YURTAO, la voie de la yourte.

23 mars 2019

Couleurs en folie! Guirlandes, drapeaux, fanions, banderoles, banières ...

Bouts de tissu accrochés en nature, 

filtres multicolores aux rayons de lumière du soleil, de la lune et des étoiles.

Si tu en veux aussi, c'est là:

http://yurtao.canalblog.com/pages/yurtao-fait-ta-deco-/37199466.html

1 yourte aux étoiles banderolées yurtao

baie de drapeaux yurtao

banderoles de banières yurtao

banderole sur perches de tipi yurtao

banières sous la neige yurtao

cachée derrierre les banderoles de drapeaux yurtao

cheminer sous les banières de couleurs

cloture de tissu devant yourte yurtao

coeur de fanions yurtao

creshendo de banières yurtao

déco totale dans tipi

détail drapeaux yurtao 1

drapeaux dans le brouillard yurtao

drapeaux yurtao 1

enchantement sous le wigwam yurtao

étoile de yourte aux banières yurtao

fanions de la chapelle micocoulier yurtao

fanions vaisselle yurtao

forêt enchantée yurtao

grande yourte derrière drapeaux enguirlandés yurtao

guirlandes de drapeaux sous la neige yurtao

guirlandes de drapeaux yurtao

guirlandes de lanières émergeant de la verdure yurtao

guirlandes multicolores sous tipi yurtao

la haut sur la colline yurtao

marcher enguirlandé yurtao

murette aux drapeaux yurtao

ptite yourte vannée aux drapeaux yurtao

seuil de porte nature yurtao

soleil dans guirlandes tissu yurtao

tipi sous la neige avec drapeaux yurtao

yourte aux drapeaux sous le blizard yurtaoet pour en voir encore plus, c'est là:

http://yurtao.canalblog.com/albums/drapeaux__bannieres_et_fanions/index.html

 

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15 mars 2019

Visages en nature

créature affalée yurtao

Figures Totem

masque vivant yurtao

Dans mon jardin

 

Bois de chataigner, masques, peinture acrylique.

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04 mars 2019

Mandalas cocons

S'il arrive qu'en étant trop dehors

oeil de dieu aux plumes multicolores

On se trouve hors de soi

oeil de dieu aux rubans volants

Rien ne vaut alors

oeil de dieu 12 branches

Que tisser un bon petit mandala.

mandala aux coeurs d'or

 

 

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15 février 2019

Femmes Gilets Jaunes des Cevennes

femmes gilets jaunes à la fenétre

Le Collectif Cévenol de Femmes Gilets Jaunes veut agir

sur notre quotidien, sur notre territoire, ici et maintenant !

manifestation-des-femmes-gilets-jaunes

Bien sûr que nous voulons que la royauté cesse de nous ponctionner, de nous discriminer, de nous aliéner, mais nous ne voulons pas de l’argent des banquiers en échange d’une vie à genoux, d’un servage à vie !

Nous voulons simplement vivre, pas seulement survivre, nous ne sommes pas des chiffres dans des bordereaux ni des données algorithmiques, nous voulons choisir ce qui nous convient et ce qui fait du bien, à nous, à nos familles, à nos villages, à nos villes, à notre pays et à la planète !

Nous voulons du travail qui ait du sens et de la décence, un travail qui ne produise pas n’importe quoi n’importe comment.

Nous voulons un travail qui ne détruit pas des vies, ne nous rend pas malade, ne nous suicide pas, un travail qui ne saccage pas nos forêts, nos rivières, nos collines ni n’anéantisse la faune et la flore sauvage. Nous ne voulons pas nous occuper de nos aînés, de nos petits, des blessés et des réfugiés de nos vies, des handicapés, des malades et des personnes fragiles à coups de lance-pierre et de maltraitances.

stop violence

Nous voulons vivre et travailler sans commettre des actes qui nous contraignent à l’exploitation de plus pauvres que nous, ici ou à l’étranger où la richesse, la santé et la vie des plus vulnérables sont pompés et dilapidés.

femmes-gilets-jaunes se lèvent devant l'injustice

Et d’ailleurs nous ne voulons pas que du travail, nous voulons du temps libre,

du temps rien qu’à nous et à tout ce que nous chérissons.

femmes jaunes et vertes

Notre liberté de mouvement n’est pas que la liberté d’être transporté,

notre liberté, c’est de refuser l’accélération et l’embrigadement vers l’effondrement et d’inventer de vraies vies humaines.

Quand à débattre, nous ne voulons pas débattre, nous voulons décider !

le grand débat c'est du blablaNous habitons un territoire rural abandonné après avoir été saccagé par des décennies d’extraction minière, pollué par des générations qui ont troqué leur autonomie et leur vitalité pour la servitude au confort de la modernité et les mirages d’un matérialisme effréné. Aujourd’hui, ce confort tentaculaire est assis sur des montagnes de détritus et de poisons qui affectent nos enfants, et affecteront les générations à venir de manière irréversible. Le capitalisme, la techno science et l’industrialisation de nos vies n’ont fait qu’entraîner une déshumanisation de plus en plus grave en délitant les solidarités humaines et le sens même de l’unité du vivant et de notre dépendance à la terre. Chaque fois que nous payons de nouvelles taxes, nous cautionnons la prolifération de la marchandisation du monde, nous nous enchaînons un peu plus à un engrenage qui, sous prétexte de croissance, massacre l’ensemble du Vivant. Parallèlement à l’épuisement des ressources de la terre, ce système s’attaque à nous, en épuisant, blessant, empoisonnant et mutilant nos corps et nos esprits, car pour ces gens là-haut, nous ne sommes rien, que des masses à asservir par tous les moyens.

De même que ce système s’attaque à la nature, il s’attaque en particulier aux femmes parce que nous avons un pouvoir de reproduction nécessaire au renouvellement et à l’entretien de leurs sources de profit : nous assurons les services nécessaires à la reproduction sociale du système dans les usines, les boutiques, les ateliers, les champs et les jardins, les hôpitaux, les administrations, nous mettons au monde des humains irrationnels capables du meilleur et du pire, nous nourrissons et éduquons nos enfants de plus en plus difficilement, accomplissons les tâches ménagères, rémunérées par personne mais incontournables pour que tout continue à tourner.

Nous subissons l’injonction paradoxale d’une société qui nous ignore :

on attend de nous que nous travaillons comme si nous n’avions pas d’enfants

et que nous élevions nos enfants comme si nous n’avions pas de travail !

je réve d'une autre monde

Mais voilà que nous ne voulons plus avoir affaire à ces voleurs, à ces menteurs, à ces assassins, nous voulons créer entre nous de nouvelles façons d’exister sans avoir à éliminer ou asservir son voisin et sans collaborer avec ceux qui cassent nos vies en mille morceaux !

Alors, si ces millions de femmes s’arrêtent, c’est toute la société qui s’arrête !

je ne suis rien mais je suis fichée

Nous ne serons plus jamais simplement des femmes précaires qui galèrent.

femmes sous le seuil de pauvreté

Aujourd’hui, nous sommes des femmes en colère, révoltées, qui se battent pour qu’un avenir puisse encore exister.

femmes gj en colère

Et cette expérience de lutte, une répression inique et disproportionnée qui s’abat aveuglement sur des innocents, la solidarité renouée, le soutien de la population, nous forgent un nouveau destin commun.

le pouvoir des femmes

Lorsque les femmes rentrent dans la bataille de manière aussi déterminée,

belles et rebelles

c’est le symptôme d’un mal-être et d’un mécontentement aux racines profondes.

Alors, soyez-en certains, notre révolte et notre contestation sociale n’est pas prête d’être rencardée !

femmesgiletsjaunes

Prochaines réunions femmes Gilets Jaunes des Cevennes:

Jeudi 1 Mars et Jeudi 7 Mars 2019 à midi au marché de Besseges.

Préparation de la Journées des femmes du 8 Mars!

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05 février 2019

Bonne manif rouge et jaune à Alès

Les Gilets Jaunes des Cevennes se sont mélés à la manifestation de la CGT  ce matin,

ma banderolle s'est retrouvée en tête de cortège,

greve totale

et ça a fait du monde, environ 1500 personnes à battre le pavé.

longue manif à alès

macron rend les pépettes aux mémés

Lorsqu'on a appris, vers dix heures et demie , que les copains Gilets Jaunes qui bloquaient les camions se faisaient gazer et déloger sur le rond point de la rocade, les syndicats ont décidé de changer le parcours de la manif duement déclarée et d'aller rejoindre le rond point en soutien.

On s'est fait gazer en arrivant, les CGT sont repartis et les Gilets Jaunes sont restés devant le cordon de gendarmes nous empéchant de passer.

station floue GJ gendarmes

Mais tout s'est bien passé, pas de débordements, pas de violence,

bloquage de boucliers

juste une personne blessée suite au gazage, contrairement à ce que dit France Bleu.

blessée 5 fevrier alès

Et meme des discussions plutot tranquilles avec les gendarmes avant que le rassemblement s'effiloche.

le bon la brute et le truand

J'en garde cette image contrastée:

une masse de retraités (CGT)  cheveux gris pacifiques, arrivant devant de tout jeunes gens (les gendarmes) qui pourraient être nos enfants et petits enfants.

face à face cool gendarmes et gilets jaunes

Deux générations qui ne se sont pas affrontées. OUF!

Une seule terre en partage !

 écologie et partage

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24 janvier 2019

Betuk

 Devant la yourte, au bord de ma restanque, deux magnifiques bruyères arborescentes font serpenter leurs branches vers le ciel. Dans les ramures dansent mésanges, pinsons, rouge-gorges, roitelets et troglodytes, pépiant leur joyeux froufrou hivernal.

Un jour, j’ai enchevêtré quelques branches mortes enrobées de laines multicolores dans le bosquet,

bouquet de bruyères arborescentes dont certaines enrobées multicolores

créant un spectacle de kaléidoscope en relief pour mes yeux friands de couleurs.

bruyères en chaussettes yurtao

Les oiseaux adoraient s’y percher, lorgnant avec gourmandise la mangeoire et s’élançant en zébrures vivaces sur les graines.

Les laines se sont fanées au fil du temps et j’ai fini par recycler mes branches de bruyère,

dont les courbes incroyables

souche de bruyère arborescente bien travaillée yurtao

et le bois blanc ou rouge me fascine tant.

belles branches de bruyères arborescentes yurtao

Certaines ont été ré-épluchées et intégrées dans une sculpture,

d’autres, enguirlandées de bris de tissus,

bris de store

ont recomposé un bouquet, un Sylvart.

sylvart en guirlandes strore dechiqueté

Un autre jour, en hiver, la neige a été si lourde qu’elle a fait ployé tous les arbres, cassant une multitude de jeunes pins, mais aussi l’une de mes deux bruyères, que j’ai retrouvé arrachée, tombée par terre en contrebas de la terrasse. Cette bruyère avait développé sa souche trop près du bord et tout son poids de branches vers l’aval. J’étais vraiment contrariée de cette chute mortelle.

J’ai coupé des branches et traîné mon bel arbre sur quelques mètres, jusqu’à ce que soudain, je le vois.

En tournant, retournant, brossant la souche, ce qui était en bas s’est retrouvé en haut et soudain ma journée s’est illuminée. J’ai vu Betuk dedans. La perspective inversée m’a révélé Betuk.

Je l’ai appuyé contre un jeune chêne vert et je l’ai contemplé, ravie. Je l’ai trouvé beau. Beau et plein d’intériorité mystérieuse. Je sais pas pourquoi il s’appelle comme ça, c’est venu tout seul, ça s’est imposé. Betuk était là, imposant et discret en même temps. D’abord je l’ai vu brut, sombre, sobre, rescapé. Il séchait tranquillement, orbites enfoncées en un rêve inaccessible. Je l’ai laissé cuvé son nouvel état quelques mois, mûrir sa nouvelle personnalité. Parfois, en passant, je caressais sa tête, ces dizaines de petites excroissances rondes grumelant courbes et cavités, je lui parlais, un peu comme il y a longtemps avec mon Riri, ce gros baigneur qui était ma poupée de petite fille. Une fois, il est à nouveau tombé. Je l’avais déplacé pour mieux le contempler, puis oublié et, un jour de grand vent, il a chuté du gros rocher jusqu’en bas, atterrissant sur le menhir couché. J’ai eu une peur bleue que sa tête ait éclaté. Il gisait comme un cadavre. Je me suis approchée pleine d’appréhension, mais non, rien de cassé ! Mon Betuk a la tête dure, mon Betuk est incassable!

Je l’ai relevé, en lui promettant de lui faire peau neuve tout bientôt. Ça n’a pas tardé. Un beau jour, je l’ai pris dans mes bras et l’ai ramené là où je peaufine mes branches.

betuk le souchard brut de bruyère

J’ai commencé à gratter, j’ai découvert ses jambes, son visage, sa trompe, ses yeux,

et j’ai révélé un être de bois qui n’avait pas fini de vivre.

betuk sculpture sylvestre sylvie barbe

Finalement, le nouveau, le mutant, a surgi d’un coup, au bout de mon pinceau, au bout de l’automne.

betuk le souchard djinn

Un Betuk rayonnant dans son nouveau costume.

Un condensé de soleil surgi de la terre.

betuk sculpture sylvestre yurtao

Je l’ai installé où le voir facilement et souvent, et maintenant,

il fait tellement partie de ma vie que je me réjouis que ses jambes soient de bois

afin qu’il n’échappe plus de ma forêt, dont il est le devenu le génie des lieux.

 

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16 janvier 2019

Débattre sous les matraques

Comment peut-on engager un débat, ou n’importe quelle sorte de dialogue, avec des gens qui nous tirent dessus en pleine tête, matraquent, mutilent, éborgnent, explosent pieds et mains, et nous rouent de coups lorsque nous osons descendre dans la rue clamer notre colère ?

Discuter sous une matraque ? Ils osent l’impensable. J’ose même pas mettre des photos tellement c’est horrible.

Au 15 janvier, 94 blessés graves par les forces de l’ordre parmi les gilets jaunes et les journalistes, dont 69 par des tirs de lanceur de balle de défense.

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Au moins quatorze victimes ont perdu un œil. Décompte provisoire des mutilations définitives :

Site référent : https://desarmons.net/

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  • 1 personne a été tuée (grenade lacrymogène)

  • 4 personnes ont eu la main arrachée (grenades GLI F4)

  • 17 personnes ont été éborgnées (balles de LBD 40)

  • 1 personne a perdu définitivement l’audition (grenade)

Plusieurs centaines d’autres présentent des blessures diverses, dont de nombreuses fractures ouvertes au visage, traumatismes crâniens et incrustations d’éclats de grenades dans les autres parties du corps. Voir la liste des personnes tuées et blessées là: https://desarmons.net/index.php/2019/01/04/recensement-provisoire-des-blesses-graves-des-manifestations-du-mois-de-decembre-2018/

« Il faut appeler les choses par leur nom et ne pas réduire ces faits à une anomalie, car ils sont systémiques : la police ne commet pas de bavure, elle assassine. »

https://www.facebook.com/pcf82/videos/vb.508836689311614/380616305840390/?type=2&theater

Tant que le gouvernement ne se sera pas expliqué sur ces tirs vers des personnes innocentes, qu'il ne se sera pas excusé publiquement, qu’il n’aura pas supprimé ces armes abominables, https://www.youtube.com/watch?v=j7__i2HrRbw&feature=youtu.be&t=54&has_verified=1&bpctr=1547720499

tant qu’un hommage national n’aura pas été rendu aux personnes tombées sous le coup de ce pouvoir, il n’y a pas de dialogue ni aucun débat possible. Les bourreaux transforment le débat en arme supplémentaire pour légitimer sa répression, c’est d’un cynisme ignoble.

Au lieu de remettre en question les armes les plus dangereuses actuellement utilisées pour terroriser les manifestants, le gouvernement a lancé un appel d’offre le 26 décembre 2018 (Avis n°18-179674) pour l’acquisition de 180 lanceurs multi-coups 6 coups et de 270 lanceurs multi-coups 4 coups, sans compter l’acquisition de 1280 LBD 40 supplémentaires soit 1730 « lanceurs multi-coups (et) mono-coup »  Le prix d’achat d’un fusil Penn Arms est de 2600 à 3000 euros: budget approximatif de 1,35 millions d’euros. Appel d’offres révélé par le Canard Enchainé: .https://twitter.com/davduf/status/1077875191487840257

C’est nous qui payons les armes qui se retournent contre nous. Ils ont donc clairement l’intention d’amplifier la guerre contre le peuple, sachant que la mystification du grand débat national ne durera pas longtemps. Déjà, commencer le grand débat dans un département (l’Eure) où toutes les manifestations ont été interdites, est très symbolique et devrait ouvrir les yeux à tous ceux qui aimeraient encore y croire. https://reporterre.net/Le-grand-debat-lance-dans-un-departement-qui-interdit-les-manifestations-de-Gilets-jaunes

Pour finir, je cite Hervé Kempf.https://reporterre.net/Climat-democratie-et-Gilets-jaunes:

« L’énergie brutale que déploie un mouvement populaire d’une ampleur sans précédent depuis un demi-siècle, peut faire hésiter certains : mais il est la réponse à la violence inexorable exprimée par les dominants, et qui n’a cessé de se durcir depuis des années, comme on l’a compris naguère avec les homicides de l’écologiste Rémi Fraisse, du jeune de banlieue Adama Traoré ou du paysan Jérôme Laronze. Le mouvement des Gilets jaunes hésite encore sur ses directions, et l’extrême droite pourrait récupérer ce mouvement. Si c’était le cas, cela ne gênerait pas profondément les dominants, comme l’a montré, à propos des temps sombres de l’Allemagne hitlérienne, Daniel Guérin dans Fascisme et grand capital ou comme on le voit avec M. Bolsonaro au Brésil. Et si les Gilets jaunes échouaient, il n’y a aucun espoir que les néolibéraux qui reprendraient la main mèneraient la politique écologique indispensable. Il est important de peser pour que la colère qui s’exprime trouve son exutoire dans des voies positives.

Les écologistes ont une responsabilité. Et pour être plus précis, les classes moyennes aux revenus supérieurs — chez qui se trouve la majorité de celles et ceux qui s’engagent pour l’écologie — ont une responsabilité. Il n’y aurait aucun sens à signer une pétition pour le climat tout en restant chez soi quand la tempête agite le pays. C’est le moment d’aller parler, protester, rencontrer, aller avec les Gilets jaunes et peser pour que la lutte contre le désastre écologique se conjugue pleinement avec celle pour la démocratie et pour la justice. »

 Allô Place Beauvau, c'est pour un signalement

 https://www.arte.tv/fr/videos/087253-000-A/violences-policieres-et-gilets-jaunes/

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https://www.franceinter.fr/justice/petition-de-soignants-contre-les-lbd-j-ai-vu-des-scanners-de-patients-aux-cranes-fracasses

 

nouveau bilan blessés GJ Janvier 19

incoryables consignes du parquet contre les gilets jaunes

Comme le disait le brésilien Helder Camara : «  Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

 Manifeste contre les armes de la police (31.01.19)

Les soignants français pour un Moratoire sur l’utilisation des armes sub-létales.

 

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12 janvier 2019

Maison du peuple à Saint-Ambroix

Réunissant deux vallées de Gilets Jaunes ( Cèze-Auzonnet) ce Samedi matin à Saint-Ambroix, une assemblée générale sur des propositions concrètes à mettre en oeuvre pour une maison du Peuple s'est tenue au milieu des Puces. Quelques personnes ont pris la parole. Dont cette dame bien en colère.

Puis on a pointé deux solutions:

s'installer dans un batiment désaffecté, (pas mal de possibilités vu le contexte local),

ou construire yourtes et cabanes ensemble sur un terrain communal ou privé,

histoire de se réunir en Assemblées populaires et tenir un lieu de vie collectif.

Une constructiste et un constructeur de yourtes ont proposé leurs compétences et une dame a proposé de mettre son terrain à disposition.

On peut planter des yourtes sur le terrain de cette dame

 Et voici la colère d'une jeune mère de famille qui veut pas qu'on puce ses enfants et qui a aussi un rêve, habiter dans une yourte en liberté!

https://www.youtube.com/watch?v=fuNoQJyE3ik&feature=youtu.be

et d'un jeune homme pas content non plus.

"Qu'on reparte tous du bas pour monter tous ensemble!"

 A Nimes,

gilets jaunes aux arènes de nimes 12 Janvier

les copains commencaient à se prendre des grenades lacrymo

lacrymo nimes 12 javnier

et à tenter de se défendre

GJ nimes 12 janvier

quand finalement, les portes de la maison de retraite désaffectée se sont ouvertes

et tout le monde s'est engouffré.

les gilets jaunes rentrent dans la maison du peuple à Saint-Ambroix

Un drap a été étalé au sol pour les petits et le pique nique pacifique a pu commencer.

maison du peuple ouverte à Saint Ambroix par les Gilets Jaunes

 Communiqué de presse des Gilets Jaunes de Céze Auzonnet

    Ce matin, Samedi 12 Janvier, à 11h, une soupe populaire ainsi qu’un repas ont été partagés sur l’esplanade de St Ambroix.
    Il s’est tenu une assemblée populaire lors de laquelle a été soulevée la nécessité de créer une Maison du Peuple. Plusieurs propositions ont été évoquées, notamment le prêt d’un terrain de 2 hectare à St Bres, et la construction de yourtes sur des terrains privés. Il a finalement été décidé d’ouvrir collectivement l’ancienne maison de retraite située place de l’esplanade, à St Ambroix, propriété de l’ARS (Agence Régionale de Santé) inoccupée depuis 2017.
    Nous étions une centaine à investir les lieux pour créer cette Maison, pour et par le Peuple. Nous avons procédé à un nettoyage des locaux et plusieurs ateliers pour petits et grands ont été proposés. L’ambiance est conviviale et familiale, avec la présence de nombreux enfants, autour d’un repas partagé.
    Vers 12h30, la police municipale et quelques gendarmes sont venus prendre la température et faire leur compte rendu.
    Vers 14 h30, Mr De Faria, Maire de St Ambroix, Mr Ello, directeur de l’EPHAD, et plusieurs conseillés municipaux, accompagnés d’une vingtaine de gendarmes, dont certains visiblement équipés pour une intervention en force, sont venus discuter et nous demander nos intentions. Nous avons donc rappelé notre volonté commune de répondre par nous même à cette urgence et, en vertu de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme, de s’auto-organiser pour créer cette maison du Peuple. Mr Ello nous a indiqué que les pensionnaires du nouvel EPHAD, paient pour la gestion et le crédit de ce bâtiment vide. Mr De Faria nous a assuré qu’il y a un projet de centre médical en cours sans indiquer de calendrier. Mr Ello nous a, quant à lui, précisé que le bâtiment est en vente… Mr de Faria estime que la véritable Maison du Peuple est la Mairie, mais celle ci ne répond pas à nos besoins. Suite à ces échanges, les représentants de la municipalité et les gendarmes sont tous repartis. Il semblerait que la présence d’enfants ait dissuadé les forces de l’ordre d’intervenir.

gendarmes à la maison du peuple saint ambroix

Nous appelons la population de St Ambroix et des vallées de Cèze et Auzonnet à venir en nombre soutenir, participer à cette action et faire vivre cette Maison qui appartient à la population. Ce bâtiment appartient à la collectivité et nous nous considérons légitimes de le remettre au service du Peuple, au moins le temps qu’un véritable projet soit prêt à être mis en œuvre.

https://giletjaune.social/event/ouverture-dune-maison-du-peuple-st-ambroix

Dernières nouvelles, 12 Janvier 21H.

Vers 19H, ils sont revenus à cinq ou six fourgons et une trentaine de gendarmes armés. Ils nous ont viré, mais tout s'est passé dans le calme. Il semble pourtant que cette opération soit illégale. Quand même, tant de gendarmes et tant d'armes dans notre petit bled, et tant de piétinements, c'est franchement disproportionné.

 Ce jour là; à Nimes, une femme s'est pris un tir en pleine tête:

https://www.facebook.com/houcine.elhassouni.9/posts/1192910507534891

 

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08 janvier 2019

Pour la nouvelle année

2019-que-des-bonnes-revolutions-2

france-protests-syria-113

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21 décembre 2018

Mon arbre de Noël

Fleurs de Noël épanouies dans la nature!

mon arbre de noel sylvart 1Etoiles floconneuses tombées dans mon jardin!

mon arbre de noel sylvart 2

Bulles de gaze vaporisées sur la yourte!

mon arbre de noel sylvart 3SYLVART  de YURTAO : bois de chataigner, peinture acrylique, vernis, fleurs de gaze de mariage.

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14 décembre 2018

Gilets jaunes Clairac, la dérive

Hier soir, réunion des gilets jaunes de Clairac avec des maires du coin, réunion que j’ai quitté rapidement tellement c’était insupportable.

Au lieu de profiter que ces élus présents écoutent notre colère et qu’on leur montre notre détermination, qu’on leur réclame ce qu’ils peuvent nous donner immédiatement et gratuitement, de la démocratie participative locale, le gilet jaune autoproclamé représentant de notre groupe a annoncé très démagogiquement une liste de revendications nationales à laquelle les maires ne pouvaient que répondre qu’ils n’y pouvaient rien, et qu’ils n’avaient pas d’argent. Un maire s’est largement foutu de notre gueule d’abord nous traitant comme des mômes ignares et stupides : «  Vous, vous posez les questions et c’est à eux( les gouvernants) de répondre, laissez les tranquilles » alors qu’on était là pour donner des solutions parce qu’on en a marre qu’ils nous imposent tout par le haut, et personne a pipé. Je n’en revenais pas. Puis il en a rajouté une couche en rigolant : « Non mais on s’en fout de l’ISF n’est-ce pas ? » Il l’a répété trois fois avec un air ironique, et là encore, personne n’a pipé. A part moi évidement, estomaquée, suffocante d’indignation. Comment une simple petite réunion avec des élus peut faire virer des gens qui se gèlent au rond point en moutons muets ? Et qui finalement, faute de pouvoir toucher ceux d'en haut, rabattent leur colère confuse contre leur voisin : après, on a eu droit au couplet fascho sur ceux qui foutent rien et encaissent les minimas sociaux, qui préfèrent rester chez eux que travailler, et les immigrés qui bouffent notre pain, et les Roms, et qu’il faudrait supprimer les aides sociales pour mettre tout le monde au boulot, alors là, la coupe était pleine, j’ai bondi, c’était tellement à vomir que je suis partie en criant que ce genre de discours est absolument insupportable et depuis, je peux vous dire que la colère noire ne me quitte pas.

Cette réunion était dirigée par un seul gilet jaune soi disant non violent qui en fait désamorce toute velléité d’expression libre. Qui a imposé une erreur stratégique basique au groupe : déposer une liste de doléances générales que les élus ont trouvé trop longue « Faites nous un résumé on l’enverra au préfet »..., bref, qui ira direct à la poubelle. Le gnangnan, Macron et sa clique n’en ont strictement rien à cirer, depuis le temps qu’on est dans la rue à se faire renverser par les camions, s’ils nous écoutaient, on pourrait enfin rentrer chez nous. On avait une belle tripotée de gens qu’on paye pour nous servir, c’était le moment de leur demander de nous prendre en considération ici et maintenant dans les communes, pas demain, tout de suite, en nous ouvrant une tribune d’expression à la fin des conseils municipaux par exemple, ou en nous recevant régulièrement pour des doléances locales urgentes (alors qu'il faut six mois pour obtenir un RV avec le maire de Besseges...). Il faut demander aux dominants présents ce qu’ils peuvent nous donner. Si on leur explique qu’il faut une taxe sur le kérosène, OK, il le faut, mais c’est pas eux qui le feront si on les pousse pas derrière en étant présent dans les délibérations locales.

Et puis faire attention aux dérives, celle-là, elle était magistrale et j’en ai encore une honte qui me ronge le cœur.

Alors voici le texte de Yanis Youlountas qui dit bien sur quel genre d’écueil on se bute là avec les gilets jaunes, et je peux vous dire que c’est une réalité de plus en plus proche et hideuse qui se rapproche.

http://blogyy.net/2018/12/03/cours-gilet-jaune-le-vieux-monde-est-derriere-toi/

« Le mouvement des gilets jaunes est-il vraiment en train de changer de forme et de s’émanciper de l’extrême-droite qui a essayé de l’instrumentaliser depuis le début ? A quelles conditions peut-il s’étendre et rompre avec toute représentation politique ? Et si Macron finissait par tomber, qui serait le joker du capital et quel serait le meilleur moyen de le repousser ?

COURS, GILET JAUNE, LE VIEUX MONDE EST DERRIÈRE TOI !

Depuis quelques jours, le mouvement hétérogène des gilets jaunes semble en train d’évoluer et de se « radicaliser » (pour nous amuser à reprendre le jargon effrayant des médias du pouvoir).

En effet, nous observons :
– une détermination croissante ;
– un rejet plutôt fort de toutes les tentatives de récupérations politiciennes, à de rares exceptions localement ;
– des revendications enfin sorties du carcan fiscal initial, encore en train de s’étendre, assez disparates d’un endroit à l’autre, et souvent jusqu’au rejet total du système politique et non plus seulement de Macron ;
– des modalités d’actions qui s’émancipent enfin des lieux sans intérêt que sont les ronds-points, excepté pour communiquer sommairement avec beaucoup de passants ;
– un refus de plus en plus massif de toute « représentation politique », quelle qu’elle soit, refus encore très vague dans ses conséquences, sans référence historique ou idéologique, mais laissant poindre un désir encore naissant et manifestement hésitant à franchir le rubicon de la démocratie directe.

Cependant, ce mouvement reste encore très confus, au point d’être contradictoire dans son mélange de revendications patronales et salariales. Pas de lutte des classes mais un ras-le-bol contre les plus riches, et pour cause : parmi les gilets jaunes se trouvent aussi des petits patrons, artisans et commerçants, en colère contre d’autres plus grands et plus puissants qu’eux. Le mot finance à toutes les sauces remplace un peu partout le mot capitalisme, trop clivant au regard de la sociologie du mouvement. Certes, tout l’aéropage politique semble être dans le collimateur, complètement rejeté (des élus ont été refoulés dans plusieurs villes et d’autres ont été acceptés à condition d’enlever leur écharpe tricolore, comme à Martigues par exemple). Mais les sympathisants du RN paraissent tout de même nombreux dans certaines régions, surtout au Nord et à l’Est de l’hexagone, sans forcément se dévoiler. Dès lors, une interrogation circule : d’anciens électeurs du RN peu politisés peuvent-ils vraiment évoluer positivement au contact d’autres révoltés, sur le terrain, comme certains observateurs le prétendent, ou bien cela risque-t-il d’être l’inverse, autrement dit un nouveau palier de franchi pour l’extrême-droite dans sa pénétration des luttes et sa récupération de celles-ci ?

Un autre problème significatif illustre ce dilemme : la plupart des dirigeants d’extrême-droite, facilement reconnaissables, ne sont que rarement expulsés des rassemblements, exceptés dans quelques villes portuaires du Sud et de l’Ouest. Samedi à Paris, le sinistre Ivan de Benedetti et sa clique n’ont malheureusement pas été évacués par les gilets jaunes eux-mêmes, mais par une mobilisation antifasciste. Résultat : la plupart des têtes de gondoles du fascisme en France continuent de s’offrir des bains de foule parmi les révoltés, un peu partout, au prétexte que ce mouvement serait « apolitique » et cela n’indique rien de bon. De même, si le racisme et l’homophobie sont ouvertement combattus par certains collectifs locaux de gilets jaunes, ils ne le sont pas ailleurs, au point que des pancartes nauséabondes viennent salir lamentablement des ronds-points et discréditer logiquement le mouvement auprès d’une partie des militants expérimentés qui refusent de rejoindre une telle confusion.

Gilet jaune, si tu veux étendre ta lutte, dégage d’abord ce qui rebute.

Cela rejoint une autre source d’inquiétude qui ne tient pas seulement au mouvement lui-même, mais à ce que nous prépare le capital en cas de chute de Macron. Son joker attend déjà dans les coulisses. Toujours le même depuis un siècle en Europe. Toujours là, en cas de nécessité, dès que le régime politique, bâti sur des illusions, vient à vaciller. Toujours prêt, en embuscade, bien traité et soigneusement positionné par les médias du pouvoir et leurs plateaux télé où s’étend le bleu marine depuis des années, des JT aux talk show. Ce joker du capital, depuis toujours, c’est l’extrême-droite.

Impossible ? Rouvrez vos livres d’Histoire, regardez également ce qui sort du chapeau actuellement d’un bout à l’autre du monde, et rappelez-vous ce qui se passe depuis plusieurs décennies en France, notamment durant les années 2001-2002 ou après les attentats de Charlie Hebdo.

Si les guignols du capital n’étaient plus en mesure de poursuivre le spectacle de leurs chamailleries dans la luttes des places, c’est certainement un arc politique autoritaire qui serait immédiatement propulsé au devant de la scène, d’une façon ou d’une autre, pour éviter une autre voie. Un arc politique autour de Marine Le Pen et de quelques complices (sans doute quelques personnalités médiatiques, par exemple des chanteurs rancis, des sportifs cocardiers et des humoristes bien lourdingues, ainsi qu’un ou plusieurs éditocrates pour chercher à rassurer les journalistes et leurs lecteurs, une pincée de politiciens girouettes de la droite et peut-être même de la gauche, une cuillerée de souverainistes de toutes sortes invités au festin dans le but d’adoucir les traits du nouveau gouvernement, et bien sûr une très grosse poignée de chefs bidasses et de flics réputés à des postes clés). Un arc politique qui serait à la fois composé pour « rétablir l’ordre » (de façon très autoritaire) et pour faire semblant de « satisfaire certaines revendications » des gilets jaunes (celles qui ne dérangent pas trop le capital, bien sûr, la bourgeoise Le Pen ayant depuis longtemps donné tous les gages nécessaires, par exemple en rappelant qu’elle n’augmenterait pas le SMIC et qu’elle resterait dans la continuité sur la plupart des positionnements géopolitiques).

Bref, si nous semblons actuellement nous approcher d’une situation révolutionnaire — dont les principales caractéristiques sont la volonté massive de la chute du pouvoir et celle d’un changement de système politique —, nous approchons aussi, dangereusement, d’une arrivée potentielle au pouvoir de l’extrême-droite, consécration de sa longue ascension en France avec la complicité du capital et de ses médias, dans un contexte global de durcissement autoritaire du pouvoir politique.

Puisque le monde entier devient fasciste, il est malheureusement peu probable que l’hexagone y échappe, tôt ou tard.

Inutile de s’étendre sur les conséquences : en tant que stade ultime du capitalisme, le fascisme n’hésite jamais à éliminer ou neutraliser massivement ses opposants, accompagnés souvent d’une ou plusieurs catégories de boucs-émissaires. Le fascisme n’est qu’un durcissement exarcerbé d’une société déjà autoritaire qui le devient encore plus. Il est la mutation du capitalisme en temps de crise et non pas la solution contre ladite crise. C’est une impasse provisoire dans laquelle nous mène le capital sitôt qu’il est inquiété.

Notre seule chance d’échapper à cette issue dramatique réside sans doute dans le refus, actuellement exprimé de plus en plus fort, de toute représentation politique. Autrement dit, refuser les règles du jeu, sortir du cadre imposé, désobéir, saboter, tout bloquer… Et, simultanément, multiplier les assemblées populaires (« populaires » au sens de Louise Michel et Fernand Pelloutier, bien sûr !), sans autres mandats qu’impératifs, succincts et révocables à tout moment ; libérer l’imaginaire social et la volonté de ne plus jamais retourner en arrière ; susciter le désir de chercher ensemble d’autres façons de vivre et de nous organiser ; mettre en commun nos savoirs et nos richesses ; réfléchir à nos actes et acter nos réflexions ; propager autour de nous l’excitation de changer d’ère et de créer un autre « commun », alors même que le pouvoir n’a de cesse d’effrayer et de pousser au repli sur soi pour mieux tomber dans son piège.

Dans toute révolution, il n’y a jamais que deux perspectives possibles : soit avancer à grand pas, aussi vite que possible vers l’utopie en coupant les ponts avec le passé révolu, soit se faire rattraper brutalement par les formes les plus réactionnaires du vieux monde et le regretter tout le reste de sa vie.

Cours, gilet jaune, le vieux monde est derrière toi !  Yannis Youlountas

https://www.youtube.com/watch?v=UexdWkqkrp0
https://www.youtube.com/watch?v=VKEzmRgQ69Y
https://www.youtube.com/watch?v=dbIJZhEF0OY
https://www.youtube.com/watch?v=fgKEXKwpx0g
https://www.youtube.com/watch?v=qFIBFyes0o0

 

 

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08 décembre 2018

Gilets jaunes Besseges-Clairac- Meyrannes- Molières sur Cèze

Même le journaliste local vient pas jusqu'ici, alors que sur nos petites routes, neuf véhicules sur dix arborent le gilet jaune.

Bon, alors c'est sûr, on bloque rien, mais quand même, on est là, et c'est cool.

l'appel des gilets jaunes

gilets jaunes clairac urgence sociale

gilets jaunes clairac paris forteresse

gilets jaune clairac macron dégage

gilets jaune colère noire

gilets jaunes besseges clairac avec gendarmes mobiles

la cabane des gilets jaune besseges clairac

gilet jaune clairac cuiseur bois

les gilets jaunes de clairac besseges molires sur cèze

gilets jaunes clairac manu t'es foutu

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19 novembre 2018

Comment l'utopie s'effondre dans la boue

Mise au point au sujet du film "Utopie sauvage" 

Après avoir refusé toutes sollicitations télévisuelles et médiatiques depuis 2013, j’ai fini par accepter en 2015 qu’un jeune cameraman se disant alternatif et indépendant, Baptiste Henry, capte des images chez moi, sur mon écolieu. Se présentant comme amical et désintéressé, ce jeune homme m’a mis en confiance par un assentiment à mon discours de sensibilisation à la protection de la nature. Très réticente envers une nouvelle intrusion filmique, ambivalente quand à la valeur de mon témoignage, consciente du risque encouru par certaines retombées néfastes de la médiatisation, j’ai pensé qu’un débutant serait probablement plus ouvert à comprendre mes positions et entendre mes objections, et qu’il était juste de donner sa chance à un jeune réalisateur se définissant hors système marchand. J’ai cédé à la condition qu’il ne filme que mes mains, ma silhouette, mes œuvres et mon environnement et respecte ma vie privée. Je ne souhaitais pas que ma personne soit mise en avant mais plutôt la beauté de la nature et l’artisanat sauvage. Je pensais que ces images pourraient transmettre de façon poétique une autre vision du monde et la possibilité d’une véritable alternative. Nous avons donc convenu de nous associer sur un court métrage expérimental et bénévole qui servirait la cause écologique qui me tient à cœur, la protection de la forêt. Le projet étant non professionnel et non commercial, il n’y a donc pas eu de contrat, pas de cadre défini, le tournage s’est engagé comme une aventure collaborative se forgeant au fil de l’inspiration et de mes créations. Il n’y a pas eu de scénario, pour la bonne raison que j’étais toujours en mode improvisation au fil des saisons et des travaux en cours, ce qui, semble t’il, donne au film son caractère d’authenticité.

Mais rapidement Baptiste a voulu toujours plus, en prenant partout et sans cesse des images et j’ai du me retrancher trop souvent sur la défensive pour parer à ses incursions. Je vaquais à mes activités ordinaires et il filmait, parfois à mon insu, sans me demander mon accord. J’ai du plusieurs fois le rappeler à l’ordre. Je lui ai suggéré quelques scènes signifiantes que j’estimais appropriées, et j’ai accepté de parler parfois face à la caméra car ça me prenait trop d’énergie de toujours devoir cadrer ses intrusions filmiques. Je l’ai accueilli à cœur ouvert, je l’ai initié à la vie sauvage, il a partagé mes rythmes, je l’ai hébergé, nourri, et je lui ai même confié les clefs de mon bureau. Jusqu’à ce que je constate des disparitions inquiétantes de documents précieux, en particulier mon livre fétiche « Habitats, constructions traditionnelles et parallèles »...

Après chaque période de tournage, j’attendais les rushs afin qu’on en discute et que je puisse trier ce qui me semblait adéquat, mais malheureusement il se soustrayait systématiquement, et aujourd’hui refuse toujours de me transmettre ces images. Il a omis de me faire participer au montage, alors que cette étape était pour moi cruciale, pour ma sécurité d’une part, pour l’éthique et l’esthétique du film d’autre part, et surtout parce qu’il s’agit de ma vie privée et de ma production d’auteur, et que j’estime que les images de mon écolieu, de mon habitat et de mes activités m’appartiennent tout autant qu’à celui qui les as capté. Aujourd’hui, je suis capable de mieux comprendre pourquoi je n’ai pas réussi à m’opposer à temps et frontalement à ce qui outrepassait le projet de départ. Il y a eu la proximité, mon hospitalité, un surcroît de travail et de pression, et une baisse de mon système de vigilance et donc de protection, en particulier immunitaire.

En effet, durant tout ce tournage, j’étais en position de faiblesse pour au moins deux raisons : étant électro-hypersensible, (EHS : maladie environnementale), handicap reconnu en Europe à 80 % d’incapacité sociale, j’étais très diminuée par la pression de la caméra, du micro et autres ondes EM : souvent déboussolée, je devenais irritable et déconcentrée. D’ailleurs mon irritation est apparente dans ma voix et certaines attitudes visibles sur le film. Mais j’étais aussi dans une période particulièrement délicate car subissant depuis plusieurs mois un grave harcèlement quotidien qui a fait l’objet de plusieurs plaintes en justice (exactions récidivantes contre ma personne et mes biens). Usée par ces agressions répétées, j’ai demandé à Baptiste de ne pas filmer d’images qui puissent aggraver la situation et me mettre plus en danger. Il n’a pas écouté mes demandes et j’ai fini par comprendre qu’il faisait le film tout seul, contrairement à tout ce qui était la condition de mon acceptation et de mon ouverture. Enfin, quand il a eu cumulé beaucoup d’images, il a décidé de faire un long métrage en me mettant devant le fait accompli. J’ai compris alors que je m’étais fait bernée.

Enfin, en Septembre 2018, Baptiste a voulu me faire signer une cession totale de mes droits à son unique profit. Me sentant trahie et volée dans mon intimité, j’ai refusé de signer un contrat me dépouillant et qui, de surcroît, est un faux, puisqu’il stipule que j’accorde autorisation à la prise d’images et à leur diffusion, non pas avant le tournage, mais après. Il refuse ma qualité de co-auteur, refuse de me transmettre les rushs et la version finale du film, refuse la part économique dédiée à la cause écologique, et cherche à diffuser et exploiter le film sans mon autorisation. Après une médiation qui n’a pas abouti, il persiste à vouloir utiliser ces images sans mon consentement. Il prétexte que le simple fait que j’ai accepté la présence de sa caméra suffit à lui donner le droit d’exploiter toutes les images qu’il détient. La dessus, il m’envoie un bilan financier où il budgétise à son profit, son matériel technique dont sa caméra, son salaire horaire, ses frais de déplacements et de séjour et même ses frais bancaires ! Pourtant, il a profité de ma notoriété, s’appuyant sur mon livre « Vivre en yourte », pour collecter par participation citoyenne (crowdfounding) une somme rondelette (12000 euros) dont il refuse de me partager la comptabilité alors qu’il m’a contrainte à offrir des contreparties. (A titre de comparaison, un projet équivalent se montre beaucoup plus raisonnable, une jeune équipe est capable de produire un film avec beaucoup moins d’argent:  https://www.helloasso.com/associations/hemera productions/collectes/chasseurs-d-espoir-le-film)

Aujourd’hui encore, il récidive en me soumettant au chantage : je dois signer un nouveau contrat de cession de mes droits à l’image et droits d’auteur si je veux avoir les images.

Il s’avère clairement maintenant que je me suis trompée et que je me trouve confrontée à un cas personnel d’abus de confiance. J’ai particulièrement honte envers toutes les personnes qui ont soutenu financièrement et moralement ce projet, dont la crédulité a été manipulée tout autant que la mienne.

Je fais donc savoir aujourd’hui publiquement que dans ces conditions, je m’oppose à l’exploitation et la diffusion du film « Utopie sauvage » dont je suis co-auteur et unique protagoniste, parce que j’ai perdu espoir de faire entendre raison à mon partenaire dont j’estime les méthodes absolument inacceptables. Un consentement obtenu par la pression et le mensonge sont des méthodes pourries. Il n’a ni mes droits à l’image ni mes droits d’auteur. Ma volonté d’attribuer ma part d’auteur à des associations aux buts en relation avec le contenu du film n’a, en fait, jamais été prise en considération.

Cette histoire ne me réconcilie pas avec les médias. Je constate combien le système prédateur s’infiltre dans les meilleures intentions et comment l’écologie peut être instrumentalisée par des gens qui ont avant tout besoin de reconnaissance personnelle et de construire leur carrière.

Je ne suis pas opposée par principe à un témoignage cinématographique, car j’ai pu constater comment certains des reportages qui ont été diffusés sur mon histoire ont contribué à changer la vie de bien des personnes, qui d’ailleurs m’ont exprimé et continuent à m’exprimer leur reconnaissance, en particulier pour un courage qu’ils surestiment.

Mais il faut que ceux qui ont le pouvoir des images aient une déontologie minimum et que leur travail soit conduit dans le respect. Il faut surtout que les témoins, parfois eux-même lanceurs d’alerte, et les protagonistes de documentaires ne soient pas mis en danger, afin qu’ils n’écopent pas gratuitement de tous les ennuis pendant que ceux qui se gaussent de leur technicité retirent tous les bénéfices.

C’est toujours cette attitude colonisatrice qui est en cause, de l’homme sur la femme, du riche sur le pauvre, du civilisé sur le sauvage. Je n’ai pas l’outrecuidance de me comparer aux derniers indigènes de la planète qui suffoquent dans les derniers bouts de jungle, massacrés par nos maladies et nos cultures dégénérées, mais il y a quand même une certaine parenté entre eux et moi, perchée sur mon piton rocheux à me lamenter sur l’hécatombe aviaire, sur la faune et la flore en train de crever à ciel ouvert alors que les humains s’en foutent. Voilà le facteur de stress fondamental en cause dans ce qui a conduit à ma fragilité : il concerne toutes les personnes qui comme moi vivent proches de la nature, et sont confrontées physiquement à l’hécatombe en cours, car comment gérer en soi l’impuissance et la désolation quand chaque année, deux fois moins d’oiseaux chantent autour de ma yourte et que mes compagnons sauvages, renards, genettes, blaireaux, ne reviennent plus ?

C’est cet hommage à la nature en sursit et aussi un grand cri d’alerte que j’aurais voulu faire passer dans ce film, mais il aurait fallu que tout le processus de création de cette œuvre soit clean pour être crédible moralement.

La nature et la culture subissent un processus de siphonnage par les acteurs de la société de consommation, orchestré par les médias qui ne savent plus comment renchérir dans la compétition des images et des idées, au détriment de la réalité, et ont perdu tout sens des valeurs.

Voilà comment l’utopie s’effondre dans la boue.

Sylvie Barbe. 19 Novembre 2018.

 

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12 novembre 2018

Ce qu'on peut faire de l'agonie

Malgré orages, averses et grands vents,

arbre sur eau

comment ne pas s'immerger dans la forêt

quand celle-ci, se dépossédant de sa sève,

chataigner en automne 2

chataigner en automne 1

explose de couleurs splendides?

Quand il est vraiment difficile de sortir,

alors que j'ai toujours au coeur  la mutation du grand mandala,

je couds à l'intérieur la même trame, cette même structure

qui m'habite en cette saison et exalte ma création. 

mandala cousu sur store

Je la suspends dehors au milieu des fougères fléchissantes,

et je reprends ma quête des couleurs naturelles,

de ce jaune qui me fascine,

pour tout ce qu'il hurle d'adieu et de magnifiscence.

escalier de feuilles

Sans cesse, le vent disperse les feuilles qui se détachent des arbres

et celles qu'on a tenté de contenir en formes ordonnées,

et sans cesse j'en ramène de nouvelles,

celles qui tapissent le sol derrière une cabane abandonnée,

cabane au vieux seau

ou celles qui vont tomber demain ou après-demain sur la petite yourte.

chataigner flamboyant derrière la petite yourte

Comme si j'espèrais, en ramenant un peu de cette dispersion végétale,

inscrire le noyau éternel et imputrescible des cercles de la vie et des saisons, 

comme si je me forgeais le viatique spirituel qui portera 

la traversée de la saison nue.

mutation mandala 1Enfin, je réalise cette vision des grandes feuilles jaunes de chataigner que j'attendais,

une agonie végétale qu'aucun pigment autre que ce retrait de sève ne pourrait inventer.

mutation mandala 3Oui j'attendais ce moment depuis l'année dernière, je désirais cet or,

cet or qui est mon plus précieux trèsor, et qui, à peine l'ais-je posé,

s'envole à nouveau, pour aller où bon lui semble,

plonger dans l'humus en pleine putréfaction

fomenter un nouveau cycle.

mutation mandala 2

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09 novembre 2018

Mandala de la pleine lune

Avant que tombent les pluies d'automne,

nous avons ramassé quelques végétaux multicolores

mandala 3mandala 4

pour constituer une matériauthèque de land-art,

mandala 6

feuilles, graines, petits fruits, cailloux, pommes de pins, herbes et bois,

mandala 5

auxquelles nous avons ajouté quelques bricoles récupérées.

Pour féter la pleine lune, nous avons dessiné,

sur une terrasse bien aplanie au milieu de la forêt,

mandala 2

un grand mandala à larges corolles,

mandala 7

afin de remercier la nature pour tout ce qu'elle nous donne encore,

malgré la façon odieuse dont nous la traitons, depuis tant de siécles.

mandala 8

Puis nous avons rempli les pétales des grandes fleurs

mandala 9

en remerciant les végétaux de leur beauté, de leur disponibilité.

mandala 10
Accomplir un mandala est toujours un acte de prière, de recentrage,

qu'on le fasse seul ou collectivement,

mandala 11

un acte de reconnaissance envers la structure du vivant

mandala 12

qui maintient en cohésion toute la diversité du monde.

mandala 13

Avant d'aller griller quelques chataignes dans le tipi bleu,

nous avons entouré le mandala,

en ce beau jour d'automne, de nos bras réunis,

mandala 14

et chanté le son du sacré, AUM. 

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27 octobre 2018

Sylvart aux couleurs d'automne

Emergeant d'un fin brouillard matinal,

un nouvel arbre a surgi dans la forêt,

un Sylvart multicolore en bouquet de branches de chataigner.

2 sculpture sylvestre aux torsades

Dans les vapeurs délicieusement odorantes

du tapis d'aiguilles embaumant le camp,

j'ai érigé un arbre à ma façon,

5 yourte avec arbuste peint en torsades

quelques branches glanées dans la falaise,

dont j'ai longuement gratté la pourriture

avant de carresser le coeur doré du bois

et l'orner de volutes et spirales.

4 yourte au sylvart torsades

 

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15 octobre 2018

Rouge d'automne

rouge d'automne

land art automne 18

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10 septembre 2018

Genette écarlate

Je l’ai rencontré lors d’une balade en forêt,

elle ne ressemblait à rien, mais sous le gris pourri du bois,

j’ai vu tout de suite la beauté en elle.

Je l’ai extirpé du fossé pour la ramener à la yourte,

déjà je lui parlais, je lui promettais de la révéler,

une nouvelle vie pour toi, veille souche abandonnée rongée et déformée par le temps,

ta décomposition et tout ce qui est à l’envers s’arrêtent là.

L’impatience dans mes pieds, la joie au cœur,

j’ai traîné cette prise inattendue, pourtant si évidente

quand l’œil, la queue et les pattes se sont alignés dans mes mains.

J’ai sorti ma rapette et mon couteau

et j’ai commencé à sculpter cette genette des bois qui maintenant reste chez moi.

genette pas encore écarlate

Puis je lui ai peins une robe écarlate

genette écarlate 1

et depuis, elle grimpe sur mes arbres, gambade sur mes restanques,

genette écarlate 2

la voilà dans un rayon de soleil de fin d’été, toute contente d’avoir été adoptée .

genette écarlate 3

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31 août 2018

L'arbre qui marche

Yurtao s'est associé à Funarium

pour décorer le festival de "l'Arbre qui marche."

et proposer mandalas et land-art

sur le vaste terrain du domaine de Danne à Saint-Martin-du-Bois.

Photos de Nina et Sylvie.

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11 août 2018

Heures chaudes

petite fille au mandala d'algues

petit radeau en tigesradeau au bord de l'eau

 

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