YURTAO, la voie de la yourte.

fabriquer et habiter sa yourte, résister et s'engager contre la marchandisation du monde, inventer un nouvel art de vivre.

28 avril 2008

Tchernobyl, la catastrophe continue.

anniversaire_Tchernobyl

Assassiner par un nuage.

le_ciel_nous_tombe_sur_la_t_te


Normalement, regarder les nuages passer dans le ciel est une activité de repos, de vacances, de détente.

Mais depuis vingt deux ans que le nuage atomique de Tchernobyl, cencé s'arréter gentiment à nos frontières, a détruit la vie de milliers de personnes, regarder passer un nuage ne sera plus jamais un acte de confiance.

centrale_nucleaire_fr

Un peu partout en France et au-delà, des manifestants portant le même masque sont restés immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des sièges d’entreprises pro-nucléaires, des ministères, des préfectures, des mairies, etc.

http://www.chernobyl-day.org/


A Saint Ambroix, quelques citoyens se sont retrouvés

pour un sitting en blanc sur les escaliers de la mairie,

pour_ne_pas_oublier

afin de ne pas laisser l'oubli et le déni

recouvrir la réalité catastrophique

du plus grand accident industriel de toute l'histoire.

PeaceLandesEricBaissonInspection01petit


http://www.sortirdunucleaire.org/


Contribution éclairée de Didier, notre "pointu en nucléaire", comme dirait Jean:

Il y a tout juste 22 ans, le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. C’était la première et la plus grande catastrophe du nucléaire civil. La puissance de l’explosion a soulevé le couvercle en béton (mille tonnes) du réacteur. Il est depuis coincé de chant, menaçant à tout moment de s’effondrer sur le cœur et de propulser dans l’atmosphère d’énormes quantités de particules radioactives et cela, jusqu’à la fin de la construction gigantesque du deuxième sarcophage. L’intensité de l’incendie après l’explosion a formé une colonne d’air chaud, qui a entraîné en haute atmosphère, d’immenses nuées de produits radioactifs, qui ont contaminé tout l’hémisphère nord.

Des centaines de milliers de soldats (les liquidateurs) sont intervenus, sans protection particulière, pour débarrasser les toits des bâtiments alentours, des morceaux de graphite radioactif, pour étouffer l’incendie avec du sable et du bore, pour couler du béton sous le bâtiment réacteur pour éviter le syndrome chinois (appelé comme ça parce que le cœur en fusion traverserait les dalles en béton, rien ne peut l’arrêter, il rentrerait dans le sol et ressortirait de l’autre côté de la terre, en Chine). Si cela était arrivé à Tchernobyl, le cœur serait rentré en contact avec la nappe phréatique et il y aurait eu une explosion si puissante que la quantité de produits radioactifs dispersés aurait rendu l’Europe inhabitable. Sans le savoir, ces « liquidateurs » ont sacrifié leur vie, pour sauver la nôtre. L’énorme radioactivité qui régnait sur les lieux, limitait leur intervention à une minute par personne. En quelques secondes, ils recevaient la dose admissible pour toute une vie. Ces sacrifiés, après avoir accompli leur mission, sont rentrés chez eux, aux quatre coins de l’ex URSS, sans suivi médical, sans enquête épidémiologique. La plupart d’entre eux sont décédés, ou survivent avec des maladies terribles et personne ne cherche à le savoir. Officiellement, il n’y a eu «  que trente deux décès ». Circulez, il n’y a rien à voir !

Il faut lutter contre l’oubli, le dire, le faire savoir, le transmettre et rendre hommage à ces hommes.

En France aussi, il y a la culture du secret, surtout en ce qui concerne le nucléaire.

Après le premier choc pétrolier en 1973, les autorités d’alors font le choix du nucléaire pour produire l’électricité, sous couvert de l’indépendance énergétique. En réalité, en faisant fonctionner des centrales nucléaires, on fabrique le plutonium nécessaire pour la bombe atomique. Nucléaire civil et militaire sont étroitement liés, on peut invoquer le secret défense. Le nucléaire est imposé par la force et, pendant les grandes manifestations d’opposants, la police et la gendarmerie réagissent avec une extrême violence. De nombreux manifestants sont blessés, mutilés, certains très grièvement, main ou pied arrachés, un en a perdu la vie. Le 31 juillet 1977, à Malville, Vital MICHALON est tué par la police, par un tir tendu d’une grenade offensive.

Alors, quand le nuage radioactif de Tchernobyl passe par deux fois sur la France, fin avril et début mai 1986, c’est le grand mensonge d’Etat.

Le nuage s’est arrêté aux frontières, aucune précaution particulière n’est prise pour préserver la santé publique. Pire, les politiques, scientifiques et journalistes référents, s’unissent pour rassurer le quidam. C’est la chape de plomb, pas de radioactivité en France et puis un tel accident est impossible dans nos belles centrales avec leurs doubles enceintes de confinement. Faux encore, aucune enceinte même double ne pourrait résister, à la puissance d’une explosion comme celle de Tchernobyl. Pendant ce temps là, l’air, le sol, l’eau, les légumes, le fourrage, sont contaminés. Toute la chaîne alimentaire, les animaux, les humains sont touchés. Alors que dans les pays limitrophes, on interdit la consommation de certains produits, on donne des recommandations pour se préserver, en France rien de tout cela. Dans notre pays, le nucléaire est un sujet très sensible, qu’il ne faut absolument pas remettre en question. Reste le mensonge et le choix de la contamination généralisée de la population. La radioactivité ne se voit pas, ne se sent pas et a des effets à long terme. Il n’y a pas de seuil minimum d’exposition sauf celui fixé par le nucléocrate qui concerne plus la technologie que la santé publique. Chaque dose produit son effet qui est le plus souvent cumulatif.

Pourtant, il était possible de protéger le public, notamment le plus sensible, les bébés, les enfants en bas âge, les jeunes , les femmes enceintes et ceux déjà atteint par une affection.

Pour bien comprendre, il faut faire un peu connaissance avec la physique nucléaire.

Les éléments radioactifs sont reconnaissables entre autre, par leur place dans la chaîne de désintégration (de l’uranium au plomb), par leurs émetteurs (alpha, béta, gamma), par leur période biologique (le temps pour être éliminé d’un organisme vivant) et celle qui nous intéresse, la période physique ou demie vie (le temps qu’il faut pour qu’un élément perde la moitié de sa radioactivité). Il faut dix périodes pour que sa radioactivité tende vers zéro, à la 1er il en perd la moitié, à la seconde la moitié de la moitié, à la 3ième la moitié de la moitié de la moitié et ainsi de suite jusqu’à la 10ième. Les éléments radioactifs ont des organes cibles, l’iode 131 radioactif, relâché dans le nuage de Tchernobyl, se fixe sur la thyroïde et a une période physique de 8 jours.

Deux possibilités, distribuer des pastilles d’iode naturel pour saturer la glande thyroïde et ne plus laisser de place pour l’iode 131 radioactif, ou, aussi efficace, confiner les aliments contaminés dans des endroits adéquats (congélateur), pendant 80 jours et, au bout de ce laps de temps, on peut les consommer sans danger. Parce qu’ils ne savaient pas, des enfants en Corse ont consommé des fromages de brebis contaminés et ont reçu à la thyroïde, avec un seul fromage, la dose annuelle admissible.

Mais il y avait bien d’autres éléments radioactifs dans ce fameux nuage, comme le césium 134 et 137 avec respectivement une période physique de 2,1 ans et de 30 ans et qui se sont concentrés dans les champignons et dans le thym. Le césium 134 est là pour 21 ans, le 137 est là pour 300 ans. Ces deux césiums se sont trouvés toujours dans la même proportion mais au bout de 21 ans, il n’y a plus de césium 134, reste que le 137. En faisant des analyses sur des champignons du centre de la France en 1986, la CRIIRAD a mis en évidence la seule présence du césium 137. Cela ne pouvait pas être la signature de Tchernobyl mais celle des essais en atmosphère de la bombe atomique, dans les années 1950-60.

Pour finir en beauté, le plutonium 239 produit dans les centrales nucléaires civiles pour faire la bombe atomique, a une période physique de 24 000 ans, il est donc là pour 240 000 ans. Les centrales d’EDF en produisent 11 tonnes par an, 5 kg suffisent pour faire une bombe et un milligramme peut suffire pour induire un cancer.

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16 avril 2008

activisme pro-golf en cevennes

Communiqué de presse:

Rébellion activiste dans un petit village cevenol.

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Le réseau de vigilance citoyenne des Cevennes a été alerté Samedi dernier d'une action directe non violente communaliste se déroulant dans un village d'irréductibles cevenols.

Ce village, habité uniquement par des Français réguliers de souche, a refusé le passage à des personnes d'origine étrangère, par ailleurs ouvriers agricoles.

La brigade de vigilance a donc du intervenir pour libérer le passage.

Les protagonistes

Les habitants du village,

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conduits par leur maire, avec l'assentiment tacite du préfet,

ont décidés de s'auto-organiser pour pallier au laxisme

de la police locale sur les problèmes de défense de l'identité régionale.

Ils se sont donc constitués en service d'ordre civique spontané,

afin de défendre les frontières de leur commune.

Un couple d'origine étrangère

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avait été hébergé au pair dans plusieurs familles

d'exploitants agricoles du village.

Au bout de quelques mois de travail bénévole à différents postes,

en particulier pour nettoyer de grandes surfaces en vue

d'un projet d'aéroport pour desservir le golf prévu sur ces champs,

profitant ainsi d'une formation professionnelle gratuite

en tant qu'ouvriers polyvalents,

le couple émit la revendication ingrate de rapatrier

leurs enfants en bas âge au village.

Or la commune ne doit l'équilibre de son budget que grâce

aux heures supplèmentaires de ceux qui travaillent toujours plus

dans les champs: l'arrivée de quelques improductifs

mettraient en péril l'intégrité de tous.

Le regroupement familial d'une communauté étrangère

est un facteur bien connu générateur de risques

supplémentaires pour l'identité communale.

Suite au refus légitime à leur revendication,

le couple d'étrangers a trahi la générosité de ses bienfaiteurs

en dénoncant auprés des écologistes le projet du maire,

par ailleurs grand propriétaire terrien,

de faire construire un golf dans la vallée.

Le conseil municipal a alors décidé en session extraordinaire

le congé définitif de ces personnes.

Expulsé à l'amiable, le couple n'a cependant pas eu le temps

de faire ses valises et s'est retrouvée à la rue les mains vides.

Recueilli dans un foyer d'hébergement temporaire,

assisté par un réseau d'aide humanitaire,

quelques semaines plus tard,

le couple d'immigrés avertit le maire,

par lettre recommandée avec accusé de réception,

de son intention de venir récupérer les affaires personnelles

restées dans la maison de leur employeur.

Les faits:

Le maire informe ses administrés de l'invasion imminente

d' étrangers sur le territoire communal.

Unanimement, les habitants décident alors

de faire barrage à leur passage

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en s'enchaînant à leurs maison et leurs clôtures.

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Les immigrés arrivent en voiture le matin

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et doivent stopper devant le blocage,

en plein milieu de la route,

obstacle humain constitué de villageois

encastrés les uns aux autres,

menottés et sanglés dans des tubes de gouttière....

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Des slogans comme « La commune aux communards! »

et «  pas d'étrangers dans le golf » fusent!

L'ouvrier agricole immigré tente d'engager en vain

une négociation

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en réclamant le passage libre sur la voie communale.

Mais ils doivent constater le fort embrigadement

et l'organisation musclée des habitants,

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qui ont du être entraînés par des activistes extrémistes,

probablement fondamentalistes,

les techniques d'enchaînement se révélant

hautement sophistiquées.

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Le couple d'immigrés se décide alors à appeler

la brigade de vigilance citoyenne de la région,

brigade au service des droits de l'homme,

pour une intervention urgente.

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Quelques minutes aprés arrivent en même temps les médias,

la brigade civique privée, d'un pas déterminé,

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dont certains éléments n'aiment pas les journalistes,

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ceux-ci devant rassembler beaucoup de courage

pour couvrir l'affaire malgré les menaces.....

et le maire du village.

Pendant que celui ci explique à la presse la légitimité

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de l'union des villageois pour contrer l'insécurité rampante

dans nos campagnes et suppléer au laxisme

d'un Etat affaibli par une immigration incontrolée,

l'immigrée en colère

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explique qu'elle doit absoluement récupérer ses affaires!

Aussitôt, la brigade, formée aux actions non violentes

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par le réseau KuKuKlan, se jette sur la chaîne de villageois.

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Heureusement, cette milice trés hierarchisée

a reçu des consignes strictes pour ne pas casser de villageois:

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l'évacuation se déroule donc dans la bonne humeur

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et les insurgés sont progressivement neutralisés.

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Mais un deuxième obstacle se présente sur le seuil

de l'ancien logement du couple étranger,

ou quelques jeunes demandeurs d'emplois,

à qui on a promis des postes sur le terrain de golf,

se sont arrimés entre eux et à la rembarbe

avec des fils électriques,

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menaçant de se suicider par électrocution

en cas de remise en cause du chantier.

Une négociatrice de la brigade,

formée aux techniques non-violentes de persuasion,

trouve des arguments rassurants,

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pendant que l'évacuation continue.

Nous apprendrons en aparté que le paysan moustachu évacué

vient de vendre ses hectares de pommiers de races anciennes

à une multinationale trés connue: "Profitplus" and CO.

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D'autres, pendant ce temps, immobilisent

les pouces libres des enchaînés,

et engagent ces jeunes gens

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à créer leur propre entreprise de milice,

les emplois de gardiens, de surveillants, de contrôleurs,

de ponctionneurs d'ADN étant en pleine croissance.

Une embauche a même été signée derechef

avec la candidate au suicide,

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et les vaillants opposants

ont relâché leurs tensions:

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la brigade a enfin pu crier victoire devant la maison libérée!

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Aussitôt, l'ouvrière immigrée a pu récupérer ses affaires,

en particulier son tee-shirt, cadeau personnel de José Bové,

qui lui a promis de combattre sans relache

pour la souveraineté alimentaire de tous les pays d'origine!

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Remarque: la police traditionnelle n'a pas été prevenue

et pourtant, le conflit a trouvé une heureuse issue!

L'auteure de ce scoop, blogeuse alternative,

s'est cependant vu retenue dans les locaux,

aprés le départ des immigrés, pour un interrogatoire musclé.

Elle n'a pu être relachée que contre la promesse

d'une confidentialité absolue sur l'incident.

C'est la raison pour laquelle j'ai du embaucher des figurants

pour la reconstitution de cette histoire,

afin que personne ne puisse être reconnu.

L'amateurisme des acteurs bénévoles se remarque par

une certaine liesse pas toujours conforme au sérieux de l'affaire,

mais aprés tout, la forme est moins importante que la vérité,

car  c'est bien  la vérité qui importe par dessus tout:

une information libre, claire et authentique,

non vendue aux parties....

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27 février 2008

Résistances, lettre d'une maitresse

LOI SUR LA RETENTION DE SURETE

sarko

Si-Adolf-Hitler-L'A-Fait-Pourquoi-Qu'On-Le-Ferait-Pas?

Pour (se) justifier (de) l'immonde loi sur la "rétention de sûreté" qu'elle vient de faire adopter par le Parlement (couché), la droite haineuse et revancharde nous a (res)sorti l'un de ses couplets de prédilection: "Pourquoi-qu'on-le-ferait-pas-chez-nous-puisque-ça-se-fait-ailleurs?"

Georges Fenech, transi d'admiration pour ce modèle germanique, a plus spécifiquement expliqué: "La mesure de "détention de sûreté" (Sicherungsverwahrung) a été introduite dans le Code pénal allemand en 1933".

Et, en effet, "Le Canard enchaîné" le révèle ce matin: c'est bien ce qui s'est passé.

Même, cette loi, si merveilleuse que l'UMP veut la même, a été paraphée par: "Der Reichstanzler" (HITLER, Adolphe de son prénom)

Nous avons aussi la Schutzhaft, très bien aussi, et qui date aussi de 1933.

"Schutzhaft" signifie "détention préventive"
http://dictionnaire.reverso.net/allemand-francais/Schutzhaft

"Dans le système totalitaire, toute personne est un suspect en puissance, une victime probable, un condamné en sursis, un détenu potentiel. Chacun est coupable, à des degrés de gravités divers. Pour donner à la terreur, aux arrestations massives et à l'internement dans les camps de concentration une apparence de sanction juridique, les nazis légalisent le système de « l'arrestation protectrice » (« Schutzhaft ») par l'ordonnance du 28 février 1933 sur la « protection de la nation et de l'Etat » : « l'arrestation provisoire est un moyen de contrainte aux mains de la Police secrète de l'Etat pour protéger la nation et l'État contre toute intention hostile à leur encontre »… Elle concerne les personnes « qui par leur comportement, menacent la propriété et la sécurité de la nation et de l'État ». (circulaire du 25/1/38) "

Le « Schutzhaft » s’applique à différentes catégories de personnes en fonction des compétences des Bureaux IV ou V du RSHA :

les compétences du quatrième bureau s'étendent aux prisonniers politiques, homosexuels, t"émoins de Jehovah, personnes devant être corrigées et éduquées, prisonniers pouvant être livrés à autre état en raison de leur citoyenneté...

http://www.encyclopedie.bse 

bonbeurre_07

Le Conseil Constitutionnel vient de valider cette loi.

Lettre de Laure, la maîtresse de Gévorg à l’école Grangeneuve,

criant sa colère, sa détresse et sa révolte :

prot_ger_l_enfant

Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé en CP dans ma classe l’an dernier. Je suis la maîtresse de Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier.
Je suis la maîtresse de Gevorg et d’autres encore dans la même situation, qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut arriver.

SARKO_la_france_tu_l_aimes

Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu’en France un enfant peut être obligé de s’enfuir de nuit avec sa famille parce qu’il n’est pas français.
Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu’on est tous égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont faites pour nous protéger, que c’est ce qu’on appelle les droits de l’homme dont on est si fier en France.
Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que l’on doit résoudre les problèmes en s’expliquant, et que lorsqu’on est dans dans son droit on sera écouté et protégé… « parce que c’est ça la justice, hein maîtresse ? »

Je suis la maîtresse d’autres enfants sans papiers qui me regardent faire l’appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue d’un pays qui ne veut pas d’eux.
Je suis une maîtresse parmi tant d’autres qui devraient tous les jours essayer d’expliquer l’inexplicable, accepter l’inacceptable, et ravaler cette rage et ce dégoût d’être la fonctionnaire d’un Etat qui mène une chasse à l’homme abjecte et dégradante.

Aujourd’hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des hommes, des femmes et des enfants.

Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et ces stylos que personne ne vient réclamer.

Je voudrais vous dire à quel point j’ai peur d’arriver en classe et d’avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.

Nous n’en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n’en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas !
Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en danger.

Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner :

« Le suprême degré de la sagesse est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. »

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21 février 2008

Journées de l'habitat choisi

Le réseau Halem et des associations et collectifs des régions

vous invitent aux Journées de l'habitat choisi

Samedi 1er et dimanche 2 mars, pl. Bourse Paris 2

Quel que soit le type de logement, beaucoup subissent leur habitat. Aujourd'hui, des centaines de milliers de personnes ont décidé de le choisir en sortant des sentiers battus. Vie proche de la nature, éco-construction, financement léger, autonomie et mobilité sont des critères de plus en plus retenus pour faire son lieu de vie.

Alors que certains maires souhaiteraient accompagner cette réalité, la répression étatique s'organise en refusant de prendre en compte ses dimensions écologique, sociale et économique.

Dans un contexte de crise de société où la pression à l’uniformisation n'a jamais été aussi forte nous prenons la liberté de choisir notre mode de vie, d’habitat et de subsistance sans accepter d’être victimes de discriminations.

Nous tenons notre légitimité du fait que nous sommes co-héritiers de la Terre sur laquelle nous exerçons notre droit d'usage.

Nous savons tous que l'arrivée de nouvelles populations ces dernières années a permis de maintenir des services publics (école, Poste, etc.), de faire vivre les commerces de proximité et de développer de nouvelles niches d'activités (constructions en matériaux naturels, productions alimentaires saines, services à la personne, etc.). De même, avec la pratique du spectacle vivant, la vie culturelle s'est enrichie aussi bien dans les foyers ruraux que dans les lieux alternatifs.

Ce mode de vie est viable, décent, salubre, étant entendu qu’est viable pour une personne ce qu’elle est non seulement prête à accepter faute de mieux mais qu’elle retient en présence d’autres alternatives disponibles et financièrement accessibles pour elle.

Programme provisoire

01/03/2008 : 7h00 : Montage du point info

10h00 - 14h00 : Démonstration de montage d'une yourte de 50m2 (8m de

diamètre)

- Explications techniques, aménagements…

- Démonstration de techniques d'autoconstruction écologique.

- Espaces de discussion, stands. (énergies renouvelables, eau

et assainissement, aspects administratifs et juridiques)

16h00 - 18h00 : Débat "habitat choisi – logement et mode de vie"

02/03/2008 : 11h00 : Présentation générale et conférence de presse.

Après-midi : Espace de discussion.

Animations autour des stands.

17h00 : Démontage et nettoyage.

Restauration végétarienne et « bio dans la mesure du possible » sur place samedi midi et

soir et dimanche midi.

Contacts : COORDINATION DES RÉSEAUX

organisation, associations, participants :

Clément DAVID - nomadinconduite@free.fr - 06 30 94 85 71 –

05 61 66 52 13

presse, communication :

Joe SACCO – halemfrance@halemfrance.org -06 18 94 75 16 –

01 64 99 47 01 – 09 61 46 12 11

http://www.halemfrance.org

http://www.macabane.info

http://katipik.free.fr

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20 janvier 2008

croissance et exclusion, RSA,RMI et Revenu d'existence.

chouette_elleRivalité, concurrence, méfiance, contrôle et espionnage, déloyauté, dérives sécuritaires et arbitraires, considération de l'espace public comme un boulevard du crime et de son voisin comme un terroriste potentiel, ces constantes de l'hyper capitalisme portent en elles cette perversité majeure de déposer sur chacun une menace permanente, de susciter défenses et de retranchements quand ce n'est pas de l'agressivité érigée en mode de vie.

Cette rivalité est agissante parce qu'elle repose sur le réflexe instinctif de croire que le gâteau de la terre est insuffisant pour tous et qu'il faut se battre pour obtenir sa part, la soustraire aux autres en les écrasant ou les éliminant.

Ceux qui manipulent sans vergogne ce mensonge obtiennent ainsi, par l'abus de confiance institutionnalisé, le droit d' aliéner leurs propres frères dans des cadences infernales et de s'en rendre propriétaires, comme d'une vile matière, à coups d'endettements.

Comme la population augmente en même temps que la mécanisation et l'informatisation, que les taches, graçe à la science, sont sensées s'alléger, les tenants, les nantis et les chefs craignent que le temps libre dégagé permettent à quelques rebelles toujours trop en avance sur leur temps d'être en mesure de comprendre comment on les manipule, et, par suite, de se révolter contre l'oppression de masse, la financiarisation de toute l'activité humaine et le muselage de l'imagination.

Ils créent alors des tas de travaux inutiles et futiles pour les menotter et les empécher de réfléchir. Ils invoquent le dieu « croissance », secondé par la déesse « technocratie », à vénérer par des tonnes d'actes insipides et destructeurs, croissance qui n'est autre que celle des intéréts des banquiers et des actionnaires.

C'est ainsi que le travail dans le système actuel est devenu du travail forçé.

Les capitalistes et les ultra-libéraux savent très bien que le monde est limité, c'est pourquoi ils tentent d'accaparer tout pour eux au détriment des autres. Ils savent qu'aujourd'hui la terre peut nourrir et entretenir 12 milliards d'habitants, mais ils sont incapables d'imaginer une autre répartition que celle qui nourrit leurs égoïsmes. Pour continuer à s'en mettre plein les poches, ils se sont alliés avec des sous-chefs auxquels ils ont promis une part de leur butin en échange de leur force de travail.

Les avantages offerts aux sous-chefs sont devenus l'étalon économique et juridique de tout le droit du travail: de là découlent toute hiérarchie, tous les régimes spéciaux, tous les systèmes d'entretien et de renouvellement de la force de travail et la création exponentielle de nouveaux besoins. Ces sous-chefs à tous les échelons de l'esclavage ont déployé leurs forces d'oppression et de persuasion sur les autres travailleurs pour leur faire croire qu'en travaillant de plus en plus, ils auront une part au racket généralisé de la nature et de l'humain, que plus ils produiront de gadgets, plus ils pourront se gaver.

En fait, tout le monde veut devenir sous-chef et tente en même temps de se trouver prés du radiateur.

Ce mensonge diabolique s'appelle la croissance.

La croissance est ce mythe hydrocéphale qui est généré par la pensée unique, dont le principal attribut est l'incapacité à mobiliser le moindre sens critique, et de refouler toute conscience morale au profit de la grégarité.

Il en découle des mensonges à tous les étages de la société, via l'économie.

Les mensonges les plus virulents concernent les exclus du système, ces rôdeurs malveillants soupçonnés de tous les maux, tous ceux qui, pour une raison ou une autre, totalement inhérente à la pression et à l'emballement de la machine, sont écartés de gré ou de force de la norme, et qui, en voie de décristallisation, se souviendraient dangereusement que la vocation humaine s'exprime dans la dignité et l'émancipation.

RMIPANCHO

Puisque tous les biens sont arrachés à la force du poignet contre l'avidité du voisin, ceux qui ne participent pas à la bagarre générale et ne polluent pas de leur consommation ce qui reste de nature, sont dévalués, puis stigmatisés.

Qu'ils soient mécaniquement évacués de la centrifugeuse, par élimination cinétique, par saturation d'endurance, par usure, ou qu'ils choisissent de se détacher, tous ces évadés du totalitarisme fonctionnel de l'efficace et du rentable incarnent les symptômes d'une maladie organique du système.

Avec des mesures comme le RSA, Revenu de Solidarité Active, apparaît clairement la volonté de vouloir remettre de force dans la cale tous ces gens qui sont restés sur le quai pendant que le grand Titanic claironne en embarquant l'élite de la terre, ce qui revient à nier tous les symptômes de la maladie.

un_titanic_comme_un_autre

Les socialistes et les partis d'extrême gauche critiquent les moyens mis en oeuvre pour aboutir au RSA, et bien qu'ils en dénoncent les perversités économiques, financières et répressives, ainsi que les atteintes au droit de cette loi, il y manque la lucidité, le courage et l'honneteté de révéler l'insanité fondamentale qui consiste à vouloir éradiquer la pauvreté à coups d'outils fabriqués dans le système même qui la provoque!

On ne peut se contenter de l'ignoble tour de passe passe qui consiste à étouffer le cri humain qui s'exprime dans la pauvreté, cet appel au secours lancé par la frange d'une société de plus en plus inhumaine, une société qui se débarrasse de ses naufragés pour les donner à manger aux requins.

Nous les pauvres assistés paresseux et inaptes, en sommes juste réduits à devoir écrypter la recette de la sauce à laquelle nous allons être mangés.

requins

Mr Hirsh, petit loup aux ambitions sans freins, a été plaçé au quart de nuit par notre impératueur pour remplir la sale besogne qui consiste à tendre la perche à ceux qui jurent de se taire sur les causes du naufrage, qui jurent de n'avoir rien vu, qui se désavouent eux-mêmes et trahissent leurs fréres de dérive. Et tous les médias se félicitent d'avoir pu photographier ce scoop d'un sauvetage héroïque de quelques égarés qu'on va hisser en exemple! En exemple de quoi? D'avoir été remis au niveau de gentils collabos?

On nous demande d'étre des lâches, des traîtres et des salauds pour avoir une chance de survivre dans le camp de travail forçé.

Sarklon

He bien non, nous ne sommes pas obligés de vendre notre âme pour obtenir quelques miettes d'un gâteau pourri. Nous ne sommes pas obligés de dénoncer le copain d'à coté pour obtenir les faveurs d'un caporal de l'insertion.

Nous pouvons refuser de nier le symptôme d'un corps social malade et souffrant que nous incarnons à nos vies défendantes.

Car ce n'est plus l'intelligence qui décode les symptômes manifestes du corps social: le mental a largement prouvé combien, en complexifiant outrageusement l'accés aux droits élémentaires, on a éloigné du quotidien, de la simple vision, ce qui rend humain, ce sens de sa vie qui rend signifiants nos engagements, ce besoin essentiel qui est de compter sur sa communauté pour redresser la barre quand son capitaine se fourvoie. Ce qui est agissant alors, c'est le simple bon sens, l'instinct de survie.

Ce bon sens est porté normalement par la pulsion de vie.

Or nous savons que le Titanic va sombrer, c'est le fruit de l'expérience historique. Nous savons qu'il emporte avec lui un pan de civilisation décadente, dépassée, nous savons qu'il faut écouter les symptômes pour décrypter la maladie, rectifier le tir et construire des bateaux viables.

A bord du paquebot néolibéral, des petits dictateurs psychorigides qui croient de manière infantile à la toute puissance sans bornes de ce qu'ils sont, ainsi que des braves fonctionnaires à la myopie galopante qui exécutent fidélement des ordres iniques, renforcent le déni de toute une société, entraînant les embarqués à leur perte.

La dernière guerre mondiale a laissé, je l'espère, suffisamment de traces dans la mémoire collective pour que plus rien ne puisse nous enlever de l'esprit le souvenir de quoi sont capables des hommes ivres de pouvoir qui ne rencontrent pas de résistance.

A nous, exclus ayant pris du recul, de gré ou de force, de refuser d'embarquer et de prévenir haut et fort! N'attendons pas qu'ils nous traitent comme ils le font avec les pauvres du monde qui tapent à nos portes. N'attendons pas les rafles au petit matin, pour nous évacuer des quartiers chics, nous plaçer en détention dans des couloirs d'administration où de gentils associatifs de l'insertion seront payés à nous torturer avant de nous raccompagner en camisole dans nos ghettos!

Nous ne devons pas attendre de gens qui ne parlent que d'argent et s'en mettent plein les poches qu'ils prennent à coeur la situation des pauvres. S'ils font semblant de le faire, c'est pour se déculpabiliser au mieux, au pire pour détourner l'attention et tromper tout le monde.

Le RSA est la mesure symbolique la plus saillante de ce refus de prendre en compte les symptômes d'un système qui doit muter.

Le RSA, qui se voile sous la démagogie odieuse de la charité collective, est une résistance archaïque contre la nécessaire transformation sociale.

Le RSA, c'est le renchérissement d'une valeur travail désuéte fondée sur l'asservissement des masses et la dilapidation des ressources, travail qui désormais produit plus de dégats que de bienfaits.

Le RSA, c'est le travail forcé qui se révèle au grand jour!

Le travail forcé, c'est le contraire absolu de la créativité qui naît de la paix.

La paix n'est possible que si chacun dans le corps social bénéficie de la reconnaissance et de la sécurisation de ses besoins premiers, la paix n'est possible que si les ressources sont fournies et reparties sans discrimination. Ce qui est largement possible aujourd'hui vu le volume des richesses mondiales. De là, plus personne n'aura besoin de faire croire que le travail est refusé par une sous- caste de paresseux, car une personne qui se sent respectée et reconnue dans son humanité participe spontanément et pleinement aux tâches collectives.

Car la vraie croissance n'est pas celle de la production et l'appropriation de biens matériels de façon exponentielle et suicidaire, mais celle des valeurs qui fondent la singularité de l'humanité, valeurs qui doivent se différencier des animaux, de la loi instinctive du plus fort et de la horde, de l'élimination du rival et du saccage des ressources nourricières.

La vraie croissance, maintenant que l'humanité a rencontré ses limites,

c'est le sevrage.

Ne plus désirer que le lait coule en permanence pour soi seul au monde. Démonter le mythe de la mère intarissable et l'illusion prométhéenne, faire face au principe de réalité. Accepter que l'ére matérialiste s'achève avec l'épuisement de l'or noir. Se tourner vers ses fréres et soeurs, les découvrir, échanger avec eux, construire des relations amicales avec ses voisins et partager pacifiquement la terre.

Voir que sur une planête féconde, tout le monde a envie de travailler et de participer à une collectivité humaine juste et solidaire.

Voir sa pourvoyeuse avec plus de distance devrait inévitablement entraîner, par un processus d'individuation, une responsabilisassions de ses actes.

Une relation qui reconnaît à l'autre le droit d'autant de place que soi, qui accepte un héritage commun à gérer entre égaux, que l'autre soit d'une race ou d'un genre différent.

Cet héritage, nous devons en dresser un état des lieux pressant: c'est ce que font les écologistes, les lançeurs d'alerte, et les associations citoyennes d'usagers. Le constat est grave.

Ou nous mutons, ou nous sommes engloutis par la pulsion de mort.

Notre société n'a pu évoluer de la féodalité à la modernité que parce qu'en son sein, des penseurs, des visionnaires, des gens libres et honnétes, qui ont eu le courage de s'exclure du mode de vie traditionnel, se sont joints à toutes les victimes de l'oppression et ont été capables d'anticiper, à travers la lutte révolutionnaire et l'engagement personnel, pour poser l'exigence de la justice, de la démocratie et du droit.

C'est pourquoi la vision d'une économie qui démonte les mensonges sur lesquels elle est abusivement fondée, et particulièrement les mensonges sur l'émission de la monnaie, une économie qui offre à chaque citoyen une part des ressources du simple fait de son existence, tout en relocalisant les productions pour favoriser les échanges directs et restaurer le lien social, constitue aujourd'hui une alternative que les objecteurs de croissance étudient avec attention.

Il est crucial de dénonçer les mensonges de l'horreur économique qui nous sont encore serinés comme des évidences, alors que les régles actuelles de l'économie ont été fondées au dix-neuvième siécle sur un préjugé de rareté et d'accaparement individuel aujourd'hui totalement obsolète.

Toute production ne coûte pas d'argent, mais uniquement du travail et de la matière. Le travail, c'est les hommes, la matière, la nature.

La production n'est coûteuse que parce que les États ont renonçé à créer leur monnaie et que chaque projet s'entend répondre: ça coûte cher. Ça coûte cher si on va chercher l'argent chez le banquier qui ne travaille jamais et vous le facture hors de prix pour faire fonctionner son système privé. Ça ne coûte rien si l'argent est créé par un État qui retrouve sa vocation première de transfert collectif. Alors qu'on en est arrivé à ce que quand l'Etat emprunte aux banquiers qui facturent les intéréts, c'est l'impôt qui rembourse la dette à des organismes privés! Ça s'appelle du détournement de fond crapuleux! Voilà ce qu'est l'économie d'aujourd'hui.

Il suffit de désigner des boucs émissaires en plus de la propagande idéologique qui consiste à faire croire que si l'état est endetté, c'est qu'il vit au dessus de ses moyens, et le tour est joué: suppression des services publics, serrage de ceintures pour le peuple et stigmatisation des assistés. Le tout accompagné d' un grand soupir général d'impuissance.

En tant que personne perçevant le revenu minimum, revenu que je déclare droit fondamental non soumis au chantage, n'ayant pas jeté ma conscience aux orties, me levant tôt pour des journées bien remplies, je réclame la création d' un espace sociétal hors profit, prioritairement dévolu à des activités de services à la personne et à la nature, basé sur une monnaie sans spéculation, non rentable. Les emplois créés par cette monnaie émise selon les besoins par l'Etat, monnaie électronique et gratuite, non convertible en devises étrangères, donc abondante et non cumulative, ces emplois générés sur un champ d'actions aussi vaste que l'humain et l'écologie, deviendraient une source de réalisation de soi hors de toute aliénation. Ce qui créerait satisfaction, confiance et cohésion sociale, ainsi qu' une nouvelle relation à la nature et ses ressources.

Postulant que l'héritage de la terre est égal pour tout être y naissant, je dénonce que les nantis qui accaparent des parts illégitimes sont des brigands, et qu' ils doivent être démasqués comme tels. Par suite, je réclame la création par l'Etat d'une monnaie attribuée à chaque être humain pour le seul fait de son humanité sous la forme d'un revenu insaisissable à vie.

protection_canarde

En tant que femme, je rappelle que le RSA a été proposé par Mr Hirsh, ex- président d'Emmaus, association essentiellement masculine. Or, ce que l'on occulte généralement, quand on tente d'englober tous les « RMIstes » dans le même sac, c'est que les trois quarts sont des femmes isolées avec enfants.

Nous femmes, de même que nous avons combattu pour la liberté de disposer de nos corps, en pratiquant la désobeissance civile quand c'était nécessaire, et en prenant des risques personnels et collectifs pour faire changer la loi et les mentalités, de même nous combattons pour la liberté de disposer de notre temps et de notre cerveau.

filles_en_lutte

Le dilemme ne doit pas être de savoir si on veut rester à la maison ou aller travailler: c'est un faux choix basé sur l'acceptation et l'intégration des valeurs masculines exacerbées de conquéte, de prédation, de domination, et non sur la liberté d'exprimer ce dont nous avons vraiment besoin, la société pacifique, coopérative et non concurrentielle que nous voulons, qui soit un avenir praticable pour nos enfants.

Si le deuxième millènaire a été celui du matérialisme, de la conquète des ressources et la prise de conscience des limites, le troisième qui commence sera celui de la fraternité et de la répartition.

Il faudra y apprendre la vraie solidarité par une distribution équitable de notre bien commun. Ce qui commence par cette sobriété choisie au quotidien par ces veilleurs qui dénoncent le scandale de l'injustice sociale partout étalée comme une gangrène et préconisent d'y porter le remède de l'amour et donc du partage.

d_finitif

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12 novembre 2007

Convocation de José Bové devant le juge d'application des peines

affiche_anti_OGM

« Plusieurs centaines de personnes en Françe seront jugées,

dans les années qui viennent,pour avoir par leur action alerté,

et enfin convaincus, les autorités Françaises

de la dangerosité des plantes et semences génétiquement modifiées.

Plusieurs centaines de personnes en Françe,

parmi les milliers qui ont participé aux fauchages,

ont été condamnées pour avoir participé à ces actions.

Pour résumer, tous les essais qui ont été détruits depuis 10 ans

n'ont jamais conduits à la moindre autorisation de mise en culture:

soit parce que la contamination a été démontrée

comme pour le colza,

soit parce que les autorisations données ont été annulées

par les instances judiciaires, soit parce que,

avant le dernier examen final,

leur dangerosité potentielle s'est manifestée,

conduisant les autorités européennes à les suspendre ou les refuser.

Pour avoir eu raison trop tôt,

face aux lobbies aux ressources finançières sans fond,

des centaines de personnes ont été ou seront condamnées

pénalement, au nom du peuple Français.

Seule deux juridictions, le tribunal correctionnel d'Orléans

et celui de Versailles ont eu le courage d'en relaxer certaines,

en reconnaissant qu'elles étaient en état de necessité

face à un danger actuel et imminent,

ajoutant que leur acte devait s'analyser comme

socialement utile,

et que la société n'avait aucun intérét à punir,

vu que la sanction ne remplit aucune de ses fonctions traditionnelles

de rétribution, intimidation ou réadaptation. »

Marie- Christine Etelin, avocate de José Bové, 11 Novembre 2007.

Marie_Chrisine_Etelin_annonce_le_r_sultat

Alors que Nathalie Kosciusko-Morizet a indiqué

qu’un projet de loi sur les OGM serait soumis au Conseil d’État

avant la fin de l’année, et au parlement en Janvier ou Février,

ce 12 Novembre à 14 Heures, José Bové était convoqué

devant le juge d'application des peines à Millau,

Jos__expliquant

pour l'exécution éventuelle de sa peine de quatre mois de prison

policiers_devant_le_tribunal_de_Millau

pour avoir fauché un champ de maïs OGM,

banderolle_anti_OGM

et ainsi tenté d'empécher

un processus de contamination génétique irréversible,

un empoisonnement irrémédiable

des ressources alimentaires du pays.

Nous sommes allés le soutenir à Millau, pacifiquement,

foule_attendant_Jos__Bov__devant_le_tribunal

mais toujours armées de la même volonté

de liberer le pays et la planête de cette menace sans précédent

que représentent les OGM et les biocarburants.

moratoire_OGM

Nous l'avons attendu une heure

faucheurs_volontaires_exit_s

devant la porte du tribunal de Millau,

en chantant,

chansons_militantes

rigolant, exhortant, informant,

mouvements_de_foule

et chahutant un peu les braves policiers en faction.

chahut_sur_les_marches_du_tribunal

José est ressorti libre du tribunal, sans menottes,

sortie_de_Jos__Bov__libre

le sourire aux lèvres, accompagné de ses avocats.

Jos__s_exprime

Il est reconvoqué le 10 Décembre pour un débat contradictoire

avec le juge, les avocats et le procureur.

Jos___Marie_Christine__Olivier_et_Fran_ois

François Roux explique ces échéances, mais,

soulagés, nous avons tous compris

Fran_ois_roux_explique_la_suite

que la justice ne sait plus ou elle habite dans cette histoire,

et qu'il semble que les autorités cherchent à temporiser.

Jos__Bov__exhorte___continuer_la_lutte

Ce jour même, nous, militants du

Collectif Cevenol Gauche Alternative,

de Gardarem la Terra ,  de la Ligue des droits de l'homme,

et de Réseau Education Sans Frontières,

avont recueilli le soutien de José Bové

à l'appel national de RESF ppour la régularisation de Mohamed Ikni.

Jos__signe_l_appel_pour_Ikni

Ce sans papier algérien de 36 ans, enseignant de profession,débouté du droit d’asile par l’OFPRA,vit et travaille en France depuis 8 ans. L’hiver dernier, son enfant Français décède dans des circonstances dramatiques qui font aujourd’hui l’objet d’une procédure pénale où Mohamed est partie civile.Depuis, sa compagne et lui ont sombré dans une profonde dépression :au traumatisme de la mort du bébé vient s’ajouter la perspective de la séparation et du retour en Algérie. En effet, n’étant plus père d’un enfant français, Mohamed peut être expulsé à tout moment. Ce père éprouvé a déjà fait l'objet de deux tentatives d'expulsion, d'une extirpation forçée de l'hopital pour revenir au centre de rétention, malgré l'avis des médeçins. Fin Septembre, il est hospitalisé d'office à Uzés. Depuis les citoyens demandent en vain aux préfets du Gard et de la Drôme à être reçus.

Parce que Mohamed a besoins de soins dans la durée,

Parce que sa compagne et lui-même ont besoin de présence et de soutien mutuel,

Parce que les amis de Mohamed, nombreux dans la Drôme et dans le Gard, attendent sa sortie et sont prêts à l'accompagner encore pour l'aider à remonter la pente,

Parce que ses employeurs lui renouvellent leur confiance et qu'il est assuré de trouver un emploi,

Parce qu'on ne peut pas rayer d'un trait de plume 8 années de cette " vie privée et familiale " dont la Convention européenne des droits de l'homme garantit le respect,

le comité de soutien à Mohamed IKNI demande le réexamen de sa situation et la reconnaissance d'un droit au séjour qui seul lui permettra de se reconstruire et de se projeter dans l'avenir.

http://resf30.zeblog.com/c-9-plan-du-site

Posté par barbesse à 22:32 - militance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2007

identité nationale et immigration

Appel du réseau TERRA :
Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !

Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
Publiez le à la Une de votre site, diffusez le sur vos listes de discussion...

En ligne : http://terra.rezo.net/article602.html

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l’histoire de l’immigration mais aussi de l’antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d’un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration « s’inscrit dans la trame d’un discours stigmatisant l’immigration et dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ». Nous approuvons également l’Association française des anthropologues lorsqu’elle rappelle que « lorsque l’État s’empare du thème de l’identité nationale, c’est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d’origines différentes. »

L’invention d’un nouveau Ministère n’est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s’y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l’action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l’Etat, de l’identité nationale face à l’immigration, mais aussi face à l’intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l’opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d’un nationalisme d’Etat et d’une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l’étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l’intégrité ou l’identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d’examiner l’hypothèse d’une problématique inversée : s’il y a un problème entre l’immigration et l’identité nationale, il provient de la place qu’occupe aujourd’hui, au terme d’une évolution de plusieurs décennies déjà, l’enjeu national dans les débats politiques. De même que l’antisémitisme ne résultait pas d’un "problème juif", la xénophobie qui s’exprime aujourd’hui ne résulte pas d’un "problème migratoire" mais d’une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche, y compris les professeurs d’écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l’histoire de l’humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d’analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l’exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)
http://terra.rezo.net/article602.html

Posté par barbesse à 10:15 - militance - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2007

durable ou décroissant

espoir_contre_l_obscurantisme

Politiques de croissance

Politiques de
développement durable

Politiques de décroissance

Consommer des voitures pour donner du travail à l'industrie automobile

Subventionner des pots catalytiques, recycler un peu les déchets de la production automobiles (15 tonnes par voiture)

Favoriser les transports en commun. Et les plans de partage des véhicules (covoiturage, copropriété des voitures)

Construire des routes pour donner du travail aux entreprises de travaux publics

Favoriser le ferroutage (pour pouvoir continuer d'augmenter le trafic)

Favoriser la production et la consommation locale. Taxer lourdement les transports

Les français ont le moral donc ils consomment

Les français ont une conscience écologique donc ils consomment vert

Les français sont joyeux et s'en foutent d'avoir des voitures ou quoi que ce soit pourvu qu'on soit ensemble et qu'on rigole

Donner une prime aux chomeurs pour relancer la consommation des ménages