, puisqu’il n’y a plus nulle part d’endroit sain, sans ondes toxiques, et que désormais, le lieu le plus privé, le foyer, est gravement contaminé. Mais ce n’est que l’avant-dernière étape avant l’expropriation des corps.

Un jour récent, le système d’alarme de mes parents âgés s’est déclenché, le frigo et le congélo se sont arrêtés, plus rien ne marchait dans la maison, semant la panique. Ma pauvre mère courrait partout pour tenter de trouver comment arrêter ce vacarme et la source de tous les dysfonctionnements soudains. Elle a fini par sortir dans la rue pour ne plus entendre le hurlement strident chez elle et s’est trouvée devant un type en train de trafiquer son compteur. Un voyou d’Enedis en train d’infiltrer subrepticement un compteur Linky.

Ma mère habite sous une antenne relais et, quand j’arrivais à aller la voir, après avoir débranché tous les téléphones DECT et le wifi de la maison, je dormais à la cave. Maintenant, la cave, ainsi que tous les recoins de la maison, sont irradiés en permanence d’ondes nocives qui rebondissent contre les parpaings et la roche porteuse en criblant les occupants comme un four à micro-ondes géant. Je ne peux plus aller chez ma mère. Je ne peux pas lui demander d’éteindre son compteur, d’allumer des bougies et de se procurer un cuiseur à bois, comme j’en ai un pour ma yourte. Ni de poser des panneaux solaires pour échapper au totalitarisme assassin d’EDF, c’est trop tard. Mes parents sont vieux et n’ont pas besoin que j’ajoute à leurs préoccupations, ils ont besoin d’être soutenus. Cela m’est devenu impossible, je ne peux les aider, et je sais maintenant que cette incapacité ne se contente pas d’être le résultat d’un choix politique délibéré d’anéantissement de la santé et de la cohésion sociale, mais qu’elle inflige une des plus grandes souffrances de la vie affective, qui s’ajoute à la perte d’un enfant et un divorce, ne pas pouvoir s’occuper de ses parents quand ils déclinent.

Quelques jours après la pose du Linky, le vieil homme est allé chercher du bois derrière sa cuisine et a perdu connaissance. Il est tombé dans les escaliers. Dans sa nuque, l’antenne relais. Autour de lui, dans la buanderie, le courant porteur en ligne du compteur communicant, une connexion sans fil permanente qui envoie des ondes électromagnétiques 3G tous azimuts sans répit. Le vieil homme nageait dans son sang et s’est retrouvé à l’hôpital pour la première fois de sa vie. Les soignants ont procédé à des examens et ont fini par déclarer qu’il n’y avait pas de cause physique à l’accident.

Tous les vieux qui présentent aujourd’hui des malaises décuplés dûs à la surimposition d’ondes, sont susceptibles d’être accusés de sénilité. Sans parler de l'épidémie d'Alzeimer, concomittente avec le devellopement industriel et biotechnologique, en particulier électromagnétique. Au village à coté de chez moi, à Molières-sur-Cèze, c’est simple, pour que personne n’y voit goutte, toutes les antennes relais de la vallée ont été érigées sur la maison de retraite. Ils ne peuvent plus le faire sur les crèches parce que les parents ont protesté. Mais qui défendra les vieux ??? Ainsi, tous les maux des personnes âgées sont attribués à leur vulnérabilité, jamais aux agressions massives qu’ils subissent.

Je ne suis donc pas allée passer Noël avec mes parents.

Non, je ne regrette pas de n’avoir pas avalé les perturbateurs endocriniens dissous en masse dans les épaississants, gélifiants et aromatisants du repas de Noël, je ne regrette pas les acides gras saturés, huile de palme, glutamate monosodique (E621), acide carminique (E120), sulfite d’ammonium (E150d) dans les biscuits apéritifs, sulfites et bouquets de pesticides dans le champagne, nitrite de sodium (E250), nitrate de potassium (E252), tartrazine (E102) dans le foi gras et la charcuterie, dioxines, PCB et arsenic dans le saumon, antibiotiques dans la volaille, ni les carraghéanes (E407), diphosphates (E450), dioxyde de titane (E171) dans la bûche de Noël, ce que je regrette, c’est de ne pas avoir pu m’asseoir à coté de ma mère à la table familiale.

Tout ça à cause des malfaiteurs d’EDF et d’Enedis, à cause de ces gredins de premiers de cordée qui s’empiffrent de cerfs chassés à cours à Chambord en nous entraînant sans vergogne au précipice, tous entortillés comme des saucissons derrière la botte d’un psychopathe de quarante ans surexcité, dont il est notoire qu’il est en train d’acculer ses proches et ses seconds de cordée, qui ne dorment plus, au « burn out ».

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité qui a toujours construit ses abris pour se protéger, la maison, le foyer, la famille, est en train de perdre sa fonction première de cellule constituante de la société. Le danger extrême ne vient plus des conquêtes sanglantes de barbares armés de sabres déferlants d’Orient qui brûlent nos chaumières, ni des délires hégémoniques d’un Reich malade attaquant les pays voisins, ni même la dynamite de fous de Dieu qui explosent nos rues, le danger vient des envahisseurs marchands de la finance et de la techno-science, des multinationales et des Gafa aux inquisitions multilatérales, d’Etats corrompus asservis au profit, tous en train de truffer la maison et ses occupants de poisons à doses massives, le tout, comble de cynisme, sous l’œil froid et systématique de caméras reliées aux puces de tous vos appareils domestiques, espionnant et retransmettant en direct l’agonie lente de l’humanité. Avec Linky, cheval de Troie de Big Brother, mouchard irradiant d’ondes toxiques foyers et établissements publics afin d’exproprier tous les cerveaux humains, tout ce que vous faites chez vous est enregistré, analysé et trafiqué en direct par les grosses sociétés de brigandage international.

Ainsi la maison, lieu de ressourcement, est en train de devenir un four crématoire à l’échelle planétaire.

Et si par hasard un jour, par je ne sais quel raté technique ou quelle résistance psychique exceptionnelle, quelques citoyens émergent de l’hypnose générale, il sera trop tard pour revendiquer la propriété de nos corps et de nos cerveaux, la machine les aura définitivement confisqués.

Quand des expérimentateurs scientifiques posent deux portables allumés sur une ruche, les ondes provoquent la panique dans la colonie d’abeilles, puis on voit les insectes s’organiser pour quitter la ruche. Quand les abeilles ont abandonné leur domicile, elles ne reviennent plus. Il en est ainsi désormais des humains, surtout depuis la pose du Linky, de plus en plus de gens sensibles sont obligés de quitter leur domicile, leur travail, brisant leur famille, pour se retrouver subitement à la rue, leur vie foutue. Les bandits d’Enedis et du gouvernement qui protègent et imposent ces pratiques d’extermination lente nous traitent de fous ou de dépressifs, comme en Russie, dans les années soixante dix, on incarcérait les dissidents dans les hôpitaux psychiatriques. Je dis bien ces bandits. Car il faut être totalement dénué de sentiments, d’humanité et de morale, pour nous électrifier rationnellement comme sur une chaise électrique de condamné à mort alors qu’on est innocent.

Aussi, quand j’entends Édouard Philippe assurer que son gouvernement va tout faire pour réduire la fracture numérique, je tremble et je peste, car je sais ce que ça veut dire : c’est une déclaration de guerre totale.

Car la fracture numérique, ce n’est pas du tout celle que les dominants nous agitent démagogiquement au nom de l’égalité des territoires. La vraie fracture numérique, c’est celle qui finance des techniciens pratiquant impunément la torture électrique sur les populations, dont les premiers atteints sont obligés de fuir sans trouver nulle part où aller. Comme la guerre avec des drones, ces types qui pratiquent allégrement la violation de domicile pour installer au cœur de votre repos la mitraillette Linky, sont aussi dénués de conscience que des robots. Alors, quand j’entends des gens habitant des endroits idylliques et encore un peu à l’écart du foutoir, se lamenter en réclamant leur droit au haut débit au nom de l’égalité numérique, je ne peux que constater l’efficacité de l’hypnose aux écrans et l’étendue de l’aliénation infernale à l’idéologie du progrès. Les campagnes veulent être comme les villes, saturées, sidérées, irrémédiablement polluées. Plus aucun endroit où aller, plus aucun refuge, aucun échappatoire au fascisme capitaliste, aux délires techno-scientifiques, étouffement des sirènes d’alarme sur le Titanic, sursit des évadés du système terminé sans que le drapeau blanc ait eu le temps de se hisser. Le moindre creux de vallon, la dernière des forêts et les grottes les plus profondes doivent être connectés à l’overdose générale, la moindre cabane doit être captée, cartographiée, irradiée et électrocutée, personne ne doit plus pouvoir y échapper, nulle part où se terrer. Ce n’est plus une question de protéger sa vie privée de l’inquisition totalitaire, c’est la question de sauver sa vie tout court.

Sauver votre vie, sauvez la vie de vos enfants, refusez les compteurs Linky dans votre maison, votre appartement, vos ateliers et vos boutiques, votre mairie et vos écoles, refusez les partout ! Rejoignez la résistance !

Pour trouver les procédures à suivre, consulter les sites Robin des Toits et Priartem.

Quelques liens :

http://refus.linky.gazpar.free.fr/

https://reporterre.net/Des-communes-se-rebellent-contre-les-compteurs-intelligents-Linky-et-Gazpar

https://reporterre.net/Linky-perturbe-la-vie-des-electrosensibles-le-temoignage-de-Josephine-VIDEO

http://www.les-oc.info/2017/07/france-inter-soutient-les-inhumains/

Pour rejoindre ceux qui s’organisent pour un procès en justice. https://linky.mysmartcab.fr

 Enfin: 01_Plates_formes_revendicatives, la plate-forme revendication Hypersensibilité électromagnétique.