30 mars 2009
Lettre à l'homme qui m'a filmée
Quand ma petite fille a eu terminé ses brillantes études au lycée, elle a voulu partir à la capitale tenter sa chance, comme tant de jeunes provinciales attirées par le plus de possibilités d'étudier la haut que dans leur village.
Je n'étais pas d'accord, je la trouvais trop fragile, mais elle est partie conquérir, malgré sa mère, le vaste monde.
Quelques mois plus tard, on m'a ramené mon enfant massacrée, détruite.
Je n'ai jamais su ce qui lui était arrivé. Ni le nom et le nombre des salauds qui l'ont rendu folle de douleur.
Seulement son père me l'a ramené en charpie, comme un fœtus avorté, prostrée, muette.
Je n'ai plus jamais retrouvé mon enfant comme je l'avais mise au monde, belle, entière, intelligente, joyeuse, innocente, affectueuse, merveilleuse.
Nous avons commencé le cauchemar de dix années de souffrance extrême. Jusqu'à ce que l'indifférence, le rejet et la haine la tue, et que son meurtre soit étouffé sans autre forme de procès.
Parce qu'ils sont encore tellement nombreux ceux qui préconisent, ou pensent en secret, qu'il faut se débarrasser de tous les abimés et les accidentés de la vie, de tous ceux dont ils ont fait des victimes et des martyrs.
De cette horreur du calvaire de ma fille, je n'en souhaite pas une miette à mon pire ennemi.
Alors, quand tu es arrivé de cette capitale, où toutes les télés du pays ne parlent jamais de ces drames intimes qui dévastent tant de familles méprisées, de cette capitale du pouvoir qui est le fief d'une justice qui n'a jamais été faite à ma fille, parce que des policiers et un procureur ne l'ont pas jugé suffisamment intéressante, j'avais de sérieux remparts intérieurs pour ne pas te laisser rentrer dans ma vie.
Mais toi, tu es arrivé doucement de Paris avec ta caméra et ta voix chaude et rassurante, pressentant confusément qu'il y avait dans cette antre ou je me débattais avec la rage, quelque chose qui donnait lieu à réparation.
Je n'ai bien sûr pas cru un mot de ta proposition d'aide que tu as formulé au milieu de mes procès, qui semblaient avoir soulevé quand même ton indignation.
Pour moi, un journaliste parisien ne pouvait être qu'un prédateur snobinard en plus d' un complice du silence autour des assassins de ma fille.
De surcroit venant d'une chaine de télévision dont je me méfiais particulièrement pour sa rapacité capable de ridiculiser tout ce qui n'est pas rentable et trépidant, de détourner et récupérer dans la pensée unique tout ce qui s'en écarte. Et je n'ai pas la télévision.
Et puis tu es venu jusqu'aux yourtes, avec ta camera et ta voix chaude et rassurante. Du coup, j'ai quand même préféré croire que tu pouvais être utile à la cause des yourtes, d'autant que tu es l'ami d'un militant que j'estime, qui t'as envoyé vers moi.
Et j'ai accepté ce tournage comme on se sacrifie sur un autel. Me livrant en pâture aux rapaces pour que soit exhumé du grand feu médiatique un débris de la voie de la yourte. Avec la secrète espérance qu'à cette petite lueur échappée de la lucarne télévisuelle se réveillent des enfants libres.
Et tu t'es installé prés des yourtes pendant trois jours en plein hiver, avec ta caméra, ta voix chaude et rassurante.
Alors a commencé une valse où je ne sais qui conduisait, de toi l'homme qui savait ou tu voulais aller et de moi la femme qui voulait faire accepter là ou je suis.
Mais au fil des tempos, j'ai découvert, à ton pas qui s'emboitait au mien, que tu savais danser et que tu ne m'obligeais pas à filer plus vite que la musique, que tu n'imposais pas ta partition même si tu ne me lâchais pas.
J'ai du concéder que tu n'étais pas snob, pas autoritaire, pas imbu de toi-même, que tu me regardais d'un endroit de ton âme qui t'était personnel et pas forcement entaché d'intérêt.
Tu ne m'as pas prise seulement comme un objet de consommation qui va rapporter de l'audience et j'ai accepté de te laisser voir un peu de ma vérité.
Si je n'ai pas la télé, c'est simplement pour ne pas être envahie par le formatage de l'inconscient collectif , alourdie par le poids de la masse, et laisser de la place à mes images intérieures.
Et parce que j'aime le silence.
Et toi tu venais du lieu d'où sont produites les rumeurs, les cacophonies, les brouhahas turpitudes de la foule, les vacarmes hypnotisant qui assourdissent la plèbe, et tu voulais en rajouter avec mon histoire de silence, de désencombrement, de diminution.
Je me demandais avec un cynisme amusé comment un travailleur du bruit , un orchestrateur de la pagaille, pourrait faire voir le calme qui seul élabore une vie de singularité.
Et je t'ai obligé à me regarder ne rien faire, assise en zazen. Tu as trouvé ça beau, mais le silence risque encore trop d'être pris pour une religion réactionnaire, alors que c'est une part de ma vie aussi importante sinon plus que la façon dont je me nourris.
J'avoue donc que pendant ces heures d'exposition à ta machine à œillère, c'est plutôt moi qui ait eu une attitude de mépris, quelque chose de plus profond et plus tenace que la confiance, me susurrant que personne ne serait jamais capable de traduire la vérité d'une vie en quelques petites minutes, que même si j'avais accepté ce plongeon dans une image sur laquelle je n'aurais aucun contrôle, je ne croyais pas du tout que si je venais à couler, le maitre nageur sauterait dans l'eau pour me tendre la main.
Maintenant j'ai vu le film que tu as fait sur moi, et ça a changé ma perception de toi.
Maintenant je pourrais dire, ce n'est pas moi ça.
Je pourrais dire, il a tronqué ça, il a rejeté ça, il n'a pas compris, il n'en a fait qu'à sa tête, ou pire, qu'à la tête de M6.
Mais ce n'est pas ce que je dis.
Parce que je me moque bien du genre d'images que j'ai pu donné, car je ne suis plus assez intéressée par moi-même pour me sentir blessée par une erreur de commentaire ou un choix de plan qui ne semblerait pas correspondre... à quoi.. qu'est ce que l'Ego, sinon un souffle léger qui se prend pour une montagne?
Par contre, en regardant le film, la plus grande découverte pour moi, c'est toi.
Je regarde ce film que tu as fait sur moi et c'est toi que je vois.
Et tout à coup, j'ai honte.
Honte parce que j'ai eu pendant le tournage une attitude finalement utilitariste envers toi, exactement ce que je te reprochais d'entrée sans te connaître.
Il est vrai que j'étais exténuée, il y avait quarante militants de la caravane des expulsés à recevoir au Cantoyourte , les cars qui arrivaient, les rendez vous stratégiques, le grand rush du procès....Mais ça n'excuse pas une attitude suspicieuse et retranchée que je combats quand elle s'adresse à moi
Aussi quand tu es rentré dans la yourte à 6 heures un matin, par moins sept dehors et douze dedans, que je n'avais pas réussi à dormir de la nuit et qu'en plus j'avais longtemps pleuré parce que c'était l'anniversaire de la mort de ma fille, que j'étais au pire de ma non forme, défigurée par la fatigue, que tu t'es mis à me filmer alors que je dansais et tentais de me cacher derrière mes cheveux, pour oublier que j'allais, deux heures après, affronter les juges, les avocats, les flics, les RG, les journalistes et les militants, alors là, je l'avoue, je t'ai franchement détesté.
Mais quand je me suis vue dans ton film, après le premier choc émotionnel, ce que j'ai vu dans cette scène que tu as mis en premier, c'est toi, l'homme caché derrière sa caméra, qui as cherché et discerné de la beauté et de la joie où il y avait tant d'épuisement. C'est toi que j'ai vu, pas la femme épuisée, toi qui en as fait un moment de grâce.
Tu as pris de la matière noire de ma vie que tu as malaxé dans tes viseurs, et d'une tranche de vie sombre et difficile, tu as fait un moment de lumière, le vestibule d'un avenir.
Et je crois que toi aussi, quand nous étions dans la forêt où je t'ai fait crapahuter sans ménagement avec ton matériel si précieux, quand après ma trouvaille de champignons, tu as voulu descendre vers la falaise, et que mon sécateur a cisaillé le fil du micro, stoppant net tous tes projets pour le reste de la journée, tu as vraiment du en avoir marre. J'étais désolée, mais je savais que quelque chose s'exprimait, comme toujours quand je ne peux le dire autrement, quelque chose que tu as compris puisque tu en as fait la fin du film, et ta plus belle image.
Alors j'ai repassé le film plusieurs fois, et à chaque fois, je te voyais mieux, je découvrais quelque chose de nouveau sur toi, je te voyais derrière ton écran, choisissant et manipulant des images de moi, avec ton idée, ta sensibilité, ton professionnalisme, ton honnêteté, et ta délicatesse. Et j'ai vu alors que tu étais un homme, pas un prédateur, pas un complice des méchants, et que tu avais justement ce qui fait qu'on est homme et femme, capables d'une vraie rencontre, une capacité d'éprouvement, un cœur.
Je ne compte pas encore les bienfaits que ton travail m'a apporté, le plus évident étant toutes ces personnes que nous avons touché, celles qui ont été saisies, qui ont sourit, qui ont senti leur poitrine se soulever, celles qui ont pleuré, qui ont offert leurs encouragements, leur enthousiasme, leurs félicitations, celles qui ont proposé leur soutien et leur aide, leur bonne volonté, celles qui ont donné leur témoignage, leur sincérité, leur complicité, qui ont demandé l'enseignement de la voie de la yourte, ces adultes qui tout à coup s'écrient: « Alors ça existe, c'est possible! Moi aussi je peux changer de vie! » et ceux qui ont un déclic, comme une révélation, et décident de tout larguer et de transformer leurs vies, tout de suite ou demain, mais impérativement plus prés de leurs rêves, et puis ces enfants et ces jeunes qui s'exclament: « On veut venir vivre avec toi! »
Il n'y a que toi et moi qui savons ce qui est entré dans ta boite à images, que toi et moi qui savons ce que tu as choisi de montrer, ce que tu as sculpté pour accoucher de cette histoire qui fait sens, avec la dextérité et l'adresse d'un funambule engagé sur sa corde. Évidement je n'aurais pas sélectionné ces images là, pas ajouté ces mots là, et pourtant quand je visionne l'ensemble maintenant, je n'y changerais que quelques virgules, et quelques inexactitudes.
C'est ton œuvre, et grâce à ton œuvre, j'ai pénétré un peu le secret d'un artiste, grâce à ton œuvre, je ne retiens plus rien de l'image qui s'échappe de ma vie pour rejoindre le flux des marées médiatiques, j'abandonne mes présomptions pour suivre la trace de ta différence, réintégrant ainsi une part du monde que j'avais rejeté.
Et c'est sans doute là le plus beau cadeau de ce film:
tu m'a rappelé que les causes politiques sont vides si elles ne résultent pas de la rencontre de gens qui se regardent vraiment, s'écoutent et se respectent, que les idées qu'on a à défendre ne sont rien si elles ne sont pas portées par un cœur qui vibre, une âme qui palpite, et que la seule vraie révolution possible, c'est celle de l'amour.
Alors merci à toi, l'homme qui m'a filmé.
Sylvie
Pour voir la vidéo du film de M6 par Régis Mardon, clik là
26 mars 2009
commentaires
Vu l'afflux de commentaires, j'ai été obligée hier soir de mettre en place une modération. Ce qui veut dire que vos commentaires seront publiés mais avec un petit délai, histoire de vérifier qu'ils ne contiennent ni insultes ni injures. Ce qui n'était jamais arrivé en deux ans de blog et 100 000 visiteurs.
Quand à ceux qui s'imaginent faussement, avec beaucoup d'arrogance, qu'ils financent mon RMI, et proposent qu'on me coupe les vivres, ce sont les mêmes qui pensent qu'il faut achever les prisonniers, les étrangers, les vieux et les malades, qui coutent cher à la nation...., je leur répondrais un jour ou j'aurais le temps d'expliquer pédagogiquement ces erreurs mortelles, et je ne serais toujours pas payée pour le temps et l'énergie que j'y passe.
Alors que eux, dés qu'ils lèvent le petit doigt, ils réclament au minimum le SMIG horaire.
Mais pour faire court, d'ores et déjà, s'il y a quelqu'un qui finance mon RMI, ce ne sont certainement pas tous ces aveugles qui tentent d'ignorer les liens qui unissent la communauté humaine, et bafouent la solidarité la plus basique en tirant dans le tas sur les plus faibles,
ce sont mes parents, mes grand-parents, mes ancêtres directs et mes collatéraux, qui se sont tous échinés à la tache jusqu'à leur dernière goutte de sang pour payer le confort dont vous bénéficiez aujourd'hui impunément en détruisant la planète, les peuples et les espèces végétales. Parce que eux, ils travaillaient et suaient en pensant à l'avenir de leurs enfants.
En tant que descendante et héritière de ceux qui m'ont introduite en ce monde, un peu trop en avance sur mon temps parce que j'ai décrypté les limites du productivisme, je suis intimement convaincue qu'ils sont fiers outre tombe de leur fille vouée corps et âme à sa tache d'émancipation et de désaliénation.
Ceci dit, je propose que vous demandiez à Sarkozy de supprimer le RMI, ça serait beaucoup plus efficace pour votre démarche, mais aussi pour la mienne, car vous feriez avancer très rapidement la révolution.
Ce ne serait plus les syndicats qui promèneraient les gens dans la rue toutes les cinq minutes pour se compter et agiter des drapeaux, ça serait une insurrection populaire sans précédent.
PS: le film de M6 comporte quelques erreurs et raccourcis, ce qui ne nuit pas d'ailleurs à l'ensemble.Le montage leur appartient, l'histoire est approximative, mais qu'importe, ça forme quand même un tout compréhensible. Comme dit Régis, un film c'est une lumière sur un moment de vie, et j'ai accepté de lui faire confiance pour qu'il en fasse une histoire à sa façon. c'est donc loin d'être exhaustif, c'est plutôt à voir comme la photographie d'un artiste.
En particulier, le commentateur dit que je rejette la société de consommation, ce qui n'est pas juste, je rejette la sur-consommation, pas la société loin de là: je suis par ailleurs très investie dans différentes assos, mouvements, réseaux, et au contraire des dires off, j'ai beaucoup d'amis de toutes classes sociales. je reçois chaque année au Cantoyourte autour de cinq cent personnes qui viennent parfois de loin. Quand à ceux qui croient que je ne travaille pas, qu'ils revoient leur copie: ce n'est pas quelques images qui peuvent vous donner une idée de ma vie, rien n'a été dit sur mes activités sur lesquelles d'ailleurs, je n'ai pas de comptes à vous rendre.
A bientôt, Sylvie.
On peut revoir le film de M6 de Régis Mardon en vidéo là.
03 janvier 2009
En attendant le printemps
Mes meilleurs vœux aux lecteurs de ce blog,
et quelques dates pour le début de cette année:
14 Janvier:
Fin de la deuxième année de ce blog, découvert par
80 000 visiteurs, qui ont consulté 320 000 pages.
L'immense majorité de ces lecteurs est arrivée
pour une recherche ciblée sur les yourtes.
Nombreux sont ceux qui reviennent régulièrement.
Ce qui donne environ 150 visiteurs par jour,
chacun visualisant en moyenne 4 pages.
Je remercie tous ceux qui ont pris la peine
de laisser un commentaire, une appréciation,
ceux qui m'ont complimenté directement par mail,
ceux qui m'ont offert leur amitié ou leur soutien,
ceux qui ont laissé un témoignage personnel,
et ceux qui se fidélisent en s'abonnant.
Même s'il m'est rarement possible de répondre,
ces marques d'attention me touchent vivement:
personnellement, comme un cheval qui apprécie la caresse
sur sa nuque qui lui donne l'élan d'une nouvelle course,
et collectivement, car ces traces de passage témoignent
de l'ampleur que prend chaque jour un peu plus
la cause de l'habitat modeste et léger,
le profond besoin social, écologique, spirituel,
qui s'actualise et se solidarise
sur les voies radicales du vivre autrement.
Et ce malgré les ancrages théoriques encore virulents
d'adeptes d'un Phytagore ordonnant:
«Ne permettez point à une femme de parler en public,
d'ouvrir une école, de fonder une secte ou un culte... »
15 Janvier à 9H:
Normalement, si rien ne vient justifier un nouveau report, audience de référé devant le Tribunal d’Alès, à la demande des mêmes sociétés immobilières qui ont été déboutées en juillet de leur demande de condamnation pénale à mon encontre pour installation en réunion sur le terrain d’autrui. J’espère que là encore, les Juges me donneront raison. Je n’ai pas de titre, mais je ne me suis pas installée illégalement sur ce terrain. Il n’est pas certain que les sociétés immobilières puissent se prévaloir d’un titre pour me chasser. Si les sociétés immobilières ont ce titre, ce dont je doute, rien ne justifie que ne me soit pas fait application de la loi qui me protège.
Gandhi
Février, date non communiquée:
Émission sur les « objecteurs de croissance »
sur la sixième chaine de la télévision nationale.
Fin Novembre, Régis et Aline, deux journalistes sympas,
intéresséspar la bataille juridique en cours,
m'ont suivi pendant trois jours pour faire un film
qui sera diffusé sur M6 à l'émission « 66 minutes ».
J'ai accepté de me prêter à ces images
car le tournage inclut en partie la lutte pour le Cantoyourte.
Je ne sais pas du tout si je me reconnaitrais dans ce reportage,
l'auteur du film étant libre du montage et du discours sur ses images.
Les abonnés à la newsletter de ce blog recevront
la date exacte de cette émission par mail.
« Chaque heure qui remet en question ton existence sur la terre, mais finalement le bus qui revient te prendre »
Emilie.
21 et 22 Février:
Séminaire à Saint Jean du Gard (30) en préparation:
« Alternatives pour se débarrasser du capitalisme ».
« Quoi qu'en pense l'économiste libéral, nous ne sommes pas engagés dans une course cycliste. Si le monde capitaliste doit être comparé à quelque chose, ce serait plutôt à un repas de cannibales. Le plus fort mange le plus faible, mais il grossit plus que proportionnellement, d'où la croissance. »
François Partant « Que la crise s'aggrave »
A l'occasion de ce séminaire qui sera axé sur des exemples
d'alternatives concrètes existantes et à développer,
je proposerais un atelier sur l'habitat léger en milieu rural,
ferais le point sur la lutte pour le Cantoyourte
et donnerais le signal du départ de la création de
FESTENKA,
le festival des tentes et des cabanes.
Rassemblement de volontaires désirant s'impliquer
dans l'organisation de cet événement,
dont la première mouture nationale se tiendrait
du 1 au 5 Juillet 2010 sur le canton de Bessèges.
Pour que ce festival rayonne sur le territoire,
des correspondants régionaux, même virtuels,
seraient bienvenus dans le collectif d'animation,
qui peuvent me contacter directement.
« Il a planté sa tente parmi nous. Notre corps est une tente dans laquelle une parole, une information habite et fait sa demeure »
Jean-Yves Leloup.
25 Février:
Résultat du jugement
du référé expulsion
7 et 8 Mars:
La fête des Femmes au Cantoyourte.
Un week-end-end entre femmes,
à débattre, faire la fête, créer, se ressourcer.
« Une nation n'est pas conquise tant que les cœurs de ses femmes ne sont pas à terre. Alors seulement, c'est la fin. Quelque soit la bravoure de ses guerrier ou la force de leurs armes. »
Proverbe Cheyenne
Les femmes qui veulent offrir un atelier, une pratique,
peuvent déjà s'inscrire pour finaliser l'invitation.
A fond pour la mixité 360 jours par an,
et comme un soupir sur la partition,
une réserve de 5 jours pour la non-mixité....
« Peut-être bien qu'un homme n'est jamais qu'un homme. Ils vous encouragent à déposer un peu de votre poids entre leurs mains, et dés que vous commencez à éprouver une merveilleuse et délicieuse légèreté, ils étudient vos cicatrices et vos tribulations, après quoi, ils font ce que celui-ci avait fait: chasser les enfants et mettre la maison en pièces »
Toni Morrison « Beloved »
Et...
pour tous, sauf vacances, les Lundi et Jeudi 18H:
Assise en silence, dans la posture de Zazen,
sous la yourte Shamatha au Cantoyourte.
« Celui qui se livre au TAO diminue chaque jour.
Dés qu'il pratique le non-agir, il n'y a rien qui lui soit impossible.
» Tao Te King.
29 octobre 2008
Droit pour les yourtes
Chapitre en construction perpétuelle. Cliquez sur le titre pour lire l'article.
Réglementation des yourtes
1)Règlementation d'implantation des yourtes
2) Expulsions de terrains occupés.
3) Législation et situation des yourtes en France.
4) Enfin un statut pour les yourtes!
Menaces contre les yourtes
10)Attaques judiciaires et policières contre les yourtes.
11) La mort suspecte du fondateur d'Halem.
12) L'irrésistible montée des yourtes
14) L'ignoble forcing de la DDE contre la yourte de Léa et Tom
15) Imploration et répression pour une yourte.
16) Le karscher, c'est pas que pour les banlieues!
17) Affrontements autour de la yourte de la Borie
18) Glamping: l'ennemi scandaleux du peuple des yourtes.
Procès contre les yourtes
Procès contre Sylvie
1) Défrichage d'un terrain abandonné
4) Premier procès en expulsion
5) Objecteurs de croissance Gard-Lozère en faveur des yourtes
6) Non à la criminalisation des yourtes
8) Coquelicots et marguerites au procès
9) Compte rendu de l'audience du procès contre Sylvie
10) Jugement du procès en correctionnelle contre le Cantoyourte.
11) Soutien aux yourtes en réunion
12) Tribus nomades, la répression.
13) Le prochain bucher de l'inquisition néo-libérale
14) la caravane DAL et HALEM au camp de yourtes
16) Comment les spéculateurs se débarrassent des pauvres
17) Lettre au maire pour sauver le Cantoyourte
18) Mes arguments juridiques contre le référé expulsion
19) Compte rendu de l'audience du référé expulsion
21) Expulsion yourte 1: gestation
22) Expulsion yourte 2: ça m'arrive à moi...
23) Expulsion yourte 3: la révolution des encombrants.
24) Femme en lutte, femme en yourte
Procès contre Eric
1) Procès contre les habitats écologiques, article Midi-Libre
2) Suite du procès de Mende contre la yourte d'Eric.
3) Résultat du procès contre la yourte d'Eric.
Revendications pour les yourtes
2) Yourtes à Paris, pauvreté assumée, précarité revendiquée
3) Dernier manifeste de Joe Sacco pour l'Habitat Choisi
4)Territoires à habiter autrement
5) Les invisibles de l'habitat hors norme.
6) Journées 2008 de l'habitat choisi
7) Première revendications pour l'habitat choisi
8) Mobilisations contre la crise du logement.
9) La caravane du DAL invite au débat
10) Yourtes: usages et code de l'urbanisme.
30 avril 2008
Yourtes en Patchwork, auto-construction et récupération
YOURTES EN PATCHWORK
Liste des articles publiés sur les yourtes que j'ai fabriqué.
Il suffit de cliquer sur le titre.
Outils à main pour travailler sa yourte.
Relocalisation: la force des humbles.
Explications du montage de la yourte Sihon.
A l'intérieur de mes yourtes, photos.
Fabrication d'un plancher de yourte.
Le mandala où poser la yourte.
Assemblage du plancher sur le mandala.
Elevation de la couronne de la grande yourte.
Montage de la structure de la yourte Shamatha.
Habillage de la yourte collective.
Naissance d'une yourte, avant-première.
Bienvenue sous la yourte salon.
Dimensions et composition d'une yourte moyenne.
Fabrication d'une jolie toilette à compost.
Vue sur les yourtes aux usines.
27 avril 2008
Le peuple des yourtes
Liste des articles portant témoignage
du peuple des yourtes.
Pour lire un témoignage, il suffit de cliquer sur le titre de l'article
ou sur le lien sous le titre de l'article.
Alain, la Tribu Vivace, la danse des bambous.
http://yurtao.canalblog.com/archives/2007/02/17/4042763.html
http://yurtao.canalblog.com/archives/2008/02/15/7969125.html
Gabriel, Yourte et bois raméal fragmenté.
Jakin, de la maison bleue à la yourte.
http://yurtao.canalblog.com/archives/2007/11/14/6888330.html
http://yurtao.canalblog.com/archives/2008/04/07/8672215.html
Coup de coeur pour Emilie et sa yourte.
Cercles de femmes au Cantoyourte
Stage de yourtes à la ferme des Saults.
Jeunes des banlieues sous la yourte
Montage d'une yourte en bois à Besseges
A Besseges, un autre monde est possible
Quelques minutes de bonheur en couleur arc en ciel
L'imploration de caroline pour sa yourte
Le Karcher, c'est pas que pour les banlieues!
Affrontements autour de la yourte de la Borie
Le bonheur pas dans le pré! L'histoire de Jeff.
RENCONTRE DU PEUPLE DES YOURTES
La lutte pour les yourtes de Bussière-Boffy.
18 avril 2008
Le TAO de ma Yourte
Le Tao de ma yourte
( pour lire, cliquez sur le titre)
Le travail que ça fait sur vous.
Outils basiques pour autarcie.
Attention danger salade sauvage!
La magnifiscence d'une journée.
Yourte, symbole de transformation.
Le contraire de la productivité.
lAlter pastorale.
Territoires à habiter autrement.
Hermétisme en Cevennes Minières.
Dialogue avec une jeune personne au Cantoyourte.
Visites nocturnes aux yourtes.
La yourte, ce Soi qui fait Toit.
Cochons sauvages autour de la yourte.
L'oeuvre au noir dans le ventre de la yourte.
Yourtes à Paris, pauvreté assumée.
Acheter pas cher ou construire sa yourte.
C'est pas cher, c'est gratuit!
Sons et lumières: festival diatonique aux yourtes
Femme tambour dans le sein de la yourte
Dernier automne
15 mai 2007
contre les pirates de la yourte
Je viens avec un bouquet,
photographié ce matin même dans mon atelier,
entre deux nuages d'orage,
remercier les visiteurs qui ont circulé sur ma petite toile.
Et toujours plus particulièrement ceux qui, à force de fidélité,
deviennent des amis.
Ce blog est ma première incursion créative
dans l'univers de la Toile.
J'y livre un travail totalement dénué de vénalité, de profit marchand.
J''y défends un monde différent, fraternel, solidaire,
basé sur la valorisation de l'humain.
J'y conspue toute forme d'esclavagisme et d'aliénation,
que ce soit à l'ordre libéral et à la loi du marché,
ou à toute autre autorité qui ne soit pas l'émanation
d'une volonté de délégation libre.
J'y démontre qu'on peut vivre simplement
en remettant en cause le système par son propre comportement,
en revenant à l'essentiel.
Je divulgue et transmet mon expérience gratuitement.
C'est pourquoi, naïvement, j'ai commencé sur un blog gratuit,
n'ayant pas capté combien j'allais être polluée
par un petit bandeau au dessus de mon titre,
larguant des messages totalement contradictoires avec mon propos.
De mon ordi, je n'ai pas accés à tout ce qui s'affiche
sur l'écran d'autres internautes.
C'est pourquoi , ce n'est que très récemment que j'ai constaté,
chez un voisin, qu'audessus de mon blog apparaissaient
des pubs de marchands de yourtes.
Ce procédé de piratage pour faire acheter des yourtes mongoles,
en faisant croire à une pratique humanitaire,
alors qu'il s'agit d'un pillage culturel sans aucun état d'âme,
ajouté au pillage éhonté des ressources naturelles et humaines,
m'a mis très en colère.
J'ai donc écrit à une de ces boites en lui exprimant mon désaccord
et lui demandant d'enlever immédiatiement sa pub de mon blog.
Voici la réponse, qui démontre le cynisme du marché.
J'accuse réception de votre mail de mécontentement suite à l'apparition de notre campagne de publicité soumise au moteur de recherche google sur votre blog. Cette campagne a pour objet de faire apparaître notre site dans un espace intitulé 'liens commerciaux' sur le moteur de recherche google. Notre société n'est pas responsable des accords commerciaux passés entre le site qui héberge vote blog et la société google. Si cela vous déplait de voir apparaître des liens commerciaux google sur votre espace il convient de vous en plaindre directement auprès de votre hébergeur. Mais je me permets de vous rappeler que la mise à disposition et l'utilisation d'espace virtuel gratuit pour les blogs sont financés par la publicité que font les sociétés. Il me semble donc que votre plainte est quelque peu contradictoire.
Héloïse Rey.Mongol Yurt - http://www.mongolyurt.mn
Voilà donc une personne qui vend ses yourtes
en se servant de mon discours
et qui n'en accepte aucune responsabilité.
Il me semble pourtant que la responsabilité de chaque annonceur
devrait être entière sur le lieu ou apparaît son business.
J'ai demandé à mon hébergeur de me proposer une solution
pour enlever cette pub, quitte à payer. En vain.
J'invite donc les résistants au tout marchand et aux profiteurs,
à boycotter les sites utilisant ce genre de méthodes,
et même leur déposer un petit commentaire salé...
Pour ma part, dans le même style de démarches
contre la déresponsabilisation des trusts,
je téléphone de temps en temps dans les super marchés du coin
pour leur demander le taux OGM d'un produit que je viens d'acheter.
La conversation dure bien une demi-heure,
je les accule jusqu'à ce qu'ils avouent
qu'ils ignorent la proportion d' OGM dans leurs produits!
C'est une manière citoyenne de s'introduire dans le systéme
avec une épingle certes, mais plusieurs épingles,
ça peut faire un marteau...
Et plusieurs marteaux, une révolution.
15 avril 2007
cadeau d'anniversaire
Aujourd'hui, je fête les trois mois accomplis de ce blog,
ainsi que les visiteurs qui ont découvert un monde différent,
dont beaucoup qui reviennent avec fidélité
se tremper dans le bain de jouvence de la yourte.
Je fête ce petit anniversaire les larmes aux yeux.
Non pas de tristesse,
mais d'une émotion profonde et heureuse,
faite d'espoir et d'accomplissements.
De vrais larmes de joie,
comme j'en ai vu couler d'autres
aux yeux de mes camarades émus,
pendant le meeting de nos comités Bové,
la semaine dernière à Alès.
Larmes de joie en visionnant le clip de campagne de José,
car ces mots, ces paroles qui sont dans nos coeurs
depuis si longtemps, et qui nous étouffaient,
enfin, sont dits, enfin, sont entendus!
Voici donc le cadeau de ce jour,
C'est aussi le jour ou je sors mes habits d'été,
car aprés la pluie,
quelle douce journée offerte par le printemps!
14 mars 2007
grace à vous
Aujourd'hui, je n'ai pas rencontré l'homme de ma vie,
mais j'ai rencontré virtuellement les visiteurs de ce blog,
dont je féte ce jour deux mois accomplis.
J'en profite donc pour remercier tous ceux qui ont surfé
jusqu'à mon humble demeure,
et plus particulièrement ceux qui se sont donné la peine
de laisser un message d'appréciation,
un commentaire d'encouragement.
Vos mots sont très stimulants.
J'ai une pensée de reconnaissance pour le moment hilarant
que m'a procuré ce surfeur échevelé qui a atterrit chez moi
en demandant combien de pierres ont été utilisées
pour construire la grande muraille de Chine!
Le mois qui vient sera marqué par le montage de ma dernière yourte:
« Shamata », 6,40 M de diamètre, deux portes d'entrée,
deux fenétres latérales, quatre treillis en chataigner,
destinée à acceuillir les postulants yurtaoistes,
les chercheurs de vérité,
et tous ceux qui oeuvrent pour un monde meilleur,
un autre monde possible!
Ce blog servira donc de journal quotidien à ce montage.
Je vous souhaite un merveilleux printemps,
à l'image de ces fleurs radieuses dont j'ai receuilli pour vous,
ce matin, la beauté.


































