08 octobre 2007
bienvenue sous la yourte
Inauguration de Shamatha*
J'ai préparé un petit plancher devant la yourte,
ainsi que des tapis, pour accueillir
les quelques dizaines de paires de chaussures attendues
pour la soirée d'inauguration de la yourte Shamatha,
baché et nappé les tables pour les liqueurs, jus,
fruits et petits plats exhumés des besaces,
et même monté une petite tente de secours,
aprés une pluie diluvienne d'automne,
pour abriter pénates et paniers.
Hier soir, alors que nous fêtions tranquillement,
en musique, en poésie et en paix,
l'ouverture de cet insolite lieu de convivialité,
alors que les nouveaux venus découvraient, les yeux ravis,
ce coin de campagne d'où trois ovnis de yourte ne décollaient plus,
alors qu'un bon feu de bois crépitait sous les poêlées de châtaignes,
qu'un conteur à genoux subjuguait les enfants dans la petite yourte,
alors que nous nous émerveillons de la douceur de cette soirée,
belle nuit d'octobre, sans vent, sans pluie, sans froid,
constellée d'étoiles au firmament,
alors que les voix claires des chanteuses occitanes
résonnaient encore dans nos coeurs,
et que digérant les engagées chansons
d'un akoustitien copain,
nous nous préparions à tomber
sous le charme de la musique indienne,
à nous laisser pénétrer par les sons des instruments,
attendant au milieu de la yourte
l'inspiration de leurs virtuoses,
et ayant répondu aux appels du tambour,
à offrir nos coeurs au noyautage puissamment vibratoire
des tambours chamans
aux peaux rechauffées sur les flammes,
trois personnes très déplaisantes
se sont infiltrées là,
au moment où personne ne les attendait,
pour nous faire subir, contre notre volonté,
un contrôle général de nos activités,
une dénonciation malveillante de nos conditions d'accueil,
et, nous ordonnant de nous allonger,
une fouille intime de nos gènes!
Ce qui a profondément traumatisé les enfants
et l'ensemble des étranges personnes
surprises en ce lieu intempestif,
venues sans leurs papiers et leur porte-monnaie,
qui, bien qu'ayant tenté de fuir
en se jetant dehors au péril de leurs vies,
ont été liées, scotchées sur leurs zafus
sous les vociférations aiguës
d'une créature menaçante:
CONTRÔLE, ADN, MONEY....!!!!
Nous n'avons pu nous en débarrasser
que gràce à un joueur de pipeau,
comme celui de légende qui fit fuir les rats Allemands,
il fallait juste trouver l'instrument éxcrétoire.
Ce qui n'empêche que les plus choqués
ont du rester dormir sous la yourte.
Heureusement qu'un médeçin des âmes a pansé nos plaies
avec la salive de ses mots, en nous contant tout de suite
comment un gloupier avait non seulement gagné les faveurs d'un roi,
mais révélé, par une suite d' actes futiles et pertinents,
l'abysse insondable de la sagesse cachée
de ce qui s'érige en travers de nos trajectoires terrestres.
Le lendemain, un soleil magnifique
séchait l'abondante rosée de la nuit,
tandis que mes copines compatissantes et hilares
allaient récupérer sur un trottoir
un vieux fauteuil abandonné pour me l'offrir en trône.
Je m'y suis affalée en bienheureuse, repue
par les vagissements rassurants de ma dernière mise au monde
et les compliments admiratifs des invités,
songeant déjà à rebondir sur les prochains évenements à préparer!
Bruno le Conteur: www.brunoconteur.com
24 septembre 2007
habillage de la yourte Shamatha
Un petit coup de balai avant d'enfiler
la grande robe de Shamatha.
On amène le grand patchwork,
cousu de neuf trapèzes égaux,
ou les motifs de carrés et rectangles de couleur
sont soigneusement agençés pour harmoniser l'ensemble.
Le patchwork de cotonnade est matelassé
sur une fine couche de couvertures.
Nous décidons de le passer par l'extérieur
et d'utiliser une perche dotée d'un hameçon de fil de fer
sur lequel on accroche le haut des tissus
et qu'on tire depuis la couronne.
A l'intérieur tout le monde s'y met pour déployer
le large jupon sur ses baleines.
C'est le moment le plus gratifiant, le plus enthousiasmant,
car dés que l'enveloppe s'étale,
la yourte devient une vraie maison,
son volume devient clairement délimité:
cette mince première couche suffit à créer
cette troisiéme peau qui sépare le privé, l'intime, de l'extérieur.
Le patchwork étant présenté en trois morceaux,
on le ferme avec les scratchs que j'ai cousu sur les bords.
Merveille, tout coïncide!
On entoure la couronne avec les lanières pour retenir la couche,
toujours avec des boucles pour pouvoir les défaire rapidement
quand les couches suivantes se présenteront.
C'est la stade où la lumière traverse les couleurs,
moment éphémère et superbe, car bien vite,
l'isolation viendra emmitoufler la yourte et l'obscurcir.
C'est pourquoi on en profite pour faire les beaux!
L'isolation est fabriquée avec des couvertures
récupérées dans les fripes et les associations caritatives.
Toujours des trapèzes mis bouts à bouts,
par morceaux de deux, trois ou quatre lais.
Aprés la couche de patchwork, on ajoute
trois autres couches de couvertures de laine,
car cette isolation garantira la confort thermique de la yourte.
Là, pas de plis disgracieux ou encombrants,
il suffit d'attacher solidement en superposant.
A chaque couche, c'est une nouvelle robe qu'enfile Shamatha,
avec des couleurs cette fois non calculées!
Puis vient la première couche de store, totalement bigarrée,
car j'ai utilisé toutes mes chutes disponibles,
qui sera recouverte par la dernière couche,
celle qui subira les intempéries.
La couche externe n'a que deux grands morceaux,
qui seront rabattus en portefeuille.
Je reconnais la première demi sphère par le devant,
au dessus de la porte,
grâce à ses trois lais rouges tranchant sur le fond blanc.
On utilise le même principe de la tirer vers le haut,
pendant quà la base, les participants la déploient.
Puis à l'arrière on amène la deuxième partie,
et là j'ai un petit moment d'angoisse jusqu'à ce que
les pans du portefeuille s'emboîtent largement l'un sur l'autre.
Oui, j'ai calculé assez large!
Il suffit maintenant de passer une corde
entre les bouches cousues sur chaque bord pour lier le tout.
Maintenant, je suis soulagée, il peut pleuvoir!
On rajoute la porte et on commence les finitions:
vissage des bords sur les cadres et ceinturage.
Le soir,tout le monde rentré, je profite, épuisée et ravie,
du dernier rayon de soleil de ce premier jour de Shamatha.
Le lendemain, la tempête se lève, il pleut des cordes,
et la yourte reste séche!
Merveilleux tempo de la nature qui a baptisé Shamatha
juste aprés qu'elle soit habillée pour sortir!
21 septembre 2007
montage de la structure de la yourte Shamatha
Montage de la structure de Shamatha
Dans la matinée, aprés avoir remanié les ouvertures
pour mieux les centrer, nous avons posé
les quatre treillis en châtaigner, juste passés à l'huile de lin.
Encastrés et attachés dans les montants de fenêtre
et les cadres de portes, ceinturés,
ils prennent quasiment touts seuls leur forme courbe.
Il faut veiller à répartir les lattes également,
pour obtenir une hauteur partout pareil:
la hauteur des croisillons, là ou se posent les perches de toit,
est à 1,35 Mètre du sol.
A ce stade, nous savons que'il faut redescendre la couronne
car les mats sont trop longs,
la dimension de la yourte étant plus large que prévu.
Diminuer la hauteur les mats signifie
gagner quelques centimètres pour la longeur des perches.
Il est très important de tendre
une ceinture de compression vers le haut du treillis,
qui empêche l'affaissement vers l'extérieur.
Les murs étant solides,
on peut préparer les perches de toit
en les disposant tout autour de la yourte,
un fil solide passé dans un trou perçé à l'extrémité
qui s'attachera sur les treillis.
La couronne de nouveau bien plantée sur ses jambes,
on peut lui avançer ses baleines!
C'est sans aucun doute le moment le plus délicat du montage,
car avant que tout trouve son équilibre,
on peut facilement se prendre une perche sur la tête!
On commence par en attacher quelques unes
aux points cardinaux, puis une sur deux.
Là, la structure tient bon,
mais on s'aperçoit que les mats sont encore un peu trop hauts,
ils faut les abaisser de quelques petits centimètres
pour que les perches s'enfonçent suffisament dans leur loge.
On peut procéder à la tronçonneuse sur place.
Et cette fois, toutes les perches s'encastrent bien
dans leurs trous respectifs dans la couronne.
On vérifie la solidité
et la répartition dans les bons trous.
Voilà, le plus dur est fait!
Notre étoile a pris sa place!
Une bonne façon de solidariser les perches entre elles
consiste à passer un ruban solide autour de chacune d'elles.
C'est le corsetage de la yourte, qu'on peut doubler
par sécurité suplémentaire vers la base du parapluie.
On peut donc commençer à poser l'isolation des murs:
la première couche est en patchwork pour la déco.
J'ai cousu des attaches tous les trente centimètres
pour les accrocher aux treillis.
Je recommande de faire des boucles pour deux raisons:
parce qu' on se servira des mêmes liens pour la couche suivante,
et parce qu'à la finition, il y en a toujours à réajuster.
La deuxième couche est en ouate, récup de couettes.
Comme je n'ai pas préparé deux couches de store imperméable,
exceptionnellement, j'ajoute un plastique avant la couche externe.
On passe tout bonnement une grande ceinture à l'intérieur du plastique
et on l'arrime aux montants des ouvertures.
On peut donc maintenant poser la dernière couche,
cousue avec des morceaux de store et des lanières
qu'on enroule autour des perches,
ce qui solidifie encore l'arrimage.
Le bas des murs est en PVC
car c'est l'endroit le plus fragile bien entendu,
où toute l'eau s'écoule et où la boue gicle.
Les murs en store durent bien plus longtemps que les toits,
car ils sont beaucoup moins soumis aux intempéries
et aux larmes des arbres.
La circonférence de la yourte murée,
on respire un grand coup au dessus des couches de toit
qui attendent déjà par terre d'être hissées,
et c'est l'heure de la pause!
Un moment trés convivial!
Certains n'hésitent pas à siester
les doigts de pieds en éventail!
18 septembre 2007
avant-première
En exclusivité et en avant-première,
avant de publier l'ensemble du montage,
juste quelques images de cette magnifique journée
qui a vu naitre la belle Shamatha, ma dernière yourte.
Sur les vingt trois personnes qui sont passées au Cantoyourte
ce Dimanche, quelques unes ont accepté de poser
dans cette lumière extraordinaire de fin de journée
sous le grand patchwork enfin déployé.
11 septembre 2007
montage de la couronne, des portes et fenêtres.
La couronne de Saint Jean
Notre ami berger a délaissé un instant sa colline cevenole,
ses plantations et ses chèvres,
pour se faire consacrer Yurtaoiste.
A t'il bien conscience qu'il est en train de déposer
sur la terre une graine d'étoile, un anneau de lumière?
Rejoint par les autres princes de la yourte,
l'heure est venue d'arrimer cette étoile en goguette
sous l'impulsion des petits princes héritiers bien réveillés,
en lui offrant des jambes de bois,
non encore gainées de ses bas de laine,
qui lui permettront d'évaser ses jupes
audessus de nos âmes en quête de chaleur humaine
et de cette inspiration revigorante venue du ciel.
Rassurons notre étoile d'une sortie de secours,
au cas ou le monde des humains la déçoive trop,
sortie qui servira le soir d'écran de projection
où nous pourrons visionner ce que des messagers éclairés
auront conçu pour un monde meilleur.
Encore un peu de jour sur les cotés
avant d'élever notre couronne au coeur de la yourte,
et de lui adjoindre quelques appuis
attachés au montant des portes
en attendant la pose des branches de l'étoile
et l'habillage de Dimanche prochain.
10 septembre 2007
assemblage du plancher de shamatha
Fixation du mandala plancher
Aprés avoir vissé les solives solidairement entre elles,
c'est le moment de poser les plaques.
Épaisses de 22mm, hydrofuges, elles mesurent chacune 60cmX2M
et sont dotées d'encoches pour les emboîter les unes dans les autres.
J'ai préparé un plan pour les utiliser le plus rationnellement possible,
à l'instar d'un patron de couturière,
où l'on cherche à avoir le moins possible de chutes et de coupes.
On commence par le centre: on pose une plaque
qu'on fixe sur les solives ,
puis on lui emboîte la plaque suivante.
Cette opération mérite un bon doigté,
car il faut toujours taper sur la tranche du coté inverse
pour faire rentrer le bois dans la rainure,
et ce sans abîmer la bordure mâle.
Donc ne pas taper sur la languette
mais sur un morceau de bois bien droit qui sert d'appui et de tampon.
Il ne faut pas enfiler toutes les plaques et ensuite visser,
car sinon on ne pourrait plus repérer
où se trouvent les solives en dessous
et les vis risqueraient donc de traverser le vide.
C'est pourquoi il faut visser au fur et à mesure.
Tandis que la pose avance,
on peut commençeer à traçer la circonférence au crayon.
Il faut donc planter un clou au centre du cercle,
y remettre la ficelle à laquelle on a pris soin
de nouer une boucle à l'extrémité,
dans laquelle on passe un crayon plat,
qu'il faut tenir bien droit pour traçer juste.
Tout le monde apprend facilement à se servir de la perçeuse!
Une très bonne synergie régnant entre les participants,
de tous ages et de tous ressorts,
le demi kilog de vis n'eut besoin que de deux petites heures
pour s'adonner à sa tâche utile !
Le cercle a été découpé à la scie circulaire

en prenant soin de recycler
les grandes chutes dans la symétrie inverse,
puis étayé sur les bords par des pierres ou des cales de bois.
Aucune directive ne fût nécessaire pour arriver à un cercle parfait.
Il est vrai que mes amis sont de très bons bricoleurs!
N'empêche qu'il a été très agréable pour moi
de sentir la responsabilité de ce montage
partagée par une équipe compétente et sereine.
Commençerions nous à retrouver
cette magie synchronistique des Mayas,
qui possédaient ce don extraordinaire d'élever des temples
sans autre coordination que celle d'une symbiose infraconsciente?
Ou celle des termites capables d'édifier à l'unisson,
et sans aucun plan, une architecture complexe
de galeries et de labyrinthes??
Car le Tao n'est autre que cette harmonie qui émane de l'action,
la justesse des gestes, l'emboîtement souple des instants,
la tranquilité du mental qui se fie à l'intuition
et à sa lumière intérieure,
une absence de tensions autres
que cette intensité profonde du présent
qui insuffle à chaque participant
l'inspiration du chemin de la cible.
Puis, dans l'enchantement des couleurs
de ce beau Dimanche de fin d'été,
les enfants ont pu s'assoupir dans les hamacs.
03 septembre 2007
montage 1, la pose du mandala
Montage de la Yourte Shamatha: 1.
Pose du mandala de base.
Shamatha, Yourte de 6,40 mètres de diamètre,
de 32 mètres carrés de surface,
est destinée à un usage collectif et convivial.
Pour vivre la fraternité des humains.
Elle est dotée d'une porte fenétre au Sud,
d'une porte à deux battants au Nord, ne s'ouvrant qu'en été,
et de deux petites fenétres latérales.
Les treillis sont en chataigner passé à l'huile de lin
et les mats en pin décoré à l'acrylique.
La couronne décorée, d' 1,54 M de diamètre,
est pour l'instant stockée à l'atelier en hauteur,
elle sert de penderie aux cravates qui vont décorer les mats.
Fabrication du plancher:
On dispose au sol huit longues solives en douglas,
( le douglas dispense d'un traitement du bois),
longues de 3,20 M, en étoile à partir du centre.
La section des solives du plancher est de 6x8.
On les mets au niveau en partant d'une premiere solive
et en tournant vers les autres jusqu'à la rejoindre.
On utilise une barre de fer plate ou s'appuie un petit niveau.
Lorsque l'étoile à huit branches est calée,
(avec des pierres, du bois, des tuiles plates etc...) et stable,
on pose les solives transversales pardessus.
Ces solives s'appuient sur les branches de l'étoile
et forment donc cinq hexagonnes de grandeur croissante.
On tache de les espacer correctement.
Il est bon de repèrer ou s'appuieront les deux mats
pour renforcer l'assise à cet endroit.
Caler encore là ou la portée des solives est longue.
Planter une petite tige de fer au centre
et y nouer une ficelle qu'on mesure à la dimension du rayon.
De là, on pourra traçer la circonférence.
Je peux commençer à forer des pré-trous.
En attendant que la perçeuse se recharge,
je termine mes hauts de mats:
un assemblage de cravates récupérées.
01 juin 2007
armoires murales dans la yourte
Pour poursuivre ce chapitre
sur l'aménagement intérieur,
voici quelques photos d'armoires murales
fabriquées en patchwork
avec des tissus récupérés.
Même les chaussons des petits sont supsendus
Et même les verres!
30 mai 2007
rangements dans la yourte
Chacun aménagera sa yourte avec ce qu'il aura glané
de trouvailles et d'utile,
mais il est rare que les meubles de l'ancien appartement
tiennent dans la yourte.
Décider d'habiter en yourte est souvent l'aboutissement
d'un désir de dimunition,
et le commencement de sa mise en pratique.
Un véritable engagement énergétique.
On diminuera donc ses objets personnels,
ce tri étant très important pour selectionner
ce qui semble essentiel du superflu.
L'essentialisme consiste donc à reconsidèrer
les buts et les moyens de sa vie
pour une réorientation qui correspondra à une démarche
plus cohérente avec son soi et son environnement.
Les valeurs de l'essentialisme sont celles de l'humain
qui se situe dans l'univers non pas en dominant,
prédateur et colonisateur
mais comme un invité à qui est proposé
une belle aventure fraternelle.
Il est trés difficile aujourd'hui pour un occidental
de vivre simplement
car il doit résister à toutes sortes de séductions et de manipulations,
détecter les mensonges généralisés
et ne pas se conformer au style de vie majoritaire,
ce qui implique une grande capacité
à se forger ses propres opinions,
non fondée sur la peur d'être rejetté par ses semblables.
Mais l'essentiel a des caractéristiques différentes
et singulières pour chacun:
tout l'art consite à se donner le temps,
cette richesse des pauvres,
de les extraire de la gangue du Moi.
La simplicité n'est pas un long fleuve tranquille,
mais plutôt une escalade qui requiert des forces et de la persévérance.
Pour moi,donc, anciennement très productrice
d'oeuvres artisanales et artistiques,
j'ai transformé mes meubles en bois cossus
hérités de mon artisane de grand-mère
en armoires murales textiles,
hamacs supendus aux perches de la yourte,
sacs à pendre, légers et faciles à transporter.
En déménageant, il suffit de les rouler,
impossible de casser la vaisselle,
(elle-même revue à la baisse et choisie en bois si possible),
dans toute cette douilleterie.
Les hamacs sont de simples rectangles de tissus
assez épais et résistants,
style tissus récupérés dans les boutiques de tapisserie.
Quelques liens aux quatre bouts et au milieu arrimés aux perches
suffisent à l'accrocher pour offrir
un volume de rangement appréciable.
L'intérét est de les poser au dessus du lit
ou dans des volumes non tentacularisés par les appendices humains.
A chacun ses astuces!
17 mai 2007
explications de montage de la yourte SIHON
C'est dans le cadre du CIVAM,
centre d'initiative et de valorisation en milieu rural,
structure que j'ai particulièrement apprécié
lors d'un stage pour des femmes
ayant un projet de création d'activités en milieu rural,
que s'est déroulé ce montage de yourte..
Une journée printanière rassemble chaque année
les porteurs de projets et les agriculteurs bios de la région
impliqués avec les CIVAM.
Très conviviale, ces petites fétes autour d'un thème choisi
permettent de partager des expériences de terrains
tout en dégustant des produits de la ferme.
Cette année là, en 1999, le montage de la yourte
a rassemblé des personnes venant des quatres coins de la région.
En effet, rien ne vaut la participation à un montage
pour comprendre comment fonctionne la yourte.
On peut aquerir ainsi très rapidement un minimum de formation technique
et sentir très vite si on se sent capable
de se lancer dans une auto-construction.
Ce qui n'est pas vraiment simple pour moi,
car il n'est pas aisé de concilier la concentration aiguisée
que requiert un montage, avec la pédagogie formative
qu'attendent ceux qui, tout en désirant aider,
découvrent la yourte et posent beaucoup de questions!
Je rappelle que la façon dont j'ai procédé n'est que la mienne,
ce n'est pas ce qu'il FAUT faire,
c'est seulement ce qui a fonctionné pour mes yourtes.
Je ne suis pas une spécialiste pointilleuse:
de même que bien souvent dans mon métier de couturière d'art,
j'ai coupé et cousu main levée à l'intuition,
suivant rarement des patrons, de même pour les yourtes,
c'est l'esprit de synthése qui m'a guidé, à partir de ma réfléxion première.
Il s'avère que n'ayant pas reçu de yourte sur la tête
et y ayant vécu plusieurs années sans problèmes majeurs,
j'ai seulement respecté le principe de la yourte,
habitat traditionnellement travaillé par les femmes
avec des moyens rudimentaires.
Nous étions une bonne quarantaine ce jour là,
le montage a pris la demi-journée.
J'ai monté la même yourte seule en une journée quelques temps plus tard.
Arrivée donc le matin très tôt,
car des spectacles sont prévus l'aprés-midi dans la yourte.
Nous avons transporté la yourte Sihon,(5,20 mètres de diamétre),
fabriquée avec du bois de pin douglas, dans un combi WW,
isolation comprise, mais sans plancher.
Aprés avoir sorti les différents éléments,
je dispose sur le sol une bache ronde que j'ai marqué aux dimensions
de la circonférence des murs et de la couronne centrale.
J'ai prévu des marques pour l'entrée et les raccords des cinq treillis.
Le cadre de porte se place dans la direction choisie pour l'ouverture:
la tradition fait face au Sud. Là, ce qui importe,
c'est de converger vers la maison de pierre, local du Civam.
Les battants ouverts stabilisent la porte.
Les murs de treillis vont venir s'attacher au cadre
et se déployer sur toute la circonférence.
La difficulté consiste à égaliser la hauteur de chaque treillis
en concordance avec tous les autres:
il faudra parfois décaler l'un ou l'autre pour baisser ou élever le niveau.
C'est plus simple à plusieurs, si tout le monde a compris ce qu'il faut faire!
Ensuite, vient l'assemblage des treillis entre eux.
J'ai cousu des lanières colorées avec des chutes de tissu:
on les enroule autour des perches de douglas qui se chevauchent.
Puis vient le moment de déployer la ceinture de compression,
qui entoure toute la yourte et l'empèche de s'affaisser.
J'ai taillé cette ceinture dans des chutes de stores,
de même que celles qui boucleront les murs extérieurs.
Là aussi, il faut trouver le juste étirement,
trop lache et les treillis vont s'incurver, trop serré et tout se décale.
Les murs ajustés, nous retournons la couronne
pour y attacher d'une simple ficelle les deux mats.
Ceux ci serviront au levage et pourront par la suit



















































































































































































