29 janvier 2009
Manifestations et grève générale de Janvier à Alès
On s'était déjà bien préparés sous la pluie
Samedi dernier à Alès
pour roder la banderole
et ce matin,
des Prés Saint Jean à la préfecture,
par un grand froid,
de toutes générations,
dix mille personnes sont venues manifester!
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11 janvier 2009
Manifestation pour Gaza à Alès en cevennes
700 à 800 personnes à Alès ce Samedi!
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Gaza meurt
Videos là.
16 Janvier 09:
Laisser bombarder des hôpitaux de l'ONU, des réserves
alimentaires et des points d'eau sous prétexte que des
terroristes s'y cachent veut dire que plus rien ne peut arrêter le massacre,
que les tueurs se sentent protégés et justifiés par le
reste du monde qui continue à ne rien faire devant ce dernier
stade de la barbarie. Cela démontre au monde entier que par la
force n'importe qui peut commettre des crimes contre des innocents
sous prétexte de terrorisme. Ils sont en train de nous
inculquer la soumission morale et politique à l'horreur!
Gare pour tous les pauvres du monde qui auraient envie de se rebeller, voilà ce qui les attend....
Une petite fille de 11 ans à Gaza plaisante :
“C'est comme si nous étions un film d'horreur.
Je suis sûre que les gens mangent du pop-corn en nous regardant”.
------------Gideon Levy - Haaretz :
« Cette guerre est également un jeu d’enfant de par ses victimes. Un tiers environ de ceux qui ont été tués dans la bande de Gaza sont des enfants (311 selon le ministère palestinien de la santé, 270 selon l’organisation des Droits de l’Homme -B’Tselem- sur un total de 1000 morts à mercredi 15 janvier 2009. Environ 1550 des 4500 blessés sont aussi des enfants, selon les chiffres de l’ONU, qui dit que le nombre d’enfants tués a triplé depuis le début de l’opération terrestre. Ceci quelque soit le standard, moral ou humanitaire, est une trop grande disproportion dans les pertes de guerre.
Il suffit de regarder les images en provenance de l’hôpital Shifa et parmi les morts, les brûlés, les blessés, le nombre d’enfants étendus là. L’histoire a connu d’innombrables guerres qui ont enlevé des vies innombrables mais le nombre d’enfants tués dans la guerre de Gaza- un tiers des morts- n’a été vu nulle part de mémoire d’homme.
Aucun pilote, aucun soldat ne va-t- en guerre pour tuer des enfants. Aucun d’entre eux n’avait l’intention de tuer des enfants mais il semble aussi, qu’aucun d’eux n’avait pas non plus l’intention de ne pas les tuer. Soldats et pilotes sont allés en guerre après que les Forces israéliennes aient déjà tué 952 enfants et adolescents palestiniens depuis Mai 2000.
L’indifférence choquante du public israélien face à ces chiffres est incompréhensible. Le millier de partisans et d’apologistes [du Hamas] ne peut excuser ces tueries criminelles. On peut essayer de lui en faire porter la responsabilité mais aucune personne raisonnable dans le monde ne peut donner du crédit à une telle propagande devant les photos et les statistiques en provenance de Gaza.
On peut déclarer que le Hamas se cache parmi la population civile, comme si le ministère de la Défense israélien à Tel-Aviv n’était pas situé au cœur d’une population civile, comme s’il y avait des endroits dans la bande de Gaza qui n’étaient pas au cœur d’une population civile. On peut également affirmer que le Hamas utilise des enfants comme boucliers humains, comme si dans le passé, nos propres organisations de lutte pour la création d’Israël n’avaient pas recruté des enfants.
Une grande majorité des enfants tués dans la bande de Gaza ne sont pas morts parce qu’ils étaient utilisés comme boucliers humains, ou parce qu’ils travaillaient pour le Hamas. Ils ont été tués parce que l’armée israélienne les a bombardés, les a pilonnés, leur a tiré dessus ainsi que sur leurs familles ou sur leurs immeubles.
C’est la raison pour laquelle le sang des enfants de Gaza est sur nos mains, et non sur celles du Hamas, et nous ne pourrions jamais échapper à cette responsabilité.
Les enfants de Gaza qui vont survivre à cette guerre, eux, s’en souviendront. Il suffit de voir le "merveilleux film" (Arna’s Children) de Juliano Mer Khamis, né à Nazareth " pour comprendre, ce qui naît de la ruine et des bains de sang que nous laissons derrière nous. Le film montre les enfants de Jénine, qui ont vu une horreur bien moins grande que celle de Gaza, grandir pour n’avoir qu’une seule idée en tête : devenir des combattants et des kamikazes.
Un enfant qui a vu sa maison détruite, son frère tué, son père humilié ne pourra jamais pardonner. »
Philippe
Tancelin, 12/01/2009, extraits de la
Lettre ouverte d’un des enfants palestiniens morts d’Israël
« Je comprends que l’on meurt de solitude devant mille caméras
sans que justice inscrive notre droit....
J’écoute le crépitement des armes sur la pierre de ma tombe
faire du livre la religion du meurtre.
J’observe la mort en moi fixer ce regard d’enfant
sur une nuit qui hurle le nom aveugle des bourreaux,
mon cri déchire les massacres et les exils,
mon cri entre dans ta gorge et dans tes yeux
à la recherche de ton âme pour mon histoire
inséparable de la tienne »
28 avril 2008
Tchernobyl, la catastrophe continue.
Assassiner par un nuage.
Normalement, regarder les nuages passer dans le ciel est une activité de repos, de vacances, de détente.
Mais depuis vingt deux ans que le nuage atomique de Tchernobyl, cencé s'arréter gentiment à nos frontières, a détruit la vie de milliers de personnes, regarder passer un nuage ne sera plus jamais un acte de confiance.
Un peu partout en France et au-delà, des manifestants portant le même masque sont restés immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des sièges d’entreprises pro-nucléaires, des ministères, des préfectures, des mairies, etc.
A Saint Ambroix, quelques citoyens se sont retrouvés
pour un sitting en blanc sur les escaliers de la mairie,
afin de ne pas laisser l'oubli et le déni
recouvrir la réalité catastrophique
du plus grand accident industriel de toute l'histoire.
http://www.sortirdunucleaire.org/
Contribution éclairée de Didier, notre "pointu en nucléaire", comme dirait Jean:
Il y a tout juste 22 ans, le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. C’était la première et la plus grande catastrophe du nucléaire civil. La puissance de l’explosion a soulevé le couvercle en béton (mille tonnes) du réacteur. Il est depuis coincé de chant, menaçant à tout moment de s’effondrer sur le cœur et de propulser dans l’atmosphère d’énormes quantités de particules radioactives et cela, jusqu’à la fin de la construction gigantesque du deuxième sarcophage. L’intensité de l’incendie après l’explosion a formé une colonne d’air chaud, qui a entraîné en haute atmosphère, d’immenses nuées de produits radioactifs, qui ont contaminé tout l’hémisphère nord.
Des centaines de milliers de soldats (les liquidateurs) sont intervenus, sans protection particulière, pour débarrasser les toits des bâtiments alentours, des morceaux de graphite radioactif, pour étouffer l’incendie avec du sable et du bore, pour couler du béton sous le bâtiment réacteur pour éviter le syndrome chinois (appelé comme ça parce que le cœur en fusion traverserait les dalles en béton, rien ne peut l’arrêter, il rentrerait dans le sol et ressortirait de l’autre côté de la terre, en Chine). Si cela était arrivé à Tchernobyl, le cœur serait rentré en contact avec la nappe phréatique et il y aurait eu une explosion si puissante que la quantité de produits radioactifs dispersés aurait rendu l’Europe inhabitable. Sans le savoir, ces « liquidateurs » ont sacrifié leur vie, pour sauver la nôtre. L’énorme radioactivité qui régnait sur les lieux, limitait leur intervention à une minute par personne. En quelques secondes, ils recevaient la dose admissible pour toute une vie. Ces sacrifiés, après avoir accompli leur mission, sont rentrés chez eux, aux quatre coins de l’ex URSS, sans suivi médical, sans enquête épidémiologique. La plupart d’entre eux sont décédés, ou survivent avec des maladies terribles et personne ne cherche à le savoir. Officiellement, il n’y a eu « que trente deux décès ». Circulez, il n’y a rien à voir !
Il faut lutter contre l’oubli, le dire, le faire savoir, le transmettre et rendre hommage à ces hommes.
En France aussi, il y a la culture du secret, surtout en ce qui concerne le nucléaire.
Après le premier choc pétrolier en 1973, les autorités d’alors font le choix du nucléaire pour produire l’électricité, sous couvert de l’indépendance énergétique. En réalité, en faisant fonctionner des centrales nucléaires, on fabrique le plutonium nécessaire pour la bombe atomique. Nucléaire civil et militaire sont étroitement liés, on peut invoquer le secret défense. Le nucléaire est imposé par la force et, pendant les grandes manifestations d’opposants, la police et la gendarmerie réagissent avec une extrême violence. De nombreux manifestants sont blessés, mutilés, certains très grièvement, main ou pied arrachés, un en a perdu la vie. Le 31 juillet 1977, à Malville, Vital MICHALON est tué par la police, par un tir tendu d’une grenade offensive.
Alors, quand le nuage radioactif de Tchernobyl passe par deux fois sur la France, fin avril et début mai 1986, c’est le grand mensonge d’Etat.
Le nuage s’est arrêté aux frontières, aucune précaution particulière n’est prise pour préserver la santé publique. Pire, les politiques, scientifiques et journalistes référents, s’unissent pour rassurer le quidam. C’est la chape de plomb, pas de radioactivité en France et puis un tel accident est impossible dans nos belles centrales avec leurs doubles enceintes de confinement. Faux encore, aucune enceinte même double ne pourrait résister, à la puissance d’une explosion comme celle de Tchernobyl. Pendant ce temps là, l’air, le sol, l’eau, les légumes, le fourrage, sont contaminés. Toute la chaîne alimentaire, les animaux, les humains sont touchés. Alors que dans les pays limitrophes, on interdit la consommation de certains produits, on donne des recommandations pour se préserver, en France rien de tout cela. Dans notre pays, le nucléaire est un sujet très sensible, qu’il ne faut absolument pas remettre en question. Reste le mensonge et le choix de la contamination généralisée de la population. La radioactivité ne se voit pas, ne se sent pas et a des effets à long terme. Il n’y a pas de seuil minimum d’exposition sauf celui fixé par le nucléocrate qui concerne plus la technologie que la santé publique. Chaque dose produit son effet qui est le plus souvent cumulatif.
Pourtant, il était possible de protéger le public, notamment le plus sensible, les bébés, les enfants en bas âge, les jeunes , les femmes enceintes et ceux déjà atteint par une affection.
Pour bien comprendre, il faut faire un peu connaissance avec la physique nucléaire.
Les éléments radioactifs sont reconnaissables entre autre, par leur place dans la chaîne de désintégration (de l’uranium au plomb), par leurs émetteurs (alpha, béta, gamma), par leur période biologique (le temps pour être éliminé d’un organisme vivant) et celle qui nous intéresse, la période physique ou demie vie (le temps qu’il faut pour qu’un élément perde la moitié de sa radioactivité). Il faut dix périodes pour que sa radioactivité tende vers zéro, à la 1er il en perd la moitié, à la seconde la moitié de la moitié, à la 3ième la moitié de la moitié de la moitié et ainsi de suite jusqu’à la 10ième. Les éléments radioactifs ont des organes cibles, l’iode 131 radioactif, relâché dans le nuage de Tchernobyl, se fixe sur la thyroïde et a une période physique de 8 jours.
Deux possibilités, distribuer des pastilles d’iode naturel pour saturer la glande thyroïde et ne plus laisser de place pour l’iode 131 radioactif, ou, aussi efficace, confiner les aliments contaminés dans des endroits adéquats (congélateur), pendant 80 jours et, au bout de ce laps de temps, on peut les consommer sans danger. Parce qu’ils ne savaient pas, des enfants en Corse ont consommé des fromages de brebis contaminés et ont reçu à la thyroïde, avec un seul fromage, la dose annuelle admissible.
Mais il y avait bien d’autres éléments radioactifs dans ce fameux nuage, comme le césium 134 et 137 avec respectivement une période physique de 2,1 ans et de 30 ans et qui se sont concentrés dans les champignons et dans le thym. Le césium 134 est là pour 21 ans, le 137 est là pour 300 ans. Ces deux césiums se sont trouvés toujours dans la même proportion mais au bout de 21 ans, il n’y a plus de césium 134, reste que le 137. En faisant des analyses sur des champignons du centre de la France en 1986, la CRIIRAD a mis en évidence la seule présence du césium 137. Cela ne pouvait pas être la signature de Tchernobyl mais celle des essais en atmosphère de la bombe atomique, dans les années 1950-60.
Pour finir en beauté, le plutonium 239 produit dans les centrales nucléaires civiles pour faire la bombe atomique, a une période physique de 24 000 ans, il est donc là pour 240 000 ans. Les centrales d’EDF en produisent 11 tonnes par an, 5 kg suffisent pour faire une bombe et un milligramme peut suffire pour induire un cancer.
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16 avril 2008
activisme pro-golf en cevennes
Communiqué de presse:
Rébellion activiste dans un petit village cevenol.
Le réseau de vigilance citoyenne des Cevennes a été alerté Samedi dernier d'une action directe non violente communaliste se déroulant dans un village d'irréductibles cevenols.
Ce village, habité uniquement par des Français réguliers de souche, a refusé le passage à des personnes d'origine étrangère, par ailleurs ouvriers agricoles.
La brigade de vigilance a donc du intervenir pour libérer le passage.
Les protagonistes
Les habitants du village,
conduits par leur maire, avec l'assentiment tacite du préfet,
ont décidés de s'auto-organiser pour pallier au laxisme
de la police locale sur les problèmes de défense de l'identité régionale.
Ils se sont donc constitués en service d'ordre civique spontané,
afin de défendre les frontières de leur commune.
Un couple d'origine étrangère
avait été hébergé au pair dans plusieurs familles
d'exploitants agricoles du village.
Au bout de quelques mois de travail bénévole à différents postes,
en particulier pour nettoyer de grandes surfaces en vue
d'un projet d'aéroport pour desservir le golf prévu sur ces champs,
profitant ainsi d'une formation professionnelle gratuite
en tant qu'ouvriers polyvalents,
le couple émit la revendication ingrate de rapatrier
leurs enfants en bas âge au village.
Or la commune ne doit l'équilibre de son budget que grâce
aux heures supplèmentaires de ceux qui travaillent toujours plus
dans les champs: l'arrivée de quelques improductifs
mettraient en péril l'intégrité de tous.
Le regroupement familial d'une communauté étrangère
est un facteur bien connu générateur de risques
supplémentaires pour l'identité communale.
Suite au refus légitime à leur revendication,
le couple d'étrangers a trahi la générosité de ses bienfaiteurs
en dénoncant auprés des écologistes le projet du maire,
par ailleurs grand propriétaire terrien,
de faire construire un golf dans la vallée.
Le conseil municipal a alors décidé en session extraordinaire
le congé définitif de ces personnes.
Expulsé à l'amiable, le couple n'a cependant pas eu le temps
de faire ses valises et s'est retrouvée à la rue les mains vides.
Recueilli dans un foyer d'hébergement temporaire,
assisté par un réseau d'aide humanitaire,
quelques semaines plus tard,
le couple d'immigrés avertit le maire,
par lettre recommandée avec accusé de réception,
de son intention de venir récupérer les affaires personnelles
restées dans la maison de leur employeur.
Les faits:
Le maire informe ses administrés de l'invasion imminente
d' étrangers sur le territoire communal.
Unanimement, les habitants décident alors
de faire barrage à leur passage
en s'enchaînant à leurs maison et leurs clôtures.
Les immigrés arrivent en voiture le matin
et doivent stopper devant le blocage,
en plein milieu de la route,
obstacle humain constitué de villageois
encastrés les uns aux autres,
menottés et sanglés dans des tubes de gouttière....
Des slogans comme « La commune aux communards! »
et « pas d'étrangers dans le golf » fusent!
L'ouvrier agricole immigré tente d'engager en vain
une négociation
en réclamant le passage libre sur la voie communale.
Mais ils doivent constater le fort embrigadement
et l'organisation musclée des habitants,
qui ont du être entraînés par des activistes extrémistes,
probablement fondamentalistes,
les techniques d'enchaînement se révélant
hautement sophistiquées.
Le couple d'immigrés se décide alors à appeler
la brigade de vigilance citoyenne de la région,
brigade au service des droits de l'homme,
pour une intervention urgente.
Quelques minutes aprés arrivent en même temps les médias,
la brigade civique privée, d'un pas déterminé,
dont certains éléments n'aiment pas les journalistes,
ceux-ci devant rassembler beaucoup de courage
pour couvrir l'affaire malgré les menaces.....
et le maire du village.
Pendant que celui ci explique à la presse la légitimité
de l'union des villageois pour contrer l'insécurité rampante
dans nos campagnes et suppléer au laxisme
d'un Etat affaibli par une immigration incontrolée,
l'immigrée en colère
explique qu'elle doit absoluement récupérer ses affaires!
Aussitôt, la brigade, formée aux actions non violentes
par le réseau KuKuKlan, se jette sur la chaîne de villageois.
Heureusement, cette milice trés hierarchisée
a reçu des consignes strictes pour ne pas casser de villageois:
l'évacuation se déroule donc dans la bonne humeur
et les insurgés sont progressivement neutralisés.
Mais un deuxième obstacle se présente sur le seuil
de l'ancien logement du couple étranger,
ou quelques jeunes demandeurs d'emplois,
à qui on a promis des postes sur le terrain de golf,
se sont arrimés entre eux et à la rembarbe
avec des fils électriques,
menaçant de se suicider par électrocution
en cas de remise en cause du chantier.
Une négociatrice de la brigade,
formée aux techniques non-violentes de persuasion,
trouve des arguments rassurants,
pendant que l'évacuation continue.
Nous apprendrons en aparté que le paysan moustachu évacué
vient de vendre ses hectares de pommiers de races anciennes
à une multinationale trés connue: "Profitplus" and CO.
D'autres, pendant ce temps, immobilisent
les pouces libres des enchaînés,
et engagent ces jeunes gens
à créer leur propre entreprise de milice,
les emplois de gardiens, de surveillants, de contrôleurs,
de ponctionneurs d'ADN étant en pleine croissance.
Une embauche a même été signée derechef
avec la candidate au suicide,
et les vaillants opposants
ont relâché leurs tensions:
la brigade a enfin pu crier victoire devant la maison libérée!
Aussitôt, l'ouvrière immigrée a pu récupérer ses affaires,
en particulier son tee-shirt, cadeau personnel de José Bové,
qui lui a promis de combattre sans relache
pour la souveraineté alimentaire de tous les pays d'origine!
Remarque: la police traditionnelle n'a pas été prevenue
et pourtant, le conflit a trouvé une heureuse issue!
L'auteure de ce scoop, blogeuse alternative,
s'est cependant vu retenue dans les locaux,
aprés le départ des immigrés, pour un interrogatoire musclé.
Elle n'a pu être relachée que contre la promesse
d'une confidentialité absolue sur l'incident.
C'est la raison pour laquelle j'ai du embaucher des figurants
pour la reconstitution de cette histoire,
afin que personne ne puisse être reconnu.
L'amateurisme des acteurs bénévoles se remarque par
une certaine liesse pas toujours conforme au sérieux de l'affaire,
mais aprés tout, la forme est moins importante que la vérité,
car c'est bien la vérité qui importe par dessus tout:
une information libre, claire et authentique,
non vendue aux parties....
27 février 2008
Résistances, lettre d'une maitresse
LOI SUR LA RETENTION DE SURETE
Si-Adolf-Hitler-L'A-Fait-Pourquoi-Qu'On-Le-Ferait-Pas?
Pour (se) justifier (de) l'immonde loi sur la "rétention de sûreté" qu'elle vient de faire adopter par le Parlement (couché), la droite haineuse et revancharde nous a (res)sorti l'un de ses couplets de prédilection: "Pourquoi-qu'on-le-ferait-pas-chez-nous-puisque-ça-se-fait-ailleurs?"
Georges Fenech, transi d'admiration pour ce modèle germanique, a plus spécifiquement expliqué: "La mesure de "détention de sûreté" (Sicherungsverwahrung) a été introduite dans le Code pénal allemand en 1933".
Et, en effet, "Le Canard enchaîné" le révèle ce matin: c'est bien ce qui s'est passé.
Même, cette loi, si merveilleuse que l'UMP veut la même, a été paraphée par: "Der Reichstanzler" (HITLER, Adolphe de son prénom)
Nous avons aussi la Schutzhaft, très bien aussi, et qui date aussi de 1933.
"Schutzhaft" signifie "détention préventive"
http://dictionnaire.reverso.net/allemand-francais/Schutzhaft
"Dans le système totalitaire, toute personne est un suspect en puissance, une victime probable, un condamné en sursis, un détenu potentiel. Chacun est coupable, à des degrés de gravités divers. Pour donner à la terreur, aux arrestations massives et à l'internement dans les camps de concentration une apparence de sanction juridique, les nazis légalisent le système de « l'arrestation protectrice » (« Schutzhaft ») par l'ordonnance du 28 février 1933 sur la « protection de la nation et de l'Etat » : « l'arrestation provisoire est un moyen de contrainte aux mains de la Police secrète de l'Etat pour protéger la nation et l'État contre toute intention hostile à leur encontre »… Elle concerne les personnes « qui par leur comportement, menacent la propriété et la sécurité de la nation et de l'État ». (circulaire du 25/1/38) "
Le « Schutzhaft » s’applique à différentes catégories de personnes en fonction des compétences des Bureaux IV ou V du RSHA :
les compétences du quatrième bureau s'étendent aux prisonniers politiques, homosexuels, t"émoins de Jehovah, personnes devant être corrigées et éduquées, prisonniers pouvant être livrés à autre état en raison de leur citoyenneté...
Le Conseil Constitutionnel vient de valider cette loi.
Lettre de Laure, la maîtresse de Gévorg à l’école Grangeneuve,
criant sa colère, sa détresse et sa révolte :

Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé en CP dans ma classe l’an dernier. Je suis la maîtresse de Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier.
Je suis la maîtresse de Gevorg et d’autres encore dans la même situation, qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut arriver.

Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu’en France un enfant peut être obligé de s’enfuir de nuit avec sa famille parce qu’il n’est pas français.
Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu’on est tous égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont faites pour nous protéger, que c’est ce qu’on appelle les droits de l’homme dont on est si fier en France.
Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que l’on doit résoudre les problèmes en s’expliquant, et que lorsqu’on est dans dans son droit on sera écouté et protégé… « parce que c’est ça la justice, hein maîtresse ? »
Je suis la maîtresse d’autres enfants sans papiers qui me regardent faire l’appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue d’un pays qui ne veut pas d’eux.
Je suis une maîtresse parmi tant d’autres qui devraient tous les jours essayer d’expliquer l’inexplicable, accepter l’inacceptable, et ravaler cette rage et ce dégoût d’être la fonctionnaire d’un Etat qui mène une chasse à l’homme abjecte et dégradante.
Aujourd’hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des hommes, des femmes et des enfants.
Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et ces stylos que personne ne vient réclamer.
Je voudrais vous dire à quel point j’ai peur d’arriver en classe et d’avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.
Nous n’en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n’en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas !
Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en danger.
Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner :
« Le suprême degré de la sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. »
12 novembre 2007
Convocation de José Bové devant le juge d'application des peines
« Plusieurs centaines de personnes en Françe seront jugées,
dans les années qui viennent,pour avoir par leur action alerté,
et enfin convaincus, les autorités Françaises
de la dangerosité des plantes et semences génétiquement modifiées.
Plusieurs centaines de personnes en Françe,
parmi les milliers qui ont participé aux fauchages,
ont été condamnées pour avoir participé à ces actions.
Pour résumer, tous les essais qui ont été détruits depuis 10 ans
n'ont jamais conduits à la moindre autorisation de mise en culture:
soit parce que la contamination a été démontrée
comme pour le colza,
soit parce que les autorisations données ont été annulées
par les instances judiciaires, soit parce que,
avant le dernier examen final,
leur dangerosité potentielle s'est manifestée,
conduisant les autorités européennes à les suspendre ou les refuser.
Pour avoir eu raison trop tôt,
face aux lobbies aux ressources finançières sans fond,
des centaines de personnes ont été ou seront condamnées
pénalement, au nom du peuple Français.
Seule deux juridictions, le tribunal correctionnel d'Orléans
et celui de Versailles ont eu le courage d'en relaxer certaines,
en reconnaissant qu'elles étaient en état de necessité
face à un danger actuel et imminent,
ajoutant que leur acte devait s'analyser comme
socialement utile,
et que la société n'avait aucun intérét à punir,
vu que la sanction ne remplit aucune de ses fonctions traditionnelles
de rétribution, intimidation ou réadaptation. »
Marie- Christine Etelin, avocate de José Bové, 11 Novembre 2007.
Alors que Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué
qu’un projet de loi sur les OGM serait soumis au Conseil d’État
avant la fin de l’année, et au parlement en Janvier ou Février,
ce 12 Novembre à 14 Heures, José Bové était convoqué
devant le juge d'application des peines à Millau,
pour l'exécution éventuelle de sa peine de quatre mois de prison
pour avoir fauché un champ de maïs OGM,
et ainsi tenté d'empécher
un processus de contamination génétique irréversible,
un empoisonnement irrémédiable
des ressources alimentaires du pays.
Nous sommes allés le soutenir à Millau, pacifiquement,
mais toujours armées de la même volonté
de liberer le pays et la planête de cette menace sans précédent
que représentent les OGM et les biocarburants.
Nous l'avons attendu une heure
devant la porte du tribunal de Millau,
en chantant,
rigolant, exhortant, informant,
et chahutant un peu les braves policiers en faction.
José est ressorti libre du tribunal, sans menottes,
le sourire aux lèvres, accompagné de ses avocats.
Il est reconvoqué le 10 Décembre pour un débat contradictoire
avec le juge, les avocats et le procureur.
François Roux explique ces échéances, mais,
soulagés, nous avons tous compris
que la justice ne sait plus ou elle habite dans cette histoire,
et qu'il semble que les autorités cherchent à temporiser.
Ce jour même, nous, militants du
Collectif Cevenol Gauche Alternative,
de Gardarem la Terra , de la Ligue des droits de l'homme,
et de Réseau Education Sans Frontières,
avont recueilli le soutien de José Bové
à l'appel national de RESF ppour la régularisation de Mohamed Ikni.
Ce sans papier algérien de 36 ans, enseignant de profession,débouté du droit d’asile par l’OFPRA,vit et travaille en France depuis 8 ans. L’hiver dernier, son enfant Français décède dans des circonstances dramatiques qui font aujourd’hui l’objet d’une procédure pénale où Mohamed est partie civile.Depuis, sa compagne et lui ont sombré dans une profonde dépression :au traumatisme de la mort du bébé vient s’ajouter la perspective de la séparation et du retour en Algérie. En effet, n’étant plus père d’un enfant français, Mohamed peut être expulsé à tout moment. Ce père éprouvé a déjà fait l'objet de deux tentatives d'expulsion, d'une extirpation forçée de l'hopital pour revenir au centre de rétention, malgré l'avis des médeçins. Fin Septembre, il est hospitalisé d'office à Uzés. Depuis les citoyens demandent en vain aux préfets du Gard et de la Drôme à être reçus.
Parce que Mohamed a besoins de soins dans la durée,
Parce que sa compagne et lui-même ont besoin de présence et de soutien mutuel,
Parce que les amis de Mohamed, nombreux dans la Drôme et dans le Gard, attendent sa sortie et sont prêts à l'accompagner encore pour l'aider à remonter la pente,
Parce que ses employeurs lui renouvellent leur confiance et qu'il est assuré de trouver un emploi,
Parce qu'on ne peut pas rayer d'un trait de plume 8 années de cette " vie privée et familiale " dont la Convention européenne des droits de l'homme garantit le respect,
le comité de soutien à Mohamed IKNI demande le réexamen de sa situation et la reconnaissance d'un droit au séjour qui seul lui permettra de se reconstruire et de se projeter dans l'avenir.
http://resf30.zeblog.com/c-9-plan-du-site
19 octobre 2007
identité nationale et immigration
Appel du réseau TERRA :
Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !
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Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »
L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?
Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.
Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.
Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.
Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.
Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)
http://terra.rezo.net/article602.html
13 octobre 2007
manifestation contre les franchises médicales à Nimes
"Chacun posséde en lui un lieu fragile
ou la vie peut l'atteindre mortellement."
Louise Lambrichs
16 juillet 2007
pas d'OGM en Ardèche
Les OGM sont à la nature
ce que le nuclaire est à l' énergie:
un progrés scientifique qui,
entre les mains d'apprentis sorciers,
confisqué par une bande de brigands internationaux,
peut faire exploser la terre
et disparaitre l'espèce humaine.
Quatre vingt dix pour cent des français en sont conscients,
les autres ayant des intéréts financiers à court terme
qui les aveuglent.
Mais les Français ne veulent pas d'OGM dans leurs assiettes,
ni dans les champs.
Le travail de Greenpeace révélant les graves atteintes à la santé
ne peut dévoiler qu'un pan de la catastrophe
qu'une invasion d'OGM infligera à la planéte.
Pourtant, notre gouvernement s'en moque
et laisse impunément les grandes firmes telles que Monsanto
gruger les agriculteurs avec des promesses mensongères,
ou carrément en les abusant par des offres gratuites
de sacs de graines OGM mélangées à d'autres semences.
C'est ainsi qu'en Ardéche, un premier canton vient d'étre touché
par des cultures OGM en pleins champs.
Le danger est grave:
ce département est connu dans toute l'Europe
pour la qualité de ses produits et son agriculture biologique.
Une dissémination OGM entraînera irrémédiablement
la destruction de toute cette agriculture, pour commencer.
Ce n'est pas acceptable.
C'est pourquoi nous nous sommes mobilisés
ce Dimanche 15 Juillet, en pleines vacances,
pour demander la destruction
des parcelles de maïs OGM d'Ardéche.
Une manifestation pacifique a rassemblé
quatre cent personnes à Villeneuve de Berg,
qui a défilé dans la rue principale jusqu'à la mairie,
ou des délégations ont été reçues par les élus,
visiblement très motivés pour contrer
cette offensive de contamination destructrice.
Le président du Conseil Général a proposé
de localiser les parcelles incriminées,
puis de les racheter, pour détruire la production.
Notre représentant du front spontané des citoyens contre les OGM,
Olivier Keller, de la Confédération Paysanne, a exposé
les risques et les mesures énergiques à prendre,
rapellant que les agricultueurs sont des victimes
de la libéralisation sauvage et du mercantilisme criminel,
que nous réclamons une indemnisation de leur travail:
nous en voulons aux cultures et non aux paysans abusés.
Monsieur le Maire de Villeneuve de Berg
s'est désolé de cette culture plantée derrière le dos de tous,
et les citoyens ses sont exprimés avec véhémence.
La floraison ayant lieu d'ici une semaine,
il faut trouver la solution trés rapidement.
Mercredi prochain, une réunion des élus
devrait faire avancer le processus amiable,
évitant un fauchage par des citoyennes et citoyens
trés préocuppés et déterminés.
03 juin 2007
contre l'enfermement répressif
Quand nous avons distribué quelques tracts hier à Nimes,
avec le Réseau Éducation Sans Frontières,
qui dénonce les rafles d'enfants de parents sans papier dans les écoles
et soutient des familles menacées d'expulsions violentes,
quels terribles retours, agressifs parfois, avons nous du subir,
de la part de personnes anodines, bien habillées,
semblant ne manquer de rien
et même bénéficier d'un excellent niveau de vie!
« Ah non! Des étrangers, on n'en veut pas!!! »
Devant des réactions aussi irrationnelles,
contraires à tout bon sens et toute humanité,
je suis restée sans voix, et intérieurement catastrophée!
La plupart du temps, les racistes se cachent
et ne déballent leur haine que par murmures,
ou entre eux, à l'abri des regards.
Maintenant, les racistes s'affichent,
soutenus par un pouvoir qui a porté la haine de l'autre
comme politique de régulation sociale.
Grâce à Mr Sarkosy, qui a décidé qu'il fallait exprimer enfin
haut et fort ce que l'on n'osait pas dire
et tente de se faire passer ainsi pour un homme d'efficacité,
ce ne sont pas les valeurs humanistes, fraternelles, de progrés social
qui ressortent et sont portées comme buts,
mais bien le plus bas et le plus sale de l'âme humaine,
qui, attisé par ce nouveau droit à haïr,
se projette librement et indécemment dans la société.
Sans cette retenue qui est à la base de la civilisation,
cette retenue qui prononce, malheureusement de plus en plus bas,
qu'on ne doit pas faire aux autres
ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse,
sans ouverture sur son prochain,
sans compassion, sans amour, sans solidarité,
aucune société n'est viable:
on n'élimine pas son prochain
simplement parce qu'il fait du bruit à coté de chez soi.
C'est ce qui se produisait couramment avec les dénonciations
lors de la dernière guerre mondiale.
C'est pourquoi cette ambiance qui se découvre sur la voie publique
a depuis peu un relent de guerre civile qui fait froid dans le dos.
Mais la repentance, qui est ce travail de conscience
que chacun, homme ou pays, doit faire un jour ou l'autre
sur ses fautes et ses erreurs,
pour pouvoir avancer vers la lumière,
a été balayé d'un coup de langue le soir même des élections,
annihilant ainsi des années de travail de spécialistes de la mémoire,
travail de dévoilement, de sortie de l'ombre et de l'impunité,
seul capable d'empécher que les horreurs se reproduisent.
Décréter que la France n'a rien à se reprocher,
c'est donner au coté le plus sombre des Français
l'autorisation d'envahir la sphère publique,
d'y répandre ses ostracismes, ses xénophobies,
ses peurs les plus irrationnelles érigées en guerre idéologique.
C'est laisser une vague de boue envahir le pays,
qui noyera les plus faibles, évidement,
les plus fragiles, les plus exposés,
et légitimera au pouvoir une caste de féodaux
se comportant comme des seigneurs de guerre,
attisant les haines de tous bords pour en tirer partie,
se barricadant derrière leurs remparts
à coups d'exclusions et de stigmatisations,
avec le soutien des marchands d' armes,
qu'elles soient sonnantes et trébuchantes
ou tout simplement psychologiques,
avec l'appropriation des médias.
C'est pourquoi le travail du RESF est si important:
il nous alerte sur les prémisses de très graves répressions à venir,
car il est clair que ce qui est commencé
avec les étrangers sans papiers ne 'arrêtera pas là,
mais progressera sournoisement
comme une gangrène dans toute la société,
pour s'étendre à toutes les différences,
en incluant bien entendu toutes les protestations citoyennes,
de plus en plus criminalisées.
Le premier centre de rétention a été découvert
fortuitement à Marseille en 1974 par des marins pécheurs,
et depuis, ces centres concentrationnaires
se multiplient tranquillement sur tout le territoire:
il y en a déjà quarante aujourd'hui.
Or cet été, le ministère de l'intérieur va ouvrir
un centre de rétention à Nimes,
pour y parquer des victimes choquées
qui ont tenté de chercher secours chez nous,
souvent dans des conditions effroyables,
qui relèvent d'un courage dont personne n'a cure,
courage qui devrait être salué, admiré,
et non vilipendé par des gens fermés, surprotégés,
englués dans des petits problèmes superficiels
qu'ils réglent à coups de somnifères,
perdant dans la distraction et la crétinisation de masse
le sens et l'essence des valeurs humaines.
Résister à l'implantation de toute structure qui enferme
et régle par la répression les situations de détresse
est plus que nécessaire, c'est vital!
A Nimes, nous protestons aussi contre la création
d'un Centre Éducatif Fermé, dont la répression prend la place
de réponses éducatives envers des enfants de 13 à 16 ans,
fabriquant là aussi des boucs émissaires faciles
à une société conservatrice et égoiste,
frissonnant sur ses privilèges d'accumulation,
qui amalgame jeunesse et délinquance.
Nous protestons contre la mise en place dans les rues et les lycées
de caméra de vidéo surveillance,
alors que nos jeunes ont besoin d'adultes dans leurs écoles
et non de machines à dénoncer!
Nous protestons contre ces villes ghettos,
dont les publicités géantes hérissées tout autour
ont remplacés les barbelés,
bastions de la société de consommation
à la pensée unique standardisée,
auxquelles ne peuvent plus que s'opposer
des banlieues et des campagnes
pour résister à la débauche répressive et prédatrice!







































































































































































