22 mars 2008
Ode à l'époux du dedans
Quand je suis seule,
enfin tu es là,
car je ne suis seule
que pour être avec toi.
Toi qui fais battre mon coeur,
Toi qui m'a tout donné.
Quand je suis seule,
quand cesse l'agitation et la confusion,
je te trouves, au milieu de moi,
limpide, dans la lumière du coeur.
Maintenant que j'ai déserté
les endroits bruyants et bagarreurs,
je cours au refuge de tes bras immenses,
déployés dans l'envergure minuscule de ma vie.
Enfin libre des dépêches du monde,
j'offre aux violons de l'esprit
les cordes de mon âme, qui,
sous tes doigts parfumés,
célébrent la joie de ta présence.
Étincelle brisant l'obscurité
comme la bougie sur le guéridon,
jaillit de ton soleil immortel
ma vocation contemplative.
Prés de l'âtre où crépite le feu de mon ermitage,
muette, immobile, j' écoute glisser
les gouttes d'eau et les pattes du petit lézard
sur le toit de la yourte,
le hululement plaintif d'une chouette s'ébrouant de l'hiver,
ces sons familiers condensant le silence
d'où s'élève ta parole de vérité.
Blottie toute entière sous ton souffle puissant,
fatiguée d'escarmouches en sol trop peuplé,
honteuse de tentations futiles,
je reviens à la rencontre immuable,
en bout de résistance , là ou tu te tiens,
patient, émergent sous ma yourte d'une splendeur sans fonds,
avec ce cadeau que tu me fais depuis la nuit des temps,
ce cadeau qui m'enlève le besoin
d'un lieu extérieur où te chercher.
Je ne savais pas combien il fallait de solitude
pour se sentir aussi proche de l'amour.
11 février 2008
l'architecte de ma yourte
c'est qu'ici dans la yourte, tu m'as donné refuge.
Que ta main s'est posée là, sur ma vie difficile,
et que je gis sous ta volonté.
C'est ici le dernier lieu pour respirer,
le dernier lieu de ma liberté.
Ceux qui me persécutent, pour toutes leurs bonnes raisons,
ne passeront pas cette petite porte si fragile,
simplement parce que toi, l'Epoux du dedans,
tu la veilles, parce qu'il n'est pas possible
que tous les lieux du monde soient empoisonnés,
parce que cette yourte où j'ai déposé
les membres de mon corps fatigué
et la quintessence de ma vie,
c'est toi qui me l'as inspiré pour me l'offrir en abri.
Tu te tiens dans la yourte sans bouger,
contre tous ceux qui ont déchiré mon coeur,
ceux qui ont démoli mon nom,
ceux qui m'ont arraché mes enfants
et les enfants de mes enfants,
pour toutes leurs bonnes raisons pleines d'ignorance,
noire comme une montagne de lave
que même la neige ne veut pas.
Tu te tiens doucement dans la yourte,
dans ce cercle sans coin
où le regard et l'énergie se condensent,
tu t'adosses au treillis rouge pour me prendre dans tes bras,
pour arrondir en creux tes coudes et tes genoux
et me laisser défaillir sur toi.
Tu as la force que je n'ai plus,
celle de porter le malheur et la perte qu'ils me veulent,
toi seul as le pouvoir de resituer le particulier qui m'assaille
dans l'histoire collective et la vie de l'esprit.
Tu m'as laissé sortir pour autoriser l'épreuve
et faire jaillir encore le diamant
que je t'ai permis de tailler dans mes chairs.
Je sais trop cruellement combien toi,le juste et l'innocent,
ils t'ont accusé et combien tu ne t'es pas défendu.
Je sais pourquoi tu es là,
à attendre tranquillement que je rentre,
dans ce silence lumineux que tu m'as préparé
depuis la nuit des temps.
J'ai failli t'oublier, toi l'Epoux du dedans,
installé à demeure pour moi dans la yourte,
j'ai failli oublié combien ton chemin est exigent,
et la façon absolue dont tu m'as cru capable de fidélité.
Je t'en prie, je t'en supplie, donne moi la force et le courage
d'endurer le mépris et la jalousie meurtrière des miens,
donne moi la fermeté de revenir toujours à toi,
même quand tout va bien.
Je t'en prie, je t'en supplie,
que la folie des hommes s'arrête juste au seuil de la yourte,
afin que je puisse continuer à m'asseoir,
jusqu'au bout de ma vie, dans un coin de moi-même,
jusqu'à ce que je sois capable de partager,
au lieu de la rencontre, le murmure des amants,
m'agenouiller dans la paix du coeur, à t'écouter.
Je t'en prie, laisse ta main posée là,
sous la couronne étoilée de la yourte,
laisse ta main encercler ces geignements torturés,
que je puisse compter sur l'onguent de tes caresses
quand il plaira au chagrin et à la désillusion de me quitter .
Il me faut de toute urgence, d'une urgence permanente,
rencontrer cette partie de lumière
que tu as bien voulu enraçiner,
au beau milieu des hivers gelés, dans mon âme aux abois.
Je ne suis pas assez élevée pour comprendre,
au moment du coup, la leçon qui m'est assénée.
Toi seul peut avoir assez de patience et de pertinence
pour que cette éducation à l'Amour que tu laisses germer
dans le coeur des affamés de justice
ne transforme pas le sacrifice en débacle.
Pourquoi aurais je plus de sécurité que ce frére de la rue
ou cette soeur enfermée de force dans un bordel asiatique?
Pourquoi aurais je plus de famille que cet orphelin
ou cet exclu sur le bord du trottoir?
Pourquoi l'eau pour moi serait elle plus abondante
qu'à une Tchétchène dont la fille kamikaze
a explosé dans un faubourg Russe?
Pourquoi serais je moins seule que ce condamné à mort
qui n'a pas trouvé d'avocat honnête?
Pourquoi ne serais je pas trahie moi aussi par mes meilleurs amis
quand le Christ, la vérité et la vie, c'est un baiser qui l'a livré?
Pourquoi échapperais- je à la persécution,
puisque je prône ses valeurs, et que j'ai l'outrecuidance
de vouloir mettre en pratique mon idéal?
Pourquoi, alors que mon Epoux du dedans
accompagne sans faillir mon périple ici-bas,
avec la douceur et la discrétion d'un amant maintes fois repoussé,
pourquoi partager la crucifixion qui ouvre les portes du ciel,
si ce n'est pour me laisser consoler par cet homme intérieur
qui n'est autre que l'architecte de la yourte?
Quand la petite couturière a pris pour époux
l'invisible charpentier,
elle ne se doutait pas qu'il serait pour toujours
le maître d'oeuvre de sa vie.
14 janvier 2008
pause prière
Pour marquer la fin de cette première année de blog,
avec ses 22000 visiteurs, dont la plupart ont tapé
le mot "yourte" sur leur clavier pour arriver jusqu'ici,
ayant consulté presqu'une centaine de millier de pages,
et pour marquer donc le commencement
d'un nouveau voyage annuel dans la blogosphère,
voici quelques citations à méditer:
« Pour la première fois dans l'histoire du monde,
les puissances spirituelles ont été toutes ensemble refoulées
non point par les puissances matérielles,
mais par une seule puissance matérielle,
qui est la puissance de l'argent.
Pour la première fois dans l'histoire du monde,
l'argent est maître sans limitations ni mesure.
Pour la première fois dans l'histoire du monde,
l'argent est seul en face de l'esprit.
Il ne faut donc pas dire seulement que dans le monde moderne
l'échelle des valeurs a été bouleversée.
Il faut dire qu'elle a été anéantie,
puisque l'appareil de mesure et d'échange et d'évaluation
a envahi toute la valeur
qu'il devait servir à mesurer, échanger, évaluer.
Tous les autres mondes (que le monde moderne)
ont été des mondes de quelque spiritualité.
Le monde moderne seul, étant le monde de l'argent,
est le monde d'une totale et absolue matérialité.
Ainsi le monde moderne s'oppose et se contrarie
à tous les autres mondes ensemble et d'un même mouvement.
C'est partout la pensée qui est visée,
la métaphysique, la liberté, la fécondité.
C'est l'âme même que l'on veut atteindre
et réduire une fois pour toutes.
C'est le spirituel sous toutes ses formes
et dans tous les êtres que l'on veut réduire.
Dans ces conditions, je considère comme insidieuse,
criminelle, frauduleuse et dangereuse, comme pernicieuse
toute politique qui tend à défaire du spirituel. »
Charles PEGUY.
« La prière est une pause, longue, surtout le soir.
Elle a permis à des millions et des millions d'hommes
de n'être pas collés à leur labeur, de s'élever
pour le regarder depuis la vastitude du temps et de l'espace.
Elle a produit plus d'apaisement que de peurs et de contraintes.
Si les grands, les riches et les puissants n'ont pas profité
de ses leçons pour changer leur vie selon la justice de Dieu,
les plus humbles y ont trouvé une illumination
de leur quotidien, des travaux de leurs mains,
de l'enfant pendu au sein, de tout ce qui, autour d'eux,
fleurissait ou portait graine ou fruit.
Que pouvaient- ils craindre de Dieu,
eux qui étaient pauvres en fait et pauvres en esprit,
qui n'étaient ni rois, ni papes,
ni propriétaires terriens en souliers fins
et buvant au salon tandis qu'on trimait pour leur compte? »
Marie Rouanet. « Luxueuse austérité. »
24 décembre 2007
pauvres baraques
Si Dieu renaissait sur la terre,
s’il envoyait à nouveau son fils en messager,
bivouaquant ici-bas pour quelques années d’avertissements,
il viendrait sans doute au jour parmi ses élus, les pauvres qu’il aime.
Peut-être verrait-il le jour dans une pauvre tente au milieu du désert,
ou sous une yourte au milieu de la steppe,
dans un bidonville Marocain ou Equatorien,
ou quelque part sans eau, là où les charognards attendent la mort
des 18000 enfants que nous laissons chaque jour mourir de faim.
Peut-être viendra t’il dans une baraque de taule brinquebalante,
ou bien sous un tipi dans la dernière vallée des derniers Indiens,
peut-être parmi ceux qui viennent de faire sécession avec les Etats-Unis,
ou bien sous un amas de sacs en plastique ramassés sur les terres brulées
par des tonnes d’insecticides, là où les esclaves immigrés
de l’agroalimentaire renouvellent leurs forces de travail,
dans une masure pleine de trous ou la survie dépend de la capacité
de son habitant à monter un tas de bois au milieu,
dans une cahute indienne au toit de paille,
au milieu d’autres cahutes en paille posées sur la poussière,
ou dans une cave immonde d’où l’on n’attend plus rien,
ou quelque part au bord de la forêt sur les pilotis branlants
qui abritent le dernier cochon de la famille,
dans le chariot de cet homme qui échappe à tout recensement,
en train de traverser à grands pas et sans rien regarder,
avec sa solitude et sa rage tellement palpable, le village ou j’habite,
ou sous la bulle d’une femme isolée,
démaquée loin de tout pour fuir la loi du plus fort,
ou bien parmi ces femmes et ces enfants au regard sans fonds
qui dorment tous ensemble dans des morceaux de cartons et de tissus,
ou dans un hangar nu sous le souffle d’une vache hagarde et squelettique,
dans un camp de refugiés installé à demeure au milieu de nulle part,
sous une petite tente gelée au pied des cathédrales ,
dont le fronton sculpté de redondantes bonnes intentions
ne laisse plus passer que des touristes au galop,
au mieux dans une cabane en terre occupée par des rois mages
dont le seul trésor est l’enfant,
mais peut-être ne pourra t’il éviter de naitre sur la glace,
là où la banquise craquante engloutit , avec le dernier ours ,
ces peuples qui, au bout de la chaine polluante,
les entrailles lestées de plomb, ne peuvent plus
allaiter leurs bébés sans les empoisonner,
ou sur cette péniche dont les filets fouillent désespérément des flots pestilentiels,
ou quelque part ou le socialisme a échoué,
ou plus personne ne sait retrouver ses marques
ailleurs que chez des marchands armés jusqu’aux dents,
où dans un wagon échoué dans un maquis sans arbres,
peut-être ses parents attendront ils sa venue ,
déboutés sur une place publique faute de maternité ,
en se demandant comment dégoter une paillasse,
ou peut-être serait il retrouvé abandonné au bord d’une route
derrière un chiffon, comme un chien,
mais allons , pas de misérabilisme culpabilisant,
peut-être aura-t-il quand même un toit,
et devra t’il s’agenouiller devant Sainte Croissance pendant trente trois ans
pour que vienne son martyre dans la rue,
pour que l’indifférence et la haine banalisée le fassent mourir de froid,
la veille de Noel, au bout d’un chemin de croix long de toute une vie,
sur la place de la concorde embouteillée.
Si la honte pouvait être bue, nous serions tous, ce soir, ivres morts.
18 novembre 2007
le savoir des jours
Le savoir des jours
Quand nous savons,
à cause de l'endurance de pertes cruelles,
combien la vie est brêve, fulminante et irréversible,
alors, chaque matin, même les volets fermés,
le jour qui se lève
devient une aurore boréale.
Quand nous savons,
dans le dénuement d'un hiver trop rude,
combien le mystère de la vie habite la nature,
sans que nous ayons besoin de rien y rajouter,
alors chaque matin, même si je n'ai pas de rendez-vous,
le jour qui se lève
allume en moi la torche du bonheur.
Quand nous savons,
à cause des chagrins d'amour,
comment la vie nous lâche si seuls au pied du vide,
alors chaque matin, sans mon prince au mitan du lit,
le jour qui se lève
pose le soleil dans un firmament encombré d'étoiles.
Quand nous savons,
de défaillances en défaites,
combien la vie si fragile ne peut combler notre manque éternel,
alors chaque matin, malgré l'huissier à ma porte,
le jour qui se lève
me jette à genoux devant Celui qui fait battre mon coeur.
Quand nous savons que,
si nous comptons ce que la vie nous enlève
et jamais les cadeaux sur le seuil aprés l'orage,
chaque matin qui se lève n'est plus
qu'un coup de balai sur le calendrier,
alors, malgré les larmes de notre puits sans fond,
je laisse à la joie
la place du roi
pour le reste des jours.
21 octobre 2007
automne au Cantoyourte
Merci pour le soleil qui se lève entre les vignes rouges,
merci pour le soleil qui se couche sur les treilles en feu,
merci pour la frélitude de mes moyens
qui rend plus forte l'empreinte des jours,
pour la lumière captée dans mon coeur
qui fera chanter la yourte sous les bourrasques,
quand s'en vont les feuilles avec le jour,
dérivant sur la rivière,
lumière oblique captée avec passion
quand je me demande, encore et encore,
à quoi sert toute cette beauté,
sinon à fleurir les tombes.
10 octobre 2007
tant de beauté
L'été se termine dans la douceur,
le soleil commence à se liquéfier.
Les petits fruits et les feuilles rentrent en agonie,
s' asséchent en remballant sucs et sèves,
parsemant les abords de la rivière
de couleurs flamboyantes.
L'eau glisse tranquillement
entre les berges qui se dénudent,
transportant les fragiles et éphémères
esquifs bigarrés de l'automne.
C'est l'heure de poser son parachute,
rabattre son parasol,
de fermer son coffre
et remballer son picknik,
l'heure d' engranger sa dernière récolte,
de préparer ses fagots et rassembler ses billes,
l'heure de creuser sa citrouille
pour y loger son âtre,
de vérifier l'étanchéité des bâches,
de rajouter un molleton,
de sortir sa couette,
sécher ses ultimes couronnes de fleurs,
de repeindre ses volets,
de se fabriquer un balai de genèts bien raides,
de déboucher les rigoles obstruées,
d'acheter des sabots costauds,
faire sécher la lessive de draps des invités de l'été.
C'est l'heure de retourner en ville
pour une emplette spéciale,
l'heure de renforçer ses défenses immunitaires,
de chercher un coin tranquille pour se moucher,
pleurer, se curer le nez, péter, roter, se caresser,
l'heure de sortir ses écharpes,
préparer ses petites tenues en grosses laines,
retrouver son chapeau, ses bottes,
ses mitaines et ses guêtres,
rembourrer ses oreillers
et offrir de nouveaux coussins,
pour réver à tout ce qui nous échappe,
exhumer sa panoplie de tisanières au salon,
et se remettre à danser seule devant sa glace,
parce que c'est toujours l'heure de remercier
ce qui permet le renouvellement perpétuel.
03 octobre 2007
soleil de tente
Qui peut empècher les toits de s'égoutter quand il gèle?
Qui peut tenir le vent dans la paume de sa main?
Celui qui garde le controle de ses sens peut,
dans l'obscurité, se saisir du soleil.
"Cesser toute recherche extérieure.
Aucune route ne mène au soi,
Il n'y a rien à trouver au dehors.
Tout le divin que nous cherchons est en nous.
Réaliser cela, c'est trouver la liberté."
Daniel Odier
18 août 2007
alter pastorale
Voir l'article sorti sur Libération le 13 Aout:
http://www.liberation.fr/actualite/societe/271975.FR.php
Ma réponse au commentaire du pasteur Cassandre, publié plus haut,
à la suite de l'article "premières reactions au massacre de la Picharlerie"..
Comme je vous plains, Monsieur le pasteur,
d'avoir à justifier de si mauvaise foi
et si maladroitement votre ami pasteur,
et comme vous me rendez désolée de l'absence de honte
que vous manifestez en osant rallier le Christ
à votre cause scandaleuse!
Ne vous suffit il pas d'avoir colonisé Dieu,
la terre, les peuples et leurs âmes,
faut il encore que vous détourniez,
comme un intégriste aveuglé de haine,
le message du Christ, qui n'est pas venu sur terre,
que je sache, pour défendre la propriété privée
et le racket des puissants mais bien les plus démunis,
les exclus, les sans logis, les sans voix, les sans papiers,
tous ceux que vous nommez,
avec une inconscience injurieuse « les envahisseurs ».
Ce blog n'a pas de vocation polèmique,
mais je ne peux laisser passer un tel commentaire,
car il touche bien plus loin que la question de la Picharlerie,
qui reste cependant un merveilleux révélateur,
et, sans aucun doute pour vous, hommes d'églises,
une occasion de vous bousculer dans vos acquis.
Il touche, par la question du droit d'habiter au droit de vivre.
Votre métier, car je ne peux imaginer qu'un tel commentaire
provienne d'un être engagé dans le dévouement à une cause juste,
autrement dit d'une vocation,
et votre âge, que j'imagine vénérable,
avec ce qu'il entraîne de blocages
sur des principes désuets ou périmés,
vous ont-ils tari le coeur au point que la manipulation
et la perversion de la parole de Dieu
que vous pratiquez en public
ne vous soit en aucune façon perceptible?
Au delà de la colère, vous me feriez bien pleurer,
Monsieur le pasteur, car cette abomination chrétienne
qu'est le fait d'appeler Bien le Mal et vice versa,
issue d'un consacré cevenol est une morsure
qui vient renforcer ma conviction
que trop de pouvoir mène à l'erreur.
Sur mon propre chemin, j'ai adhéré
à différentes formes de foi, dont la votre.
Ma pérégrination mystique à travers les religions,
mes doutes, mes conversions, mes dévotions, mes dégouts,
mes retournements, mes illuminations,
mes contritions, mes indignations,
ma croissance spirituelle avec ses fanges et ses pitons,
mes remises en question,
ont souvent fait éclater les dogmes
qui m'ont un certain temps structuré,
mais, dans le flot des désillusions, des maturations,
et même en pleine révolte, et même encore en plein désert,
je n'ai jamais cessé, non seulement d'admirer,
mais surtout de reconnaître en l'évangile
le pur éclat de la vérité.
Ce livre qui n'a jamais quitté mon chevet,
je n'y ai jamais lu, Dieu merci, de la bouche de Jésus,
ce que vous tentez d'y mettre.
J'ai surtout entendu sa fabuleuse colère contre les marchands
et je connais par coeur les béatitudes et l'épître aux corinthiens
ou il est dit que l'amour excuse tout,
croit tout, espère tout, supporte tout.
J'ai grandi avec ce Jésus sauveur des humbles et des pauvres
dont il promet qu'ils seront les premiers au royaume des cieux.
Alors Monsieur le pharisien défenseur des propriétaires,
et donc des voleurs, montrez moi, SVP,
ou vous avez lu dans votre bible
que les riches doivent tout posséder et tout casser
sur le dos des pauvres et expliquez moi pourquoi,
à ces pauvres qui vous sont offerts par millions à travers le monde,
à commencer par chez nous,
vous ne dépliez pas le marche pied
auquel votre Dieu leur donne droit?
11 juin 2007
les journées de la paix, c'est maintenant
lancé par le chef amérindien Arvol Looking Horse,
en Septembre 2001,
le rassemblement pour la paix est organisé
par l'association Emergence 21,
afin d’AGIR POUR LA PAIX EN CHACUN DE NOUS
ET AUTOUR DE NOUS,
et d'unir nos forces simultanément
en plusieurs points de la Terre.

Le moment idéal choisi pour ces grands rassemblements planétaires
est le Solstice d'été, symbole de l'apogée de la Lumière.
Chaque année, cette rencontre a donc lieu autour du 21 Juin,
sur un site naturel, dans le Sud de la France,
proche de Montpellier (34)... (voir JMP 2007)
Au delà des appartenances politiques ou spirituelles,
ces Journées Mondiales pour la Paix sont ouvertes à tous,
dans un esprit de TOLERANCE,
d’OUVERTURE et de RESPECT.

Elles sont un temps de partage,
de relation vraie et de joie pour tous,
un espace de rencontre entre différents réseaux, associations,
groupes et thérapeutes, hors des promotions commerciales,
un pont de lumière entre les peuples,
un chant d’Amour pour notre Mère la Terre,
un clin d’œil dans l’Univers...
PROGRAMME des JMP du 16 au 21 Juin 2007La 6ème édition des JOURNEES MONDIALES DE LA PAIX de recueillement permanent qui nourrira chacune des activités du programme qui suit :
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Cliquez sur "les journées de la paix" dans la rubrique COPS à gauche du texte pour avoit toutes les infos, et rentrer dans un nouvel univers... | |||||
















































































































